Réaliser les objectifs en matière de mobilité à faibles taux d’émissions (communication)

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Avis du CESE: Réaliser les objectifs en matière de mobilité à faibles taux d’émissions (communication)

Points clés

  • Le CESE estime que la position solide de l’industrie européenne doit être préservée et utilisée pour accélérer, transformer et consolider la transition de l’économie européenne vers une énergie propre, tout en poursuivant également l’objectif important de jouer un rôle de tout premier plan dans le domaine des nouvelles technologies sur le marché mondial.
  • Le Comité se félicite de l’approche générale, neutre sur le plan technologique, mais il est loin d’être certain que notre mobilité future sera exclusivement électrique. D’autres technologies de propulsion, notamment l’hydrogène ou les combustibles liquides totalement exempts de matières fossiles, offrent également d’énormes possibilités de mobilité propre.
  • Le CESE se réjouit des initiatives visant à rétablir la confiance des consommateurs à l’égard de l’industrie automobile, ainsi qu’à l’endroit du système de régulation, grâce à des normes réalistes d’émissions et à de nouvelles procédures de contrôle.
  • Le CESE attire l’attention sur le fait que pour atteindre une part significative de véhicules propres, un délai de transition est nécessaire, dont la durée dépendra des avancées réalisées par l’industrie automobile, de la rapidité avec laquelle les clients accepteront la nouvelle technologie, des coûts qui en découlent, ainsi que d’autres facteurs tels que la tarification des infrastructures.
  • Le CESE demande à la Commission européenne de faire une distinction plus nette et plus claire entre, d’une part, la protection du climat et, d’autre part, l’amélioration de la qualité de l’air au niveau local. Certains types de carburants peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’air dans les villes sans pour autant être bénéfiques pour le climat, par exemple lorsque l’électricité ou l’hydrogène destinés aux véhicules électriques proviennent de centrales au charbon. D’un autre côté, les véhicules à faibles taux d’émissions roulant au gaz naturel[1] issu du biométhane, s’ils sont respectueux du climat, risquent néanmoins de contribuer à la pollution de l’air au niveau local.
  • Le CESE exhorte la Commission à se montrer plus rigoureuse s’agissant de faciliter l’accès des consommateurs à de nouvelles formes de mobilité abordables et plus propres, et à faire en sorte que les avantages de ces nouveaux services de mobilité soient accessibles à tous et répartis de façon uniforme dans l’ensemble de l’Union.
  • Enfin, le CESE se félicite du rôle important que joue la Commission dans la formation d’une alliance paneuropéenne des industries en vue d’établir une chaîne de valeur complète pour le développement et la fabrication de batteries avancées dans l’UE. Une part plus importante de la production manufacturière au sein de l’Union tout au long de la chaîne de valeur est vitale pour nos emplois.

[1]           Ce qui signifie principalement du méthane issu de tous types de sources, qu’il s’agisse du sous-sol, de matériaux organiques, de processus chimiques synthétiques ou d’un mélange de celles-ci.