Le CESE plaide en faveur de syndicats plus forts afin d’aider l’Europe à combler son écart de productivité, en particulier par rapport aux États-Unis. Dans un avis récemment adopté, il fait valoir que la productivité ne consiste pas seulement à investir dans la technologie et le capital, mais aussi à donner aux travailleurs les moyens d’agir, à renforcer le dialogue social et à encourager l’innovation sur le lieu de travail.

Le CESE plaide en faveur de syndicats plus forts afin d’aider l’Europe à combler son écart de productivité, en particulier par rapport aux États-Unis. Dans un avis récemment adopté, il fait valoir que la productivité ne consiste pas seulement à investir dans la technologie et le capital, mais aussi à donner aux travailleurs les moyens d’agir, à renforcer le dialogue social et à encourager l’innovation sur le lieu de travail.

Le CESE souligne que la productivité et la hausse des salaires ne sont pas incompatibles. La négociation collective, la consultation et la participation des travailleurs peuvent augmenter les performances des entreprises, les syndicats étant bien placés pour améliorer les pratiques et soutenir la formation.

«En associant les travailleurs à l’élaboration des décisions, nous ne nous contentons pas de protéger les droits, nous libérons aussi le potentiel», a déclaré Philip von Brockdorff, rapporteur. «Des syndicats plus forts peuvent aider les entreprises à innover, à réduire l’absentéisme et à retenir des travailleurs qualifiés.»

L’avis met en exergue le rôle positif des organes tels que les comités d’entreprise, qui favorisent la satisfaction au travail, augmentent les salaires et réduisent la rotation du personnel. Il préconise par ailleurs une coopération plus étroite entre les employeurs, les syndicats et les gouvernements a) pour développer des programmes de formation continue et de renforcement des compétences, en particulier dans les secteurs en mutation rapide, et b) pour fixer des critères de productivité qui privilégient la qualité, la durabilité et l’innovation plutôt que des économies de coûts à court terme.

Le CESE insiste sur le fait que les syndicats peuvent contribuer directement à des structures salariales plus équitables, à la stabilité des emplois et à des solutions aux difficultés que connaît le marché du travail, telles que l’inadéquation des compétences et une mobilité limitée. Il est primordial de reconnaître qu’ils soutiennent l’adaptation de la main-d’œuvre à l’évolution technologique et à la numérisation.

Le Comité conclut par un message clair:
à l’heure actuelle, dans une économie mondiale compétitive, les travailleurs ne sont pas un coût qu’il faut réduire, mais bien une ressource qui doit être valorisée. Le dialogue, la participation et le partenariat rendent les syndicats indispensables pour garantir des salaires équitables, des emplois de qualité ainsi qu’une croissance durable. (tk)

© Homeless World Cup

Depuis 2003, la Homeless World Cup Foundation transforme le sort des sans-abri grâce au football. Sa mission? Utiliser ce sport pour venir en aide aux personnes sans abri, les inciter à changer le cours de leur vie et faire évoluer les mentalités à leur égard. Association caritative enregistrée en Écosse, la fondation gère un réseau mondial de quelque 70 organisations de terrain, qui voient leur travail acharné tout au long de l’année triompher lors de la Coupe du monde des sans-abri, le tournoi international de référence pour le football de rue féminin et masculin. Ce mouvement, qui a déjà permis d’aider plus d’un million d’individus dans le monde, a inspiré le film The Beautiful Game («Le Beau jeu»), diffusé sur Netflix.

CESE info s’est entretenu avec Mel Young, cofondateur et président de la fondation, au sujet de ce mouvement extraordinaire.

Depuis 2023, la Homeless World Cup Foundation transforme le sort des sans-abri grâce au football. Sa mission? Utiliser ce sport pour venir en aide aux personnes sans abri, les inciter à changer le cours de leur vie et faire évoluer les mentalités à leur égard. Association caritative enregistrée en Écosse, la fondation gère un réseau mondial de quelque 70 organisations de terrain, qui voient leur travail acharné tout au long de l’année triompher lors de la Coupe du monde des sans-abri, le tournoi international de référence pour le football de rue féminin et masculin. Ce mouvement, qui a déjà permis d’aider plus d’un million d’individus dans le monde, a inspiré le film The Beautiful Game («Le Beau jeu»), diffusé sur Netflix.

