European Economic
and Social Committee
Objectif 2030 — Évaluation des principales actions en faveur de l’environnement en prévision de la future annexe au 8e programme d’action pour l’environnement afin de mieux ancrer la politique environnementale au sein de la société
Points clés
Le CESE:
- demande un engagement et une action politiques plutôt qu’une nouvelle annexe au 8e programme d’action pour l’environnement (PAE), soulignant qu’il convient de mettre l’accent sur la mise en œuvre des mesures existantes et sur l’intégration des dimensions environnementale, sociale et économique dans une stratégie cohérente en matière de durabilité;
- réitère sa demande d’une stratégie de développement durable de l’Union à l’horizon 2050 afin de remplacer l’approche fragmentée du pacte vert, qui ne tient pas suffisamment compte de la justice sociale dans la transition;
- met en garde contre le fait que la politique de durabilité reste trop abstraite pour beaucoup et souligne la nécessité de communiquer clairement sur ce que signifie concrètement le changement systémique pour les citoyens, les travailleurs et les entreprises;
- souligne que la Commission européenne elle-même reconnaît que plusieurs limites planétaires ont déjà été dépassées, mais que les conséquences restent abstraites pour la plupart des citoyens. Dans le même temps, le CESE critique l’utilisation de l’objectif de 1,5 °C comme référence politique dans la politique climatique, faisant valoir qu’il dépasse les limites de notre planète et risque de créer un faux sentiment de sécurité et de minimiser l’urgence d’agir;
- souligne qu’il importe d’accroître considérablement la prise de conscience publique et politique des limites planétaires et de leurs conséquences, ainsi que de fonder les objectifs climatiques sur des seuils scientifiques;
- prie instamment l’Union d’aller au-delà du PIB en tant que mesure de la prospérité et de lancer un débat politique associant les ministres de l’économie et des finances sur la manière d’évaluer le bien-être et la viabilité à long terme;
- fait valoir qu’il est urgent de supprimer progressivement les subventions préjudiciables à l’environnement et à la santé et demande que les incitations financières soient mieux ciblées, en particulier dans l’agriculture, afin de récompenser la fourniture de biens publics;
- souligne que la législation environnementale existante de l’Union est souvent mal mise en œuvre et demande son application plus stricte, une meilleure utilisation des outils existants ainsi qu’une meilleure allocation et un meilleur suivi des financements;
- insiste sur la nécessité d’une participation structurée et inclusive de la société civile à l’élaboration de la politique environnementale afin de garantir l’équité, la légitimité et le renforcement du soutien public, en particulier au niveau local;
- critique la lenteur du suivi par l’Union des engagements pris par les citoyens et demande la mise en œuvre rapide de cadres participatifs tels que le train de mesures sur l’énergie citoyenne et les initiatives menées par les acteurs locaux;
- recommande de s’appuyer sur des exemples concluants tels que la plateforme sur l’économie circulaire et les dialogues stratégiques nationaux afin de mieux intégrer les connaissances ascendantes et de combler le fossé entre les institutions et la société.