Lutte contre la criminalité organisée

EESC opinion: Lutte contre la criminalité organisée

Points clés

Le CESE:

  • se félicite de la proposition de la Commission européenne relative à la stratégie de l’UE de lutte contre la criminalité organisée pour la période 2021-2025, qui définit les priorités, les actions et les objectifs à atteindre au cours des cinq prochaines années. Elle est d’autant plus importante qu’elle constitue la première stratégie consacrée à la criminalité organisée depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, définissant des missions spécifiques qu’il conviendra de réaliser à moyen et long terme, dans le plein respect des droits fondamentaux;
  • estime que l’Union et ses États membres doivent se ménager la capacité d’anticiper les agissements des organisations criminelles, afin de les prendre de vitesse, en mettant l’accent sur la surveillance, l’infiltration des milieux dangereux, la collecte et l’analyse de données, ainsi que les mesures préventives. Dans ce contexte, il convient de s’attacher en particulier à développer des formes modernes et globales de coopération internationale, à étendre les capacités fonctionnelles des systèmes et bases de données en usage, ainsi que la coopération avec les organisations de la société civile, et à investir dans des instruments relevant des nouvelles technologies;
  • signale qu’il est favorable à ce que des moyens supplémentaires soient alloués pour soutenir les États membres dans le domaine des dispositifs informatiques avancés servant à acquérir des informations électroniques, à sécuriser les preuves conservées dans ce même format et à donner accès à des équipements matériels et logiciels spéciaux, en vue de leur utilisation active lors d’opérations et d’enquêtes transfrontières;
  • reconnaît que, dans le contexte de la lutte contre la criminalité organisée, il est essentiel de renforcer les mesures destinées à recouvrer des avoirs et prévenir le blanchiment de capitaux, ainsi que d’encourager les enquêtes financières afin de tarir les profits générés par la criminalité organisée et d’empêcher qu’elle ne s’infiltre dans les rouages de l’économie légale et de la société;
  • encourage les États membres à mener des campagnes publiques au sujet de la criminalité organisée, de manière que les citoyens reçoivent les informations indispensables concernant le mode opératoire des groupes criminels organisés et les moyens de s’en prémunir; souligne que l’un des aspects primordiaux de la lutte contre la criminalité organisée consiste à adapter les services répressifs et l’appareil judiciaire à l’ère du numérique, en garantissant notamment que les éléments de preuve et les indices soient accessibles sous forme numérique;
  • fait observer que si l’on veut juguler et combattre efficacement les agissements des groupes ressortissant à la criminalité organisée et garantir que la priorité soit donnée à la sécurité et à la sûreté des citoyens de l’Union européenne, il est nécessaire que les services répressifs aient, dans le plein respect des droits fondamentaux, accès aux informations requises;
  • approuve et soutient l’initiative de développer la coopération avec les pays tiers.