European Economic
and Social Committee
Plan d’action relatif à l’infrastructure pour carburants alternatifs (Communication)
Points clés
- Le CESE se félicite vivement des initiatives de la Commission européenne visant à décarboniser le secteur des transports, et en particulier de sa détermination à voir s’accélérer la mise en place de l’infrastructure pour carburants alternatifs afin qu’il n’y ait plus d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques d’ici 2050.
- Le CESE recommande vivement que la mise en œuvre du plan d’action relatif à l’infrastructure pour carburants alternatifs soit considérée comme prioritaire par l’UE et par l’ensemble des parties prenantes. Cependant, le CESE est préoccupé par le fait que les cadres d’action nationaux approuvés par chaque État membre en tant qu’instruments aptes à réaliser la décarbonation donnent à ce jour des résultats nettement en deçà de leurs buts et objectifs déclarés. Le CESE préconise par conséquent que les cadres d’action nationaux soient examinés de toute urgence par la Commission afin de garantir qu’ils répondent aux objectifs fixés.
- Dans le même temps, le CESE recommande que tous les obstacles, y compris la perte des recettes fiscales provenant des combustibles fossiles, soient identifiés et éliminés par chacun des États membres. En outre, le CESE est extrêmement préoccupé par le faible niveau de mobilisation des consommateurs et d’interaction avec les acteurs concernés. Il recommande donc vivement que les consommateurs jouent un rôle bien plus important dans tous les aspects du déploiement des carburants alternatifs.
- Le CESE prend acte de l’engagement financier conséquent consenti par l’UE en faveur de la mise en place de l’infrastructure pour carburants alternatifs. Il s’inquiète néanmoins de constater que les estimations des financements requis sont trop basses et que la mobilisation des fonds du secteur privé est à la traîne.
- Si le CESE se félicite que la priorité soit accordée aux mesures dans les zones urbaines, il est également nécessaire d’élaborer des programmes adaptés au transport dans les zones rurales. Le CESE recommande dès lors que de tels programmes puissent inclure la mise en place d’infrastructures basées sur l’utilisation de biocarburants, provenant pour l’essentiel des déchets agricoles mais aussi d’autres sources, et l’utilisation de la technologie sur laquelle reposent les biodigesteurs.