Révision de l’initiative européenne sur les pollinisateurs — Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs

EESC opinion: Révision de l’initiative européenne sur les pollinisateurs — Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs

Points clés

Le CESE:

  • estime que, cinq ans après l’initiative initiale, les progrès accomplis sont insuffisants, notamment en ce qui concerne le rassemblement des données qui seraient nécessaires pour faire avancer l’action politique. Il constate l’absence d’une gouvernance claire pour la mise en œuvre des actions proposées et invite instamment les États membres à approuver rapidement la communication à l’examen, en améliorant la collaboration entre les pouvoirs publics, les acteurs de l’agriculture et les instituts de recherche;
  • reconnaît que le déclin des pollinisateurs est attribué à divers facteurs, tout en se félicitant de la mise en place d’un système paneuropéen de surveillance et de gouvernance en matière de pollinisateurs (EU-PoMS);
  • demande que des fonds importants soient alloués à la R&D&I, afin de recueillir des données scientifiques essentielles et de prendre des initiatives appropriées pour enrayer la diminution des populations de pollinisateurs, notamment dans le cadre du programme Horizon Europe. La coordination au niveau de l’UE est essentielle pour garantir que les données nationales soient consolidées et analysées au moyen d’une plateforme européenne dédiée aux pollinisateurs, qui permette un accès ouvert aux données;
  • plaide en faveur de la création d’un programme et d’une stratégie pour les zones urbaines respectueuses des pollinisateurs, qui renforcent les pratiques de gestion de l’utilisation des sols afin de favoriser la diversité des pollinisateurs et de préserver les habitats naturels dans les zones urbaines et périurbaines;
  • invite l’UE et les États membres à s’engager rapidement dans un partage des connaissances et concentrer la recherche sur les pratiques agricoles durables et les méthodes efficaces de lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Il plaide aussi en faveur d’une éducation appropriée des agriculteurs en ce qui concerne les mesures environnementales, laquelle serait dispensée au moyen de systèmes nationaux et régionaux de conseil agricole, et couvrirait la question de l’utilisation de pesticides à faible risque qui ne nuisent pas aux pollinisateurs et celle de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures;
  • se félicite que la Commission demande au Comité des régions de soutenir la mise en œuvre de l’initiative sur les pollinisateurs, mais regrette de ne pas avoir été lui-même du tout mentionné dans les deux initiatives jusqu’à présent, notamment au regard de sa capacité à promouvoir cette stratégie auprès des différentes catégories de parties prenantes, y compris par des activités de sensibilisation;
  • souligne la nécessité d’un financement adéquat pour répondre aux attentes énoncées dans la communication de la Commission et garantir la cohérence entre les différentes mesures et instruments politiques qui ont une incidence sur la conservation des pollinisateurs sauvages. Il convient aussi de prévoir des financements pour mieux informer le grand public sur le déclin des pollinisateurs et l’incidence qu’il a sur nos vies;
  • plaide en faveur d’une plus grande transparence en ce qui concerne l’utilisation des pesticides au sein de l’UE et dans les pays tiers;
  • demande instamment que l’on parvienne à un accord mondial visant à réduire l’utilisation des pesticides de synthèse, en garantissant un engagement universel et une concurrence loyale. Bien qu’il s’agisse d’une tâche difficile, il convient néanmoins d’intensifier les efforts dans le cadre des négociations internationales.