L’industrie du verre européenne à la croisée des chemins: comment la rendre plus écologique et économe en énergie tout en renforçant sa compétitivité et en préservant des emplois de qualité (avis d’initiative)

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Note d’information: L’industrie du verre européenne à la croisée des chemins: comment la rendre plus écologique et économe en énergie tout en renforçant sa compétitivité et en préservant des emplois de qualité (avis d’initiative)

L’UE est le premier producteur mondial de verre, avec une part de marché d’environ un tiers de la production mondiale totale. L’industrie est connue pour la qualité de ses produits, sa capacité d’innovation technologique et sa main-d’œuvre qualifiée. L’industrie du verre comprend cinq secteurs couvrant des produits, applications et marchés différents: les récipients, le verre plat, la fibre de verre, les verres spéciaux et le verre à usage domestique.

L’industrie du verre de l’UE est à la croisée des chemins. D’un côté, comme tout autre secteur en Europe, elle devra faire face aux transformations structurelles qui accompagnent les transitions numérique et écologique. La production devra devenir circulaire et neutre en carbone dans trois décennies, alors que l’automatisation et la numérisation des processus se poursuivront de plus belle dans les années à venir. De l’autre, l’industrie du verre sera à l’avant-garde de ces transitions, et de nouvelles opportunités commerciales s’ouvriront pour de nombreux produits à base de verre au cours des prochaines années. Le verre est un matériau clé essentiel à l’avènement d’une Europe neutre en carbone, et son industrie entend rester à la pointe des solutions à faible intensité de carbone dans l’Union européenne. L’industrie du verre est une composante importante de l’industrie européenne et est fortement influencée par les décisions du marché, y compris en ce qui concerne les délocalisations. Dans le même temps, le processus de production du verre consomme énormément d’énergie, et les fabricants sont confrontés à des défis tels que les coûts de démarrage élevés, les canaux de distribution corsetés, le manque de sécurité d’approvisionnement, les prix de l’énergie et les barrières commerciales des pays tiers. Les installations de production nécessitent par ailleurs de nombreux capitaux et de longs cycles d’investissement.

Les nouvelles normes de performance énergétique des bâtiments, la vague de rénovations de l’UE, l’économie circulaire ou l’installation de panneaux solaires en plus grand nombre devraient stimuler les investissements et la demande de nouveaux produits à base de verre, tels que ceux reposant sur les technologies du verre intelligent. Il en va de même dans le secteur des transports, où l’industrie du verre aura un rôle majeur à jouer dans le déploiement des véhicules intelligents et autonomes.

Pour exploiter pleinement le potentiel de ces nouveaux marchés tout en relevant les défis posés par les transitions écologique et numérique, l’UE a besoin d’une stratégie industrielle pour le verre, qui reste un grand pourvoyeur d’emplois dans l’UE (186 000 pour l’EU-27) et un fournisseur important pour d’autres secteurs (construction, automobile, produits d’usage domestique et loisirs).

Un avis sur ce sujet offrira l’occasion de discuter de cette question avec toutes les parties prenantes de la société. Il pourra servir de document de référence pour les futures discussions sur la stratégie industrielle renouvelée de l’UE et les travaux sur les matériaux de base.

Composition du groupe d'étude

Administrateur en charge: Emanuele Guicciardi Assistante: Elzbieta Ciolek

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Agenda - Hearing on Glass in Europe - CCMI/180