Des universités engagées dans la construction de l’Europe

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Points clés

  • L’avenir de l’Europe dépend de la disponibilité de connaissances avancées et de personnes talentueuses dans une société ouverte et fondée sur la connaissance. Les universités ont un rôle essentiel à jouer dans ce processus.
  • Le partage et l’ajustement des compétences nationales et des compétences de l'Union devraient être garantis afin de créer un espace européen de l’enseignement supérieur. La notion d'université civique et entrepreneuriale peut également être très utile pour promouvoir la qualité de l’enseignement supérieur.
  • L’état d’avancement montre qu’en dépit des progrès accomplis, il subsiste de nombreux obstacles et restrictions empêchant également l'intervention effective de l’UE.
  • Le CESE est d’avis que les institutions européennes doivent stimuler et accélérer le processus de modernisation de l’enseignement supérieur européen sur le plan de l’éducation, ainsi que de la recherche et de l’innovation.
  • La Commission devrait remplir un rôle de stimulation et de promotion de l'agenda relatif au processus de transformation des universités européennes en tant que moteurs, aux côtés d'autres, de croissance et de cohésion sociale, ainsi que de bien-être de la société.
  • Des consultations stratégiques à l’échelle de l’UE devraient compléter les discussions et projets dans et entre les pays et les universités, afin de renforcer la qualité des universités européennes.
  • Le CESE insiste sur la nécessité que les établissements d’enseignement supérieur développent une véritable autonomie, responsabilité et transparence, en tant que conditions essentielles de la modernisation.
  • Les universités doivent développer une attitude ouverte à l'égard des besoins de la société et sensibiliser les autres parties prenantes.
  • Le niveau d'instruction et une préparation adéquate aux emplois ultérieurs devraient demeurer une priorité, quelle que soit la spécialisation d'une université (de pointe).
  • La Commission européenne devrait jouer un rôle de stimulation des projets transfrontières d'enrichissement mutuel entre les universités, les enseignants et les étudiants, ainsi que promouvoir l'ouverture au monde.

Contexte

Il est hautement souhaitable que la nouvelle Commission contribue activement à la création de meilleures conditions générales pour les universités. Ce troisième avis du CESE sur le thème des universités pour l’Europe s’appuiera sur les conclusions des deux avis précédents et sur les développements factuels survenus dans le paysage universitaire. Il examinera les avancées souhaitées s'agissant des efforts à fournir par l’Union pour veiller à ce que les universités dans la construction de l’Europe et dans la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020 et fixera des objectifs pour les parties prenantes. Il devient de plus en plus manifeste que les universités, malgré la situation particulière de l’éducation en tant que compétence nationale explicite, peuvent bénéficier de l'intégration européenne tout en apportant leur pierre à l'édifice.

À cette fin, il y a lieu d'accepter et de promouvoir une autonomie et une responsabilisation accrues des universités, l'ouverture d'esprit et des mécanismes transfrontaliers. Le financement et le cofinancement exigent une attention particulière. La «triple hélice» – universités, gouvernements, entreprises – devait devenir une hélice quadruple, incluant également d’autres parties prenantes (par exemple les entreprises, les partenaires sociaux, la société civile, les régions et les villes). Un argument en faveur d'une telle approche est la rapidité de l'évolution, à la fois dans les segments inférieur et supérieur du marché du travail. La tendance générale à l'établissement de relations plus étroites entre les universités et leur environnement sociétal doit servir à améliorer l’engagement et les résultats des universités. Cela a été confirmé au cours de deux réunions organisées en 2014 par le CESE avec la participation de fonctionnaires de la Commission et de représentants des universités. Le CESE a été invité instamment à prendre position.