Le CESE a adopté un avis d’initiative contenant plusieurs recommandations sur la manière de renforcer la politique d’application en tant qu’outil central pour réduire la fragmentation du marché unique. Celui-ci s’appuie sur certaines des recommandations clés des rapports Letta et Draghi et fournit des éléments permettant de garantir la mise en œuvre rapide de la stratégie pour le marché unique, dans laquelle la Commission reconnaît la nécessité d’intensifier les efforts en matière d’application.

President von der Leyen in her first State of the Union address of the new mandate has a unique chance to set the tone for the years ahead. Employers and entrepreneurs across Europe will be listening for one thing above all: urgency.

Modification de la loi européenne sur le climat

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21-23 octobre 2025

Session plénière du CESE

21-23 octobre 2025

Session plénière du CESE

par Tatjana Babrauskienė

À l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui, les algorithmes d’IA fonctionnent comme des sentinelles invisibles qui contrôlent l’accès à l’information, exerçant un pouvoir disproportionné sur ce qui se voit — et aussi sur ce qui ne se voit pas. Conçus pour maximiser l’engagement des internautes, ces algorithmes amplifient souvent des contenus sensationnels et clivants, une tendance qui affecte de manière disproportionnée les opinions en Europe orientale. Dans son rapport, le Comité économique et social européen (CESE) a clairement montré comment cet écosystème numérique tendait à supprimer le journalisme indépendant tout en permettant à la désinformation étrangère de prospérer.

par Tatjana Babrauskienė

À l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui, les algorithmes d’IA fonctionnent comme des sentinelles invisibles qui contrôlent l’accès à l’information, exerçant un pouvoir disproportionné sur ce qui se voit — et aussi sur ce qui ne se voit pas. Conçus pour maximiser l’engagement des internautes, ces algorithmes amplifient souvent des contenus sensationnels et clivants, une tendance qui affecte de manière disproportionnée les opinions en Europe orientale. Dans son rapport, le Comité économique et social européen (CESE) a clairement montré comment cet écosystème numérique tendait à supprimer le journalisme indépendant tout en permettant à la désinformation étrangère de prospérer.

Ce biais algorithmique produit une réaction en chaîne dévastatrice. Les plateformes, qui ne sont guidées que par leur soif inextinguible de «J’aime» et de «Partages», ont exclu de leur offre tout ce qui ressemble à des propos nuancés et fondés sur des faits. Il en résulte une image biaisée de la réalité, où les stéréotypes sont renforcés et les «bulles de filtrage» rendent tout débat public impossible. Ce phénomène est particulièrement sensible en Europe centrale et orientale, où les opérations d’influence étrangère, notamment en provenance de Russie ou de Chine, exploitent de manière patente les langues et contextes culturels locaux pour semer la discorde.

Le cas de la Biélorussie offre un exemple frappant de cette dynamique. Le régime oppressif utilise la suppression numérique et le biais algorithmique pour marginaliser systématiquement les médias indépendants. Les plateformes de médias sociaux basculent souvent par défaut vers des contenus en russe, réduisant ainsi au silence les voix biélorussiennes indépendantes et renforçant la propagande d’État. Le problème est encore aggravé par des plateformes telles que Telegram ou VKontakte, qui opèrent hors des cadres réglementaires de l’Union et permettent l’existence d’angles morts dangereux dans la modération des contenus.

Pour reprendre en main le récit numérique, il est essentiel de disposer d’une stratégie multidimensionnelle. Cette dernière doit commencer par l’instauration de la transparence algorithmique des plateformes, avec une publication de la manière dont les contenus sont hiérarchisés pour garantir la responsabilité des différents points de vue qui s’expriment. Il s’agit d’un principe fondamental du règlement sur les services numériques. Par ailleurs, un cadre normalisé pour les audits algorithmiques est de mise. Le CESE plaide en faveur d’une Autorité européenne de supervision de l’information numérique, un organe autonome qui serait chargé de faire appliquer la législation sur les services numériques et la législation sur l’IA, en ciblant spécifiquement les biais systémiques qui menacent le pluralisme des médias ainsi que les droits fondamentaux.

L’Union européenne doit aussi soutenir financièrement les médias indépendants d’Europe centrale et orientale. Un fonds spécifique pourrait fournir aux journalistes les ressources nécessaires à la production de reportages d’investigation et de programmes d’éducation aux médias, en leur donnant les moyens de lutter efficacement contre la désinformation. La lutte contre la manipulation de l’information à l’étranger constitue un autre aspect essentiel. Il faut que l’Union européenne impose des sanctions plus sévères aux plateformes qui ne s’attaquent pas aux contenus manipulateurs et qu’elle exige des plateformes qu’elles élaborent avec détermination des mesures de détection des ingérences étrangères, grâce à l’appui de partenariats avec des entreprises de cybersécurité, et en assurant l’accès aux données pour les chercheurs.

