Stratégie pour un marché unique numérique

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Avis du CESE: Stratégie pour un marché unique numérique

Les messages clés de l’avis:

  • Dans son avis sur la stratégie pour un marché unique numérique en Europe, qu'il a adopté le 9 décembre lors de sa session plénière et dont Raymond Hencks, du groupe des travailleurs, et Thomas McDonogh, du groupe des employeurs, ont été respectivement le rapporteur et le corapporteur, le Comité économique et social européen exprime son soutien à la Commission dans sa volonté de mettre un terme au cloisonnement de la politique numérique européenne en 28 stratégies et marchés numériques d'échelon national. Si elle adopte une stratégie numérique européenne couvrant tous les aspects de la question, l'UE sera à même de tirer le meilleur parti possible des perspectives très significatives que peut ouvrir la technologie numérique et de s'assurer une position en pointe dans l'économie numérique mondiale, alors que cette ambition est désormais devenue l'apanage de pays tiers.
  • Le CESE approuve la stratégie pour un marché unique numérique en Europe que propose la Commission et souligne qu'en matière de technologie numérique, l'UE doit adopter une démarche de créativité et ne pas se contenter d'une simple posture de consommatrice. Pour réaliser cet objectif, le CESE propose une série de mesures concrètes: combler le déficit de compétences, former de bonne heure les jeunes pour développer leurs aptitudes numériques, assurer que ce domaine soit accessible à tous les citoyens, dont les personnes handicapées, et garantir que les investissements publics et privés adéquats, dans l'enseignement, la formation professionnelle et la recherche, soient bel et bien consentis.
  • Le CESE reproche à la Commission de ne pas avoir doté sa proposition d'une dimension sociale, alors que l'évolution des services et modèles d'entreprise entraînera de profondes mutations dans le monde du travail. Le Comité estime que de multiples risques et défis vont surgir, notamment dans le domaine de la sécurité, de l'organisation du travail et de la sécurité sociale, et que la dimension sociale, avec toutes ses répercussions pour l'emploi, devrait former le quatrième pilier de la stratégie pour un marché unique numérique en Europe.