La diplomatie culturelle en tant que vecteur des relations extérieures de l’UE. Nouveaux partenariats et rôle des OSC

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Avis du CESE: La diplomatie culturelle en tant que vecteur des relations extérieures de l’UE. Nouveaux partenariats et rôle des OSC

Points clés   

    Le CESE:

  • considère que la culture rassemble. Elle nous dote d’un capital grâce auquel nous pouvons mettre notre cheminement en lumière, que ce soit dans un contexte européen ou pour nous projeter dans le monde. En ces temps où la guerre a fait son retour sur le continent européen, avec son cortège de destructions terrifiantes et de saccages, touchant les vies humaines et les lieux, nous avons besoin que les relations culturelles servent, bien plus qu’hier encore, d’instrument pour le dialogue, la paix et l’avenir. Aujourd’hui, ce doit être pour nous une authentique priorité que d’en faire un vecteur dynamique et stratégique de la politique extérieure de l’Union européenne, comme toute une série de textes et grandes initiatives l’ont réclamé à maintes reprises depuis maintenant dix-sept ans;
  • fait valoir qu’en prenant appui sur la communication de la Commission de 2016, sur les décisions et orientations émises par le Conseil et sur les recommandations du Parlement européen, nous nous devons à présent d’adopter un plan d’action stratégique pluriannuel en bonne et due forme qui, sous la coordination du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), crée une véritable synergie avec les différentes politiques et structures de la Commission européenne et des États membres et offre une plateforme sur laquelle puissent se nouer des relations opérantes avec des intervenants de plus amples dimensions qui mènent déjà des activités avec succès, qu’il s’agisse des responsables concernés à l’échelle territoriale ou de tout l’éventail des acteurs privés ou institutionnels, étant entendu que ce plan doit être doté des ressources financières voulues;
  • estime qu’il y a lieu de renforcer sur-le-champ les actions de protection, restauration et reconstruction du patrimoine dans les zones de catastrophes naturelles, de crises et de conflits, en passant à la vitesse supérieure dans la formation d’opérateurs locaux et le développement des capacités des institutions et organisations qui ressortissent à la société civile à l’échelle du local. Une action plus substantielle doit être déployée dans le domaine des industries créatives, et il convient de lancer des projets pilotes d’une ampleur significative dans des régions comme les Balkans occidentaux, la Méditerranée et le Proche-Orient;
  • recommande d’entreprendre d’inventorier dans toute leur diversité les actions et initiatives qui existent déjà, au niveau des institutions et organisations européennes, des États nationaux et de la multitude des organisations de la société civile qui sont présentes dans les pays membres de l’Union européenne, tout comme au sein des différents partenariats internationaux, afin de construire une plateforme des relations culturelles internationales de l’Union européenne;
  • préconise de créer, au sein du Service européen pour l’action extérieure, une structure spécifique d’envergure qui s’appuie sur le titulaire d’une fonction d’«envoyé spécial de l’Union européenne pour les relations culturelles», lequel élaborera une stratégie politique globale, bénéficiant du budget adéquat, et sera capable de constituer un réseau avec les États membres et les différentes organisations concernées, cependant que les délégations de l’Union recevront des outils et des enveloppes budgétaires, plus modestes, pour développer des actions dans chacun des pays où elles sont implantées.