European Economic
and Social Committee
Stratégie pour un élevage durable 2026
Le test jeunesse du CESE est appliqué au présent avis. ESDN Youth a été choisi pour représenter toutes les organisations de jeunesse intéressées au cours du processus d’élaboration de l’avis.
Points clés
Le CESE:
- suggère à la Commission européenne d’adopter une stratégie positive de l’Union pour l’élevage, visant à optimiser l’expansion et la croissance durables du secteur ainsi que l’efficience de la production, et à protéger le modèle européen d’exploitation familiale. Cette stratégie doit être sous-tendue par les normes environnementales, éthiques, sociales et de production les plus strictes;
- estime qu’une nouvelle stratégie de l’Union pour l’élevage doit accompagner les éleveurs de manière positive et reconnaître qu’une production animale durable constitue un élément clé de la solution qu’il y a lieu d’apporter aux défis économiques, environnementaux et sociaux auxquels la société fait face;
- appelle à rétablir le budget de la PAC à un niveau équivalent à 0,5 % du PIB de l’UE, en tant que point de départ incontournable pour financer la transition durable du secteur de l’élevage, et à mettre en place un fonds spécifique de l’Union pour l’élevage — en complément de la PAC et en dehors de celle-ci — afin de combler le déficit d’investissement;
- invite à s’assurer que l’équivalence des normes forme une composante non négociable de tous les futurs accords commerciaux de l’Union afin de protéger les normes plus strictes de l’UE;
- souligne la nécessité de soutenir les systèmes d’élevage extensifs, régénératifs, agroforestiers et biologiques, qui ont un rôle positif à jouer pour répondre à la demande des consommateurs et préserver l’environnement, favoriser la biodiversité et améliorer la santé des sols, ainsi que d’accroître le soutien à la production de protéines végétales dans l’Union pour l’alimentation humaine et animale, en reconnaissant les liens étroits entre la stratégie pour l’élevage et le futur plan d’action en matière de protéines;
- demande d’adopter une stratégie d’exportation des protéines animales fondée sur les normes de production durable les plus strictes, en mettant l’accent sur la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’amélioration de l’accès aux marchés des pays tiers et la hausse des exportations vers ceux-ci, ainsi que sur l’allègement des restrictions d’accès aux marchés liées aux dispositions sanitaires et phytosanitaires;
- reconnaît le bien-être animal comme un pilier central de la future stratégie pour l’élevage et demande la révision de la législation de l’UE en la matière conformément aux dernières données scientifiques;
- recommande d’instaurer un étiquetage obligatoire de l’origine «UE/non UE» pour tous les produits alimentaires d’origine animale, en envisageant la possibilité de mettre en œuvre un étiquetage du pays d’origine, et d’explorer des possibilités d’action en vue de mettre en place un étiquetage du mode d’élevage (sans cage/en plein air);
- met en relief l’intérêt de renforcer la position des éleveurs et de rééquilibrer les rapports de force au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire;
suggère d’élaborer un programme solide de promotion et d’information à l’échelle de l’Union en faveur des produits carnés et laitiers européens riches en protéines, mettant en avant les normes de production les plus élevées au monde; - réaffirme son soutien à l’approche «Une seule santé» de l’Union, ainsi que la nécessité d’un meilleur financement européen pour affronter les crises sanitaires.