CESE info s’est entretenu avec Mel Young, cofondateur et président de la fondation, au sujet de ce mouvement extraordinaire.

Comment la Homeless World Cup Foundation a-t-elle fait du football un instrument d’inclusion sociale et quels types de changements avez-vous observés sur le terrain?

Notre fondation se sert du football comme d’un puissant outil universel pour établir des liens avec des personnes en situation de sans-abrisme ou d’exclusion sociale. En participant à des séances d’entraînement structurées et, par la suite, à la Coupe du monde des sans-abri, qui est un tournoi mondial, les joueurs refont le plein de confiance, acquièrent une discipline, se reconnectent aux autres et commencent souvent à aller de l’avant.

Sur le terrain, nous sommes témoins d’évolutions remarquables: des personnes qui guérissent d’une addiction, trouvent un logement stable, poursuivent des études ou décrochent un emploi. Beaucoup de joueurs nous rejoignent ensuite en tant que bénévoles, entraîneurs ou mentors, et contribuent à leur tour au cheminement d’autres personnes en difficulté. Le football offre un sentiment d’appartenance et de routine, ce qui fait souvent défaut dans la vie des sans-abri.

L’un de vos objectifs est de bousculer les mentalités à l’égard du sans-abrisme. Avez-vous constaté un changement de perception à la suite de votre travail?

Oui, tout à fait. En mettant en avant les talents, la résilience et l’humanité des personnes sans abri, la Coupe du monde des sans-abri bouscule les stéréotypes souvent négatifs qui leur collent à la peau. Quand les spectateurs, les médias et les collectivités voient des joueurs représenter leur nation, unis par le football, cela humanise le problème d’une façon aussi unique que puissante.

Nous avons observé des changements dans la manière dont les collectivités locales, les médias et les décideurs politiques abordent le sujet du sans-abrisme, en mettant de côté les reproches et la stigmatisation pour laisser place à l’empathie, au soutien et à l’action. Le tournoi sert non seulement de tremplin pour les joueurs, mais aussi de vecteur de changement social.

Nous avons lancé l’initiative «Cities Ending Homelessness» en 2023 avec un objectif ambitieux: réunir des décideurs politiques, des acteurs de l’innovation sociale, des personnes ayant un vécu à partager et des universitaires de tous bords pour trouver des issues au sans-abrisme. À Oslo, nous avons organisé un forum durant les 7 jours du tournoi.

Quels types de structures d’aide sont mis en place pour les joueurs, une fois le tournoi terminé? Comment les aidez-vous à rester connectés et engagés tout au long de l’année?

Le tournoi n’est qu’une partie d’un mouvement plus large. Chaque pays membre (équipe et joueurs) du réseau «Homeless World Cup» s’emploie tout au long de l’année à soutenir les joueurs grâce à des programmes d’aide au logement, d’éducation, de parcours professionnel, de soutien à la santé mentale et de désintoxication.

Après le tournoi, les joueurs restent souvent connectés par le biais des ligues locales ou des possibilités de volontariat, ou encore en endossant le rôle d’ambassadeurs. Certains rejoignent nos effectifs, deviennent entraîneurs ou membres des futures délégations aux tournois. Le réseau veille à ce que la participation au tournoi ne sonne pas la fin du parcours, mais serve au contraire de tremplin pour une transformation à long terme.

Votre réseau peut s’appuyer sur une assise solide au sein de la société civile. Pourriez-vous nous dire comment les organisations locales contribuent à rendre possible la participation au tournoi?

Nos organisations partenaires locales, qui sont actives dans les 70 pays membres du réseau à travers le monde, sont au cœur du mouvement. Elles proposent des programmes de terrain au sein de leurs collectivités, identifient et soutiennent les joueurs, leur offrent un accompagnement et leur permettent d’acquérir des compétences personnelles et sociales, de même qu’elles gèrent toute la préparation inhérente à l’envoi d’une équipe à la Coupe du monde des sans-abri.