Enfin, la sensibilité linguistique est primordiale. Les plateformes doivent faire appel à des modérateurs possédant des connaissances régionales et sociopolitiques approfondies afin de garantir un traitement équitable des langues et dialectes locaux. Le CESE souligne qu’il est grand temps de ne plus s’en tenir aux étiquettes réductrices comme celle de «l’espace post-soviétique» et d’adopter des cadres discursifs qui honorent le caractère unique des histoires et identités des nations d’Europe orientale.

En conclusion, la double nature des algorithmes d’IA constitue à la fois un défi et une opportunité. En donnant la priorité à la transparence et à la responsabilité, les plateformes peuvent devenir des alliées dans la lutte pour un espace numérique équilibré. Dans le même temps, il importe que l’Union se pose en défenseur actif des médias indépendants et des riches discours propres aux différentes nations d’Europe orientale. Ce n’est qu’au moyen de ces actions concertées que nous pourrons bâtir un paysage numérique résilient et inclusif qui reflète la complexité et les réalités de la région.

Vers un plan européen pour des logements abordables la contribution de la société civile

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Les déterminants commerciaux de la santé

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Les algorithmes d’intelligence artificielle (IA) sont les contrôleurs d’accès invisibles de l’espace de l’information actuel, déterminant ce que les citoyens européens sont amenés à voir et à ne pas voir. En amplifiant les contenus sensationnalistes tout en marginalisant les voix indépendantes, ils créent un espace propice à la désinformation et renforcent les stéréotypes préjudiciables. Tatjana Babrauskienė, membre du CESE et rapporteure du rapport d’information sur le thème «Les médias sociaux et les algorithmes d’intelligence artificielle: garantir partout en Europe le droit à une information exacte et la visibilité des contenus de qualité, notamment sur l’Europe centrale et orientale», nous explique pourquoi une plus grande transparence et une action plus décisive de l’UE s’imposent pour préserver le pluralisme des médias et le débat démocratique.

Les algorithmes d’intelligence artificielle (IA) sont les contrôleurs d’accès invisibles de l’espace de l’information actuel, déterminant ce que les citoyens européens sont amenés à voir et à ne pas voir. En amplifiant les contenus sensationnalistes tout en marginalisant les voix indépendantes, ils créent un espace propice à la désinformation et renforcent les stéréotypes préjudiciables. Tatjana Babrauskienė, membre du CESE et rapporteure du rapport d’information sur le thème «Les médias sociaux et les algorithmes d’intelligence artificielle: garantir partout en Europe le droit à une information exacte et la visibilité des contenus de qualité, notamment sur l’Europe centrale et orientale», nous explique pourquoi une plus grande transparence et une action plus décisive de l’UE s’imposent pour préserver le pluralisme des médias et le débat démocratique.

Dans ce numéro:

  • Seule au sommet: être femme en politique, par l’autrice allemande Heike Specht
  • Les start-up et les scale-up européennes, par Mira-Maria Danisman, membre du CESE
  • L’inclusion mise à l’honneur:
    • Soyez vous-mêmes — Diana Magling, présentatrice danoise de télévision
    • Un ballon pour un millier de rêves — Homeless World Cup Foundation
    • Bicentenaire du braille — Union européenne des aveugles
    • L’époque n’est pas à l’empathie, mais nous ne baissons pas les bras — Ateliere Fără Frontiere, association à but non lucratif roumaine

Dans ce numéro:

  • Seule au sommet: être femme en politique, par l’autrice allemande Heike Specht
  • Les start-up et les scale-up européennes, par Mira-Maria Danisman, membre du CESE
  • L’inclusion mise à l’honneur:
    • Soyez vous-mêmes — Diana Magling, présentatrice danoise de télévision
    • Un ballon pour un millier de rêves — Homeless World Cup Foundation
    • Bicentenaire du braille — Union européenne des aveugles
    • L’époque n’est pas à l’empathie, mais nous ne baissons pas les bras — Ateliere Fără Frontiere, association à but non lucratif roumaine

Le mardi 16 septembre, le CESE accueille la projection en première mondiale du documentaire «7 Days That Changed the Century» (Sept journées qui ont changé le siècle), réalisé par Boško Savković, cinéaste et personnalité serbe.

Le mardi 16 septembre, le CESE accueille la projection en première mondiale du documentaire «7 Days That Changed the Century» (Sept journées qui ont changé le siècle), réalisé par Boško Savković, cinéaste et personnalité serbe.

Ce film puissant, qui donne à réfléchir, se penche sur le début et la fin de la Première Guerre mondiale et montre en quoi les décisions prises en 1918 continuent de façonner le monde d’aujourd’hui. S’appuyant à la fois sur des archives historiques et sur des documents récemment mis au jour, M. Savković présente un récit convaincant qui bouscule les spectateurs et les pousse à réfléchir à l’héritage durable de la Grande Guerre.

En accueillant cette première mondiale, le CESE démontre son engagement continu à promouvoir le dialogue et les valeurs démocratiques et à mettre en avant l’unité européenne. Cette démarche s’inscrit en outre dans le droit fil des efforts qu’il déploie pour soutenir les initiatives invitant à aborder d’un regard critique l’histoire de l’Europe et ses enseignements pour les générations futures.