Feuille de route en matière de lutte contre le trafic de drogue

Download — Avis du CESE: Feuille de route en matière de lutte contre le trafic de drogue

Points clés

Le CESE:

  • recommande aux États membres de munir leurs administrations douanières et leurs forces de police en ressources humaines et techniques adéquates, moyennant des rémunérations et des conditions de travail décentes et une formation continue;
  • fait valoir que lutter contre la toxicomanie liée aux drogues et aux drogues dures appelle plutôt une approche différenciée, qui englobe l’ensemble de la société. Il convient, en matière de consommation de drogue, de miser davantage sur la prévention et l’accompagnement que sur la répression;
  • fait observer qu’il ne faut pas négliger la lutte contre d’autres voies d’acheminement et d’autres points d’entrée utilisés par le trafic illicite, tels que les aéroports, les routes et les chemins de fer;
  • estime que dans le contexte considéré, il n’est guère heureux d’employer la notion de «partenariat public-privé» pour désigner la coopération des autorités avec des acteurs privés; aussi recommande-t-il à la Commission d’évoquer en lieu et place une approche aux acteurs multiples;
  • se félicite de toutes les initiatives efficaces visant à démanteler les réseaux criminels, tout en soulignant que pour la criminalité organisée, le plus important est de bénéficier du secret bancaire et de l’existence de paradis fiscaux, et de pouvoir blanchir ses capitaux et corrompre;
  • plaide en faveur d’une meilleure coordination transfrontière des services répressifs entre les autorités policières et douanières et d’une meilleure coopération des autorités répressives, judiciaires et fiscales, afin de lutter aussi efficacement que possible contre la criminalité organisée;
  • demande instamment aux États membres d’investir suffisamment dans leurs administrations publiques et d’en accélérer la numérisation pour lutter contre la criminalité organisée;
  • recommande d’associer les représentations syndicales des agents des forces de police et des douanes afin de déterminer de manière fondée les besoins en personnel et en matériel et de prendre en compte leur expertise;
  • rappelle que pour autant que leur consommation de drogue ne les mène pas à la délinquance pour s’en procurer ou à mettre en danger des tiers, les toxicomanes ne sont pas des auteurs mais des victimes. Le CESE recommande vivement d’étudier les expériences des pays ou des régions qui tolèrent la consommation de certaines drogues ou qui ont dépénalisé celle de cannabis;
  • recommande de déployer davantage d’initiatives pour protéger les Européens contre les dangers de la toxicomanie, sans pour autant qu’elles portent uniquement sur les drogues dures, et demande tout spécialement d’utiliser les moyens financiers confisqués en faveur de projets de prévention.