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Vers une nouvelle politique européenne de voisinage

Avis du CESE: Vers une nouvelle politique européenne de voisinage

Composition du Groupe d'étude

 

Administrateur en charge: M. Georges Henry Carrard| /Assistante: Mme Fernanda Rondao Brito.

 

La PEV actuelle ne reflète pas la réalité du voisinage de l’UE et elle s’est heurtée à de nombreux défis qui n’ont pas été relevés comme il se doit. Des modifications fondamentales du mécanisme et des instruments de la PEV s’imposent. L’UE doit prendre la mesure de son rôle et de son influence sur les pays de la PEV et leurs voisins, qui ont contribué aux troubles politiques et sociaux et ont réactivé l’intérêt de certaines parties prenantes situées au-delà des frontières des pays de la PEV.

Les pays couverts par la PEV n’ont ni les mêmes priorités de politique étrangère ni les mêmes ambitions concernant leurs relations avec l’UE. Le CESE insiste dès lors sur la nécessité d’appliquer les principes de différentiation et de flexibilité. Dans le même temps, le CESE fait valoir que l’acceptation des valeurs démocratiques et le respect des droits de l’homme doivent s’appliquer à tous ces États, sachant qu’une politique de deux poids, deux mesures découragerait les autres pays de la PEV.

La nouvelle politique européenne de voisinage devrait se concentrer sur les activités qui visent à renforcer la sécurité humaine et la stabilité du voisinage de l’Union et sur celles qui améliorent les conditions économiques et sociales, ainsi que la prospérité, dans les pays partenaires de la PEV. La PEV renouvelée devrait servir avant tout à assurer la sécurité des populations et à faire en sorte qu’elles puissent vivre dans la dignité et la prospérité dans leur propre pays, à l’abri de la violence, de l’oppression et de la pauvreté.

Le CESE propose d’accroître plus encore le rôle de la société civile en s’appuyant sur trois grands axes: renforcer ses moyens d’action pour qu’elle soit mieux à même de soutenir les processus de stabilisation et de démocratisation; associer davantage les organisations de la société civile aux engagements et activités liés à la PEV et, enfin, faire meilleur usage de l’expertise et des ressources de la société civile européenne afin de soutenir le développement de la société civile dans les pays de la PEV. Il convient en outre de respecter les droits humains et sociaux fondamentaux, et tout particulièrement à reconnaître pleinement la liberté d’association et le droit de négociation collective. Il y a lieu d’encourager également le dialogue social tant dans la dimension orientale que dans la dimension méridionale de la PEV.