Construire une Union européenne de la santé

EESC opinion: Construire une Union européenne de la santé

Points clés

  • L’UE et les États membres veillent à ce que chacun ait un accès égal à des services sociaux et sanitaires de qualité.
  • Des mesures appropriées devraient être prises pour améliorer les conditions de travail ainsi que la santé et la sécurité des professionnels de la santé.
  • Une meilleure coordination entre l’UE, les États membres et les niveaux régional et local, en ce compris la société civile, augmentera l’efficacité au bénéfice de la population européenne.
  • Le CESE demande à la Commission européenne de veiller à ce que l’accès à la vaccination demeure un bien public. Les droits de propriété intellectuelle et les règles de l’Union en matière d’exclusivité des données et d’exclusivité commerciale ne devraient pas constituer une entrave à la disponibilité des futurs vaccins.
  • Les maladies non transmissibles, en raison de leur lien avec les maladies transmissibles, ainsi que les troubles mentaux, devraient également faire l’objet d’une attention particulière dans le cadre du mécanisme de réaction aux crises et de l’union européenne de la santé.
  • En ce qui concerne le règlement de l’UE relatif aux menaces transfrontières graves pour la santé, le CESE souligne la nécessité de stocker et de développer des médicaments utilisables et abordables pour l’ensemble de la population, de mettre en place sans délai une préparation adéquate à la protection des groupes à haut risque, notamment ceux qui séjournent dans des institutions et des établissements fermés, d’assurer une collecte de données davantage désagrégées afin de permettre une compréhension claire des groupes les plus exposés et de veiller à ce que les innovations et les réponses médicales soient accessibles à chacun, indépendamment de son revenu et de son État membre ou de sa région de résidence.
  • Compte tenu du mandat renouvelé du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le CESE met en exergue l’importance de veiller à ce que la réduction des inégalités de santé dans l’UE soit au cœur des travaux du Centre et de s’assurer que les maladies non transmissibles bénéficient également de l’attention nécessaire, d’être pleinement en mesure de collecter des données entièrement désagrégées et anonymisées et enfin de formuler des recommandations sur les déterminants sociaux et commerciaux de la santé[1]; il conviendrait aussi de se doter, tant au niveau européen que national, d’un mandat permettant de surveiller les investissements et de formuler des recommandations concernant le financement de la surveillance de la santé, de l’évaluation des risques, de la préparation et de la réaction.
  • En ce qui concerne le renforcement du rôle de l’Agence européenne des médicaments (EMA), le CESE demande instamment que le groupe de pilotage sur les médicaments et le groupe de pilotage sur les dispositifs médicaux associent et consultent utilement la société civile et les partenaires sociaux, mais aussi que l’EMA collabore avec toutes les parties prenantes de la santé en vue d’établir un modèle européen de tarification des médicaments de manière équitable, responsable et transparente.
  • Le nouvel arsenal des mesures européennes en faveur de la santé devrait être combiné avec le déploiement du socle européen des droits sociaux et du plan d’action sur ledit socle, et devrait en outre s’inscrire dans la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD) nº 3.
  • Il convient de remédier au chevauchement entre les objectifs des différents règlements et de clarifier les mandats des différentes agences.
  • Le CESE invite la Commission à présenter, d’ici juin 2021, un rapport sur les enseignements tirés à ce jour de la pandémie.

[1]           https://www.who.int/bulletin/volumes/97/4/18-220087/en/.