Changements durables dans les sociétés en transition

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L'UE, ses États membres et sa société civile sont une source extrêmement riche d'expériences en matière de transition, qui devraient être mieux utilisées pour atteindre la stabilité et contribuer au changement durable dans les sociétés en transition.

Une bonne gouvernance et une approche solide fondée sur les droits sont les meilleurs moyens de soutenir le changement démocratique, le développement durable, une croissance économique inclusive et la stabilité du marché, ainsi que l'amélioration des conditions de bien-être et d'emploi. La pratique montre qu'une société civile forte, surtout lorsqu'elle est organisée, est le meilleur gage de réussite.

Un plan d'action sera élaboré sur l'utilisation des expériences en matière de transition dans le processus de programmation, et le compendium de la transition européenne ainsi que d'autres supports préconisés dans de récents documents de l'UE devraient être rendus opérationnels sans tarder.

Le CESE estime que la politique extérieure de l'UE doit devenir plus forte, plus participative et plus ouverte, plus efficace et plus cohérente. Elle doit être axée sur la promotion des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'État de droit, et contribuer à mettre en place un environnement démocratique et propice permettant aux individus et aux organisations de la société civile de participer à l'élaboration des politiques et au suivi de leur mise en œuvre. Dans le cadre des débats actuellement menés aux Nations unies concernant le programme pour le développement pour l'après 2015, l'UE doit préconiser, afin de progresser, des mesures concrètes reposant sur la solidarité et des politiques cohérentes.

La société civile et politique de l'UE et de ses pays partenaires doit jouer un rôle central dans l'élaboration des accords de partenariat, des programmes et des instruments de soutien, au moyen d'un dialogue structuré et conformément au principe de partenariat de l'UE. Il convient de mettre tout particulièrement l'accent sur le dialogue avec différents groupes sociaux dans les pays partenaires, y compris avec les minorités et les habitants des régions éloignées, et sur l'inclusion de ces mêmes groupes.

Actuellement, de nombreux acteurs qui pourraient promouvoir le développement durable ne peuvent pas accéder aux financements européens, et ce en raison de dispositions discriminatoires, administratives entre autres. La discrimination positive (qui ne permettra aucune manipulation) et l'exigence que soient associés aux projets de développement des partenaires ayant une expérience récente en matière de transition sont nécessaires afin que les acteurs dont les performances sont jugées moins bonnes dans le cadre des évaluations en cours soient traités sur un pied d'égalité. La qualité et les résultats des projets doivent être prioritaires.

Les acteurs affiliés à des régimes autoritaires et/ou ralliés à des pratiques non démocratiques (par exemple les "GoNGOs", les syndicats jaunes, etc.) devraient être exclus du bénéfice de l'aide.