Diplomatie et handicap

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Points clés

Le CESE:

  • souligne que la pierre angulaire de la diplomatie en matière de lutte contre la discrimination à l’égard des personnes handicapées est la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH), adoptée en 2006 et entrée en vigueur en 2008. Il s’agit du principal instrument juridique international qui protège les droits des personnes handicapées et établit des principes fondamentaux tels que la non-discrimination, la participation pleine et effective à la société, ainsi que l’accessibilité et l’égalité des chances;
  • se félicite des nombreuses mesures adoptées par l’Union européenne depuis la signature de la convention en 2011 afin de garantir aux personnes handicapées l’égalité des droits et des chances;
  • relève que l’UE a en outre dégagé des fonds au niveau européen afin de promouvoir l’inclusion des personnes handicapées dans différents secteurs: social, travail, éducation, santé, culture;
  • met en exergue l’active collaboration déployée par l’Union avec les ONG afin d’élaborer et d’améliorer des politiques inclusives, de recueillir des données exactes et de sensibiliser le public aux questions de handicap;
  • note que la Suède, la Lituanie et l’Allemagne figurent parmi les pays européens qui semblent avoir déployé le plus d’efforts pour transposer la CNUDPH et que la Pologne fait également des progrès significatifs. Au niveau extraeuropéen, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande figurent parmi les pays les plus vertueux en matière de défense des droits des personnes handicapées;
  • recommande à la Commission européenne d’adopter des plans d’action sur toutes les formes de handicap, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE, à l’instar de ceux qui existent déjà pour les jeunes et pour l’égalité entre les hommes et les femmes;
  • demande à la Commission de collaborer plus étroitement avec les organisations de personnes handicapées, tant dans le cadre de la coopération internationale que dans celui des actions humanitaires de l’Union européenne, afin d’améliorer sa diplomatie et de la rendre plus efficace;
  • est d’avis que, dans les enceintes des Nations unies, toute délégation diplomatique traitant du handicap et d’accords ou de traités susceptibles d’avoir une incidence sur les droits des personnes handicapées devrait comporter au moins un membre issu d’une organisation représentant les personnes handicapées, aux frais de leur État respectif. Il est suggéré de commencer par la conférence des États parties (COP);
  • fait valoir que l’Union pourrait porter cette initiative via l’Équipe Europe, qui, lors de chaque COP, défend une ligne commune aux 27 États membres. L’objectif serait de désigner officiellement des points de contact pour le handicap dans chaque délégation diplomatique.

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  • Record of proceedings REX/602