Stratégie pour une mobilité durable et intelligente

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Points clés

  • Le CESE soutient l’approche générale adoptée, qui consiste à intégrer la stratégie dans le pacte vert pour l’Europe et à accorder une importance toute particulière aux mesures visant à atteindre les objectifs en matière de climat. Toutefois, il se demande si l’équilibre entre mesures techniques et mesures relevant de la politique des transports est approprié pour les réaliser. Il relève en particulier que nombre des actions proposées concernant la durabilité et la numérisation ont des retombées considérables sur le marché unique et les travailleurs du secteur des transports. Si ces aspects ne sont pas suffisamment pris en considération, la mise en œuvre de la stratégie pourrait en pâtir.
  • Pour être couronnée de succès, une stratégie européenne en matière de mobilité doit aussi s’appuyer sur une compétitivité accrue du secteur des transports dans sa globalité ainsi que sur un renforcement de la base industrielle associée de l’Union.
  • De manière spectaculaire, la pandémie a mis au jour la situation de milliers de travailleurs des transports abandonnés à leur sort à travers l’Europe et dans le monde, devant composer avec des contrats de travail précaires. Elle braque aussi les projecteurs sur une crise sociale qui sévit dans le secteur des transports, d’autant que les politiques de transport axées sur le marché unique mises en œuvre ces dernières décennies n’ont pas permis d’éviter la détérioration des conditions de travail dans tous les modes de transport. À cet égard, le CESE estime qu’il est urgent de nourrir le même niveau d’ambition à l’égard d’un système de transport durable sur le plan social. En outre, un plan d’urgence en cas de crise à court terme doit s’attacher à prévenir les retombées négatives sur les travailleurs du secteur des transports.
  • Le CESE soutient l’objectif visant à enregistrer un nombre de décès proche de zéro pour tous les modes de transport d’ici à 2050, mais la stratégie fait abstraction du transport professionnel par route et ne considère pas, en particulier, le problème de la fatigue des conducteurs comme une «maladie chronique» et un facteur important d’accidents. Pour ce qui est des conducteurs d’autobus et d’autocars, le Comité attire l’attention sur le rapport que la Commission européenne doit présenter au Conseil et au Parlement, et il attend des institutions de l’Union qu’elles agissent conformément aux objectifs politiques fixés dans le règlement relatif aux temps de conduite et de repos.