Ces organisations saisissent les enjeux propres à leur contexte local et veillent à un soutien pérenne. Elles sont également essentielles pour maintenir des relations à long terme avec les joueurs et assurer une continuité bien au-delà du tournoi. Sans nos pays membres et le travail qu'ils accomplissent, la Coupe du monde des sans-abri ne serait tout bonnement pas possible.

D’après votre expérience, que pourraient faire les institutions européennes ou les États membres pour soutenir davantage les initiatives d’inclusion par le sport?

Tout d’abord, il faut infléchir la vision politique quant au rôle du sport en tant que moteur de changement. Au départ, lorsque nous avons lancé la Coupe du monde des sans-abri, personne ne comprenait pourquoi nous utilisions le football comme levier pour changer la vie des plus marginalisés. Nous avons cependant prouvé d’année en année que cette approche a des bienfaits inestimables et à grande échelle. D’autres ONG actives dans le secteur du «sport au service du développement» peuvent, elles aussi, amplement démontrer à quel point ce travail peut être couronné de succès.

Il s’agit de recueillir les preuves et témoignages qui étayent cette réussite dans l’ensemble du secteur. Ensuite, il faut insuffler un changement de politique pour convaincre les gouvernements d’inclure des initiatives de «sport et développement» dans leurs plans de lutte contre la pauvreté et la marginalisation.

Par ailleurs, le sport doit être intégré plus largement dans d’autres domaines d’action. Il arrive trop souvent que ce secteur se retrouve isolé et sous-financé car il est uniquement perçu sous l’angle de la performance de haut niveau; or le sport a bien plus à offrir. Par exemple, il devrait être intégré dans les services de santé puisque, là aussi, ce ne sont pas les preuves qui manquent pour démontrer que le sport incite les gens à rester actifs, ce qui est bien meilleur pour la santé et réduit en conséquence la pression sur les budgets publics. Le sport devrait faire partie intégrante de chaque aspect d’une politique gouvernementale.

Mel Young est un entrepreneur social en série, qui a créé la Coupe du monde des sans-abri en 2003, avec Harald Schmied. Président de la Homeless World Cup Foundation, il est co-auteur du livre Home Game, paru en 2017, qui raconte l’histoire du mouvement et a inspiré le film «Le Beau jeu», diffusé sur Netflix. Passionné par le pouvoir transformateur du sport, il a lancé diverses initiatives sociales au fil des ans. 

Lors de sa session plénière de juillet 2025, le CESE a adopté un avis décisif qui exhorte la Commission européenne à élaborer une stratégie de lutte contre la pauvreté qui soit solide et fondée sur les droits. La pauvreté n’y est pas définie comme un effet secondaire économique, mais comme une injustice systémique et une violation des droits fondamentaux.

Lors de sa session plénière de juillet 2025, le CESE a adopté un avis décisif qui exhorte la Commission européenne à élaborer une stratégie de lutte contre la pauvreté qui soit solide et fondée sur les droits. La pauvreté n’y est pas définie comme un effet secondaire économique, mais comme une injustice systémique et une violation des droits fondamentaux.

La stratégie préconise une approche multidimensionnelle, qui cible non seulement la privation matérielle, mais aussi les inégalités sociales, psychologiques et liées au genre. Elle propose des objectifs ambitieux, parmi lesquels la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2030 et l’amélioration des instruments de mesure tels que AROPE et EU-SILC.

«Dans la région la plus riche du monde, 21 % des habitants sont exposés au risque de pauvreté: cette situation est extrêmement injuste et porte gravement atteinte à la dignité humaine. L’objectif de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté devrait donc être d’éradiquer la pauvreté, ici et maintenant!», a déclaré Krzysztof Balon, rapporteur.

«Les gouvernements nationaux doivent enfin assumer leurs responsabilités et redoubler d’efforts pour lutter contre la pauvreté. Le travail devrait constituer une base solide. C’est la raison pour laquelle nous demandons des politiques actives du marché du travail, des emplois de qualité et des salaires décents. Dans le même temps, il importe de garantir l’accès aux services d’intérêt général tels que l’eau, l’électricité, le logement et les soins de santé», a souligné Sophia Reisecker, corapporteure.

