Stratégie de l’UE pour la bioéconomie — Vers une bioéconomie circulaire, régénérative et compétitive

Points clés

Le CESE:

  • souligne que l’Europe est un continent aux ressources limitées qui dépend fortement des importations, notamment de combustibles fossiles et de matières premières, dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu. Dans le même temps, la surexploitation des ressources naturelles constitue l’une des causes principales de la perte de biodiversité observée en ce moment. En accord avec les objectifs de développement durable, il est impératif d’assurer la cohérence entre les objectifs de l’Union en matière de climat et de biodiversité et l’économie circulaire. Une stratégie pour la bioéconomie solide et correctement définie peut accompagner les progrès réalisés dans le domaine de l’économie circulaire et favoriser la décarbonation, le bien-être et la compétitivité à long terme dans les limites de la planète.
  • rappelle que l’Union européenne ne pourra jouer un rôle de premier plan au niveau mondial que si ses institutions établissent des principes stricts et mettent en place des garanties rigoureuses concernant ce qui peut servir d’intrants dans le cadre de la bioéconomie, qu’il s’agisse par exemple de biomasse primaire ou secondaire issue de l’agriculture, de l’aquaculture, des forêts, de la nature ou des déchets municipaux et industriels. La stratégie de l’UE pour la bioéconomie doit se focaliser sur la transformation écologique de l’économie, en intégrant les aspects environnementaux et sociaux. Une bioéconomie durable et circulaire renforcera l’économie et la compétitivité de l’Union, réduira la dépendance à l’égard des ressources fossiles, contribuera à la réalisation des objectifs climatiques, créera de nouveaux emplois et produira divers avantages environnementaux et sociaux. Dans une telle position, elle devrait donner la priorité à des emplois de qualité, notamment dans les régions rurales et reculées. Ces principes devraient être quantifiables, exécutoires et vérifiables tout au long de la chaîne d’approvisionnement, et s’appliquer de la même manière aux matières premières européennes et importées. Dans le contexte mondial, il est important de s’attaquer à la concurrence déloyale des matières premières fossiles sous-tarifées (et souvent subventionnées), pour lesquelles il n’est pas tenu compte des externalités liées à l’extraction, à l’utilisation et à l’épuisement des réserves;
  • ajoute que l’Union doit faire preuve de clarté quant à l’intérêt que présente, pour la société, le recours ou non à la bioéconomie, tout en s’engageant résolument en faveur de la hiérarchie des déchets — en donnant la priorité à la réduction de l’utilisation des ressources — afin de rendre la bioéconomie véritablement circulaire et compétitive. Si la stratégie proposée établit une hiérarchie dans l’exploitation de la biomasse qui favorise une utilisation efficace des ressources, les garanties devraient être renforcées au profit de solutions à long terme et à cycles multiples permettant de fermer la boucle.

Cet avis a été élaboré avec la participation des Membres Candidats à l'Élargissement suivantes :

  • Mme Jovana RADLOVIĆ, Chambre de commerce et d'industrie de Serbie

  • Mme Čedanka ANDRIĆ, Confédération syndicale « Indépendance » (« Nezavisnost »)

  • Mme Nataša ĐEREG, Centre pour l'écologie et le développement durable

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