Communication sur une stratégie sur l’avenir de Schengen et Modification du règlement établissant le mécanisme d’évaluation de Schengen

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Avis du CESE: Communication sur une stratégie sur l’avenir de Schengen et Modification du règlement établissant le mécanisme d’évaluation de Schengen

Cet avis traite de la nouvelle stratégie pour l’avenir de Schengen publiée par la Commission européenne en juin dernier.

La stratégie s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à mettre à jour et à renforcer Schengen, qui comprend également une proposition de modification du règlement relatif au mécanisme d’évaluation et de suivi de Schengen.

Dans cet avis, le CESE accueille favorablement la stratégie de la Commission européenne pour un espace Schengen pleinement opérationnel et résilient et réaffirme le soutien sans réserve qu’il a apporté aux principes qui sous-tendent la coopération Schengen.

Néanmoins, l’avis fait également état de certaines préoccupations, telles que: les violations des droits fondamentaux signalées aux frontières extérieures de l’UE, le rétablissement semi-permanent des contrôles sur certaines portions des frontières intérieures des États membres et des répercussions économiques et sociales négatives que ces contrôles ont eues dans l’UE pour les entreprises, et plus particulièrement les travailleurs frontaliers, les communautés frontalières et les eurorégions. Le CESE se déclare également préoccupé par le fait que l’acquis de Schengen ne s’applique toujours pas dans son intégralité dans certains États membres, à savoir Chypre, la Roumanie, la Bulgarie et la Croatie. Il se joint à la Commission pour inviter le Conseil à prendre rapidement des mesures décisives à cet égard.

Concernant les propositions visant à améliorer le fonctionnement du mécanisme d’évaluation de Schengen, l’avis exprime des opinions positives en particulier celles portant sur l’accélération du suivi, le renforcement des synergies avec le mécanisme d’évaluation de la vulnérabilité et l’attention accrue et plus horizontale accordée aux droits de l’homme, y compris le rôle envisagé pour l’Agence des droits fondamentaux. Il convient toutefois de veiller à ce que le mécanisme d’évaluation de Schengen ne politise pas des questions de nature plus technique.