Certification d’absorption du carbone

EESC opinion: Certification d’absorption du carbone

Points clés

Le CESE:

  • accueille favorablement la proposition de la Commission établissant un cadre de certification de l’Union relatif aux absorptions de carbone, qui reconnaît la nécessité d’intensifier ces dernières et de promouvoir les pratiques régénératives, sans sacrifier l’objectif principal portant sur les réductions essentielles des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique;
  • reconnaît que différents systèmes de validation et de récompense existent actuellement au sein de l’Union en matière d’absorption de carbone et qu’un cadre commun de certification peut apporter clarté et fiabilité à la mesure et à la vérification des effets bénéfiques de ces absorptions sur le climat; par ailleurs, il demeure nécessaire de clarifier davantage le calendrier prévu pour la mise en œuvre intégrale, compte tenu de l’ensemble des organismes et des unités de certification qui devront être créés;
  • demande que la durée prévue de stockage du carbone et les risques d’inversion se reflètent clairement dans l’utilisation des différents certificats d’absorption de carbone, afin d’éviter l’écoblanchiment;
  • demande que davantage de garanties soient mises en place en ce qui concerne la valeur et l’utilisation des certificats, et invite la Commission à fournir des orientations définissant les allégations appropriées qui peuvent être formulées sur la base des différents types d’absorption certifiée de carbone;
  • invite la Commission à veiller à ce que les méthodologies soient basées sur des données scientifiques et souligne que le système de certification est bien trop complexe et fastidieux pour favoriser une adoption massive de ces pratiques, surtout par les petites entreprises;
  • fait valoir qu’il est essentiel de limiter autant que possible les coûts de surveillance, de déclaration et de vérification liés aux activités d’absorption du carbone, dans le but de garantir une large accessibilité du cadre de certification;
  • souligne que les risques et les effets secondaires potentiels pour les principaux acteurs (agriculteurs, industries de la foresterie, de la construction et du bois) doivent être soigneusement évalués et traités avant d’intégrer le cadre de certification dans d’autres politiques;
  • est d’avis que la politique agricole commune (PAC) actuelle ne devrait pas être utilisée pour financer le stockage agricole ou les absorptions de carbone, et que des sources de financement supplémentaires devraient être mises à disposition;
  • estime que la grande ambiguïté entretenue autour de la question du financement découragera fortement les potentiels participants, et relève dès lors qu’un certain degré de certitude est nécessaire pour ce qui est des questions financières, par exemple au moyen d’une feuille de route visant la mise en place d’un instrument financier commun.