La nouvelle politique extérieure de l'UE et le rôle de la société civile

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Parmi les observations et recommandations de l'avis, on relèvera les points suivants:


  • Lorsqu'ils agissent en simples États nations, il n'est plus possible aujourd'hui, pour les pays membres de l'UE, de protéger leurs intérêts, d'imposer leurs valeurs sur la scène internationale ou de faire face à des défis devenus transfrontaliers, comme les migrations ou le terrorisme. Le CESE estime que cette tendance, si elle se confirmait, pourrait précipiter le déclin non seulement économique, mais aussi politique de l'UE, mettant en péril les valeurs démocratiques qui la fondent.
  • L'UE doit maintenir avant toute chose ses valeurs de politique étrangère, en définissant des politiques et des actions communes pour préserver la paix, prévenir les conflits, développer les actions de stabilisation, renforcer la sécurité internationale dans le respect des principes de la charte des Nations unies, consolider et consolider la démocratie, l'État de droit, les droits fondamentaux de l'homme et les principes du droit international.
  • Une étroite coopération apparaît nécessaire entre l'UE et les Nations unies, s'agissant de la gestion des crises civiles et militaires, et en particulier des opérations d'aide humanitaire.
  • Les actions de politique étrangère intégrées et communes doivent être renforcées dans les secteurs de la sécurité et de l'approvisionnement énergétique, de la sécurité alimentaire, du changement climatique, ainsi qu'en matière de régulation des flux migratoires et de lutte contre la criminalité organisée, les trafics illicites, la piraterie et la corruption.
  • Il apparaît nécessaire de compléter le processus d'élargissement vers les Balkans, qui constituent une zone extrêmement sensible à l'intérieur des frontières de l'Union, de poursuivre les négociations avec la Turquie, de mettre au point une politique efficace de voisinage en concentrant l'attention sur la situation en Méditerranée et au Moyen-Orient.
  • L'Afrique, dans son intégralité, doit être l'autre priorité d'intervention pour l'Union, dont la sécurité et la stabilité dépendent en grande mesure du développement et de la croissance démocratique de ce continent qui nous est si proche.
  • Il conviendrait de promouvoir des actions coordonnées et efficaces dans les instances internationales; l'UE doit parvenir à s'exprimer d'une seule voix. Elle doit promouvoir une vaste consultation du CESE, de la société civile et des partenaires sociaux pour faciliter leur participation dans les futures structures décisionnelles des organisations internationales.
  • En matière de sécurité, l'UE devrait opérer en priorité dans son voisinage au moyen d'interventions visant à stabiliser les zones en crise et par des actions de maintien de la paix.
  • L'UE doit améliorer son processus décisionnel et le rendre plus efficace, en particulier pour gagner en visibilité sur le plan international. Dans cette optique, le Comité propose de faire coïncider la fonction de président élu de la Commission et celle de président permanent du Conseil européen, afin d'avoir un seul président permanent, élu au suffrage universel, à partir des prochaines élections du Parlement européen en 2014.