Le CESE soutient la pleine mise en œuvre de la recommandation du Conseil relative à un revenu minimum adéquat et demande instamment que des mesures soient prises pour éviter le non-recours aux prestations en raison d’obstacles administratifs et numériques.

L’avis met en évidence l’augmentation de la pauvreté des travailleurs et plaide en faveur de salaires équitables, de contrats sûrs et de politiques du marché du travail inclusives. Il défend également l’apprentissage tout au long de la vie et l’égalité des chances dans le contexte des transitions écologique et numérique.

L’accès universel aux services est vital, tout comme le soutien à la garantie européenne pour l’enfance ou la stratégie européenne de lutte contre le sans-abrisme. Le Comité met en garde contre l’exclusion numérique et la précarité énergétique, appelant à des plans nationaux inclusifs.

Les vulnérabilités intersectionnelles liées au genre, à la migration, au handicap et à l’âge nécessitent de meilleures données et des garanties de lutte contre la discrimination. Le CESE s’oppose à la criminalisation de la pauvreté et demande l’égalité d’accès à la justice.

Pour garantir l’impact de la stratégie, le Comité propose de nommer un coordinateur européen de la lutte contre la pauvreté, de conjuguer financement et fiscalité progressive et d’associer les communautés concernées à l’élaboration des politiques.

Plus de 93 millions de citoyens européens sont exposés au risque de pauvreté. C’est pourquoi le Comité plaide en faveur d’une action audacieuse et coordonnée pour construire une Europe plus juste et plus inclusive. (lm)

L’organisation à but non lucratif roumaine Ateliere Fără Frontiere (AFF) défend à la fois la justice sociale et l’économie circulaire. Elle donne la possibilité aux personnes marginalisées, telles que les réfugiés, les Roms ou les sans-abri, d’entrer dans le monde du travail, et ce d’une manière écologiquement responsable. Son projet le plus ancien, «educlick», emploie des personnes vulnérables depuis 2008: elles remettent à neuf des ordinateurs et autres appareils électroniques usagés, lesquels sont ensuite donnés à des écoles sous-financées. En 2021, «educlick» a permis à AFF de remporter le prix de la société civile du CESE.

Au cours des quatre dernières années, AFF n’est pas restée sans rien faire: «educlick» s’est développé et l’organisation a lancé trois autres ateliers d’intégration. Cristina Bîcîilă, directrice générale d’AFF, nous en dit plus sur cette remarquable organisation.

L’organisation à but non lucratif roumaine Ateliere Fără Frontiere (AFF) défend à la fois la justice sociale et l’économie circulaire. Elle donne la possibilité aux personnes marginalisées, telles que les réfugiés, les Roms ou les sans-abri, d’entrer dans le monde du travail, et ce d’une manière écologiquement responsable.  Son projet le plus ancien, «educlick», emploie des personnes vulnérables depuis 2008: elles remettent à neuf des ordinateurs et autres appareils électroniques usagés, lesquels sont ensuite donnés à des écoles sous-financées. En 2021, «educlick» a permis à AFF de remporter le prix de la société civile du CESE.

Au cours des quatre dernières années, AFF n’est pas restée sans rien faire: «educlick» s’est développé et l’organisation a lancé trois autres ateliers d’intégration. Cristina Bîcîilă, directrice générale d’AFF, nous en dit plus sur cette remarquable organisation.

Votre projet «educlick» vous a permis de remporter le prix de la société civile du CESE sur l’action pour le climat en 2021. Pourriez-vous nous en dire plus sur le projet et sur son évolution depuis lors?

«Educlick» a été le premier atelier d’AFF. Il a été créé en 2008 pour intégrer les personnes vulnérables dans la société en leur fournissant le soutien professionnel et émotionnel dont elles ont besoin pour accéder au marché du travail. C’est l’occasion pour elles de faire partie d’un modèle d’économie circulaire qui collecte les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), lesquels sont ensuite triés et orientés vers le recyclage ou la remise à neuf. Les appareils réutilisés sont ensuite donnés à des établissements d’enseignement situés dans des zones défavorisées. 

L’attribution d’un prix aussi prestigieux a joué un rôle important dans notre croissance, étant donné que le prix de la société civile du CESE a été un signe de reconnaissance qui nous a conféré de la valeur aux yeux de nos partenaires des secteurs privé et public.

Depuis que nous avons reçu le prix en 2021, nous avons accueilli 56 nouveaux collègues dans notre programme d’intégration professionnelle, dont 26 ont déjà trouvé un emploi sur le marché du travail ouvert ou se sont inscrits à des parcours éducatifs conformes à leurs objectifs. En ce qui concerne l’impact environnemental, nous estimons que nous avons évité 720 tonnes d’émissions d’équivalent CO2 pour la seule année 2024, grâce aux 4 000 ordinateurs reconditionnés que nous avons donnés à des écoles sous-financées.

Parmi les défis que nous avons eus à relever, mentionnons la guerre en Ukraine, qui nous a contraints de nous adapter rapidement. Nous avons accueilli des Ukrainiens et des Ukrainiennes vulnérables dans nos ateliers, dont beaucoup étaient confrontés à des barrières linguistiques. Pour les soutenir, nous avons fait appel à des conseillers de langue russe et ukrainienne afin de leur fournir une assistance sur mesure.

Dans vos ateliers, vous employez des personnes marginalisées. Combien de personnes ont eu la possibilité de travailler avec vous jusqu’à présent? Comment les trouvez-vous? Assurez-vous un suivi avec elles après la fin du projet? Avez-vous des informations sur la question de savoir si le fait de travailler avec vous les a aidées à mieux s’intégrer au marché du travail et à la société?

À ce jour, plus de 300 personnes marginalisées ont bénéficié du soutien d’«educlick», pour la plupart aiguillées vers nous par des partenaires prestataires de services sociaux du secteur public comme du secteur privé.

Dans le cadre d’«educlick», nos collègues participent à un programme d’intégration sociale en plusieurs étapes: en commençant par un entretien d’évaluation des besoins, nous concevons un parcours personnalisé comprenant l’hébergement, la stabilisation, le développement professionnel et, enfin, l’emploi sur le marché ouvert.

À l’issue de ce processus de deux ans, nous continuons de suivre leurs progrès pendant au moins six mois afin de soutenir leur intégration. Notre objectif est de les aider à devenir indépendants et confiants dans leurs capacités, à être prêts à entrer sur le marché du travail ou à suivre une éducation conforme à leurs objectifs à long terme.

Outre «educlick», quels sont les autres projets dans lesquels vous employez des personnes issues de communautés marginalisées, dont des réfugiés? Pourriez-vous décrire celui dont vous êtes particulièrement fière?

«Educlick» n’est qu’un de nos quatre ateliers d’intégration professionnelle, qui sont tous conçus pour offrir le meilleur soutien possible en vue de l’emploi de nos collègues vulnérables:

  • «remesh» recueille des filets publicitaires en maille et les recycle en vêtements et produits domestiques. Il s’agit d’un modèle de «recyclage valorisant» dans un atelier particulièrement adapté aux femmes qui sont des mères célibataires ou des victimes de violence domestique en quête de stabilité;
  • «bio & co» est une ferme située en dehors de Bucarest, où nous cultivons des légumes biologiques qui sont livrés chaque semaine à nos clients urbains afin de créer des alternatives saines au rythme rapide de la vie en ville (modèle «de la ferme à la table»). Nos collègues sont principalement des habitants de la communauté rurale locale, où l’accès au marché du travail est limité;
  • «logitetic» est notre dernier atelier en date, dans le cadre duquel nous répondons aux besoins croissants des entreprises en matière de logistique et d’emballage. Nous y recrutons des personnes handicapées, étant donné que cet environnement de travail est dans l’ensemble celui qui est le mieux adapté à leurs besoins.

Au-delà de notre travail quotidien dans le cadre des quatre ateliers, nous sommes particulièrement fiers des projets que nous avons conçus spécifiquement pour les réfugiés ukrainiens. C’était une nouvelle expérience pour nous, et avoir été capables d’agir et de nous adapter si rapidement est une chose dont nous sommes fiers, même si le contexte même de la guerre va à l’encontre de tout ce que nous défendons. Pourtant, les histoires et les héros que nous avons rencontrés tout au long de la route nous ont durablement marqués et ont révélé le rôle plus profond que nous pouvons jouer au sein de notre communauté.

Vous êtes une organisation de terrain qui aide les communautés vulnérables à s’intégrer sur le marché du travail d’une manière durable et respectueuse de l’environnement. Compte tenu du climat politique actuel — en particulier la montée en puissance des partis de droite et la diminution de la préoccupation pour l’environnement — constatez-vous moins de solidarité et des préjugés croissants à l’égard de ces communautés? Y a-t-il eu une incidence sur votre travail? En tant qu’organisation travaillant sur le terrain, quelle serait, selon vous, la recette d’une inclusion durable?

C’est peu dire que l’époque n’est pas à l’empathie. Malheureusement, nous avons également observé que les plus vulnérables sont généralement pointés du doigt comme étant responsables de la plupart des problèmes de la société contemporaine.

Toutefois, notre raison même d’exister consiste à agir en période de besoin: être un modèle de coexistence entre des personnes issues d’horizons différents, malgré toute l’animosité que les communautés sont susceptibles d’avoir l’une envers l’autre.

C’est pourquoi nous continuons à faire ce que nous avons toujours fait: nous nous considérons simplement comme un tremplin, aidant nos collègues en difficulté à retrouver leur confiance en eux et à combattre la stigmatisation à laquelle ils font face, en se lançant des défis et en prenant en main leur avenir, en choisissant non le chemin le plus facile, mais le plus épanouissant.

Cristina Bîcîilă est directrice générale d’Ateliere Fără Frontiere, une entreprise sociale et sans but lucratif roumaine spécialisée dans l’intégration socioprofessionnelle des personnes vulnérables par l’intermédiaire de quatre entreprises sociales qui combinent inclusion et solutions d’économie circulaire. Elle est également vice-présidente du Réseau européen des entreprises d’intégration sociale (ENSIE).

Le Comité économique et social européen (CESE) a récemment adopté un avis dans lequel il salue le plan d’action industriel de la Commission européenne, qui vise à aider l’industrie automobile de l’Union à traverser une période de profondes mutations. La transition vers des véhicules plus propres et plus numériques doit être organisée de manière à protéger les emplois, soutenir les entreprises et s’assurer qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé pour compte.

Le Comité économique et social européen (CESE) a récemment adopté un avis dans lequel il salue le plan d’action industriel de la Commission européenne, qui vise à aider l’industrie automobile de l’Union à traverser une période de profondes mutations. La transition vers des véhicules plus propres et plus numériques doit être organisée de manière à protéger les emplois, soutenir les entreprises et s’assurer qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé pour compte.

Le secteur automobile représente quelque 3,5 millions d’emplois directs et 4,5 millions de postes indirects, et affichait un excédent commercial de près de 90 milliards d’EUR en 2024. Il est cependant confronté à des mutations technologiques rapides, à l’évolution des attentes des consommateurs et à une concurrence mondiale accrue.

«Le secteur automobile passe du matériel au logiciel, de la mécanique à l’électronique et des motorisations conventionnelles aux motopropulseurs électriques. L’industrie automobile doit saisir les possibilités qu’offre la transformation écologique et numérique de l’écosystème automobile et en faire des atouts concurrentiels», explique le corapporteur Guido Nelissen.

Si le CESE soutient les objectifs climatiques de l’Union, il souligne néanmoins l’importance d’assortir la transition vers des véhicules à émissions nulles de mesures sociales et économiques fortes. Il appelle à l’élaboration d’une stratégie européenne axée sur le développement des compétences, l’innovation, les infrastructures et l’économie circulaire, en accordant une attention particulière aux PME, qui constituent l’épine dorsale de la chaîne d’approvisionnement. Une reconversion à grande échelle, soutenue par des fonds de l’Union tels que le Fonds social pour le climat, sera essentielle pour éviter les perturbations. Le Comité propose ainsi un passeport européen des compétences et une coopération renforcée entre l’industrie et l’enseignement.

Si l’innovation constitue un atout essentiel du secteur automobile, 15 % de sa valeur ajoutée étant investie dans la R&D, l’Europe reste à la traîne en ce qui concerne les logiciels et les technologies numériques. Le CESE appelle dès lors à augmenter les investissements dans les batteries, les véhicules autonomes et connectés et des normes logicielles communes.

Il insiste également sur la nécessité d’une meilleure coordination des politiques d’électrification, notamment en ce qui concerne l’accélération du déploiement des infrastructures de recharge, l’intégration des réseaux intelligents et le soutien au secteur de la réparation et de l’entretien.

Le Comité évoque pour finir les pressions commerciales et les importations en provenance de Chine, qui mettent en péril la compétitivité de l’Union. Il appelle à une défense commerciale renforcée, à la relocalisation de parties essentielles et à la conclusion de nouveaux accords commerciaux durables. (gb/dm)

En juillet 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis clé dans lequel il invite instamment la Commission européenne à élaborer une stratégie globale de l’UE visant à soutenir et protéger la société civile ainsi qu’à lui donner les moyens d’agir. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de menaces croissantes envers les valeurs démocratiques et de rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile dans plusieurs États membres.

En juillet 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis clé dans lequel il invite instamment la Commission européenne à élaborer une stratégie globale de l’UE visant à soutenir et protéger la société civile ainsi qu’à lui donner les moyens d’agir. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de menaces croissantes envers les valeurs démocratiques et de rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile dans plusieurs États membres.

La stratégie proposée par le CESE repose sur trois piliers:

  1. un environnement sûr et propice, assorti de protections et de garanties juridiques visant à prévenir l’érosion de l’espace civique;
  2. un financement durable et indépendant, passant par un soutien financier accordé de manière flexible sur une base pluriannuelle et par la levée des obstacles juridiques et administratifs;
  3. une participation citoyenne renforcée, par la voie d’un nouvel accord interinstitutionnel et d’une plateforme de la société civile hébergée par le CESE dans l’objectif de favoriser le dialogue sur la démocratie, les droits et l’état de droit.

«La société civile est une pierre angulaire de la démocratie. Nous devons veiller à ce qu’elle dispose de l’espace, des ressources et de la reconnaissance dont elle a besoin pour prospérer», ont déclaré les rapporteurs Pietro Barbieri, Peter Schmidt et Christa Schweng.

La plateforme proposée accueillerait des conférences annuelles, suivrait les progrès réalisés au moyen d’un tableau de bord et de rapports biennaux, et serait pilotée conjointement par la Commission européenne, le CESE et son groupe de liaison.

Se positionnant comme la «maison de la démocratie participative» de l’Union, le CESE appelle de ses vœux la tenue d’évaluations régulières avec la Commission, un engagement accru de la part du Parlement européen et du Conseil, ainsi que des critères de référence clairs pour évaluer la qualité du dialogue civil.

L’avis affirme que la société civile a un rôle central à jouer dans le renouveau démocratique. En investissant dans un dialogue structuré et en donnant aux organisations de la société civile les moyens d’agir, l’Union européenne peut renforcer son caractère inclusif et sa résilience. (lm)

Le 29 juillet dernier, une table ronde organisée à Bratislava a réuni des responsables d’organisations de jeunesse, des décideurs politiques et des représentants de la société civile afin d’explorer la possibilité d’intégrer le test jeunesse des politiques publiques de l’UE dans le processus décisionnel en Slovaquie. Mis au point par le CESE en 2024, ce test jeunesse évalue quels seront les effets d’une législation sur les jeunes et encourage leur participation structurée à l’élaboration des politiques. Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE a fait l’objet d’un débat de haut niveau durant la dernière session plénière du CESE en juillet.

Le 29 juillet dernier, une table ronde organisée à Bratislava a réuni des responsables d’organisations de jeunesse, des décideurs politiques et des représentants de la société civile afin d’explorer la possibilité d’intégrer le test jeunesse des politiques publiques de l’UE dans le processus décisionnel en Slovaquie. Mis au point par le CESE en 2024, ce test jeunesse évalue quels seront les effets d’une législation sur les jeunes et encourage leur participation structurée à l’élaboration des politiques. Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE a fait l’objet d’un débat de haut niveau durant la dernière session plénière du CESE en juillet.

La manifestation de Bratislava, organisée conjointement par le CESE et le Bureau de liaison du Parlement européen en Slovaquie, a marqué une étape essentielle en adaptant cette initiative européenne à l’échelle d’un pays. Plus de 30 participants ont discuté des obstacles et possibilités d’un déploiement du test jeunesse au niveau des ministères et agences slovaques.

«Nous devons veiller à ce que les jeunes ne soient pas seulement un groupe cible, mais aussi des participants pleinement engagés dans la conception de politiques tournées vers l’avenir», a expliqué Miroslav Hajnoš, membre du CESE et co-organisateur de la table ronde de Bratislava.

Selon Lucia Yar, députée au Parlement européen, «les jeunes sont des experts de leur vécu, et nos politiques devraient refléter la réalité de leur situation — future, mais aussi actuelle».

Ján Hrinko, secrétaire d’État au ministère de l’éducation, a insisté sur le fait que la participation des jeunes renforce la légitimité politique. Un acteur influent de la société civile, Juraj Lizák, a quant à lui loué les mérites du test jeunesse pour consolider la collaboration entre les organisations de terrain et les institutions.

Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE repose sur trois piliers: une consultation constructive, une analyse d’impact et l’atténuation des effets négatifs. Il a d’ores et déjà influencé d’autres organes européens, en inspirant des initiatives telles que l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes de la Commission européenne. Depuis son lancement, 40 avis du CESE ont été passés au crible du test jeunesse — dont 27 avec succès — avec le soutien d’un réseau de plus de 70 organisations de jeunesse.

La table ronde de Bratislava a suscité une forte mobilisation, même au cœur de l’été, renforçant encore toute la pertinence de la participation des jeunes. D’autres projets d’activités conjointes visant à renforcer la participation démocratique sont en préparation. (lm)

Premier organe à avoir mis en œuvre un tel dispositif novateur, le Comité économique et social européen (CESE) affirme son rôle pionnier en matière de participation des jeunes et voit son test jeunesse salué par le commissaire européen Glenn Micallef lors d’un débat à Bruxelles.

Premier organe à avoir mis en œuvre un tel dispositif novateur, le Comité économique et social européen (CESE) affirme son rôle pionnier en matière de participation des jeunes et voit son test jeunesse salué par le commissaire européen Glenn Micallef lors d’un débat à Bruxelles.

S’exprimant lors de la session plénière de juillet du CESE, M. Micallef, commissaire à l’équité intergénérationnelle, à la jeunesse, à la culture et au sport, a indiqué que le Comité montrait la voie à suivre à l’égard des jeunes, en les traitant comme des partenaires d’égal à égal et non comme de simples voix consultatives dans le processus d’élaboration des politiques européennes.

«Les enjeux du logement, de la santé mentale, d’une éducation de qualité et de l’emploi des jeunes ne sont pas les préoccupations de demain: ce sont les priorités d’aujourd’hui. La confiance des jeunes ne coule pas de source; il faut la mériter en leur conférant un réel pouvoir et une véritable responsabilité», a-t-il déclaré.

Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE, lancé en septembre 2024, examine si les nouveaux avis du CESE reflètent adéquatement les besoins des jeunes. À ce jour, 40 avis ont fait l’objet du processus — dont 27 avec succès — et plus de 70 organisations de jeunesse issues de l’ensemble de l’Union et des pays candidats y sont désormais associées. L’initiative a servi d’inspiration à la Commission pour sa propre évaluation d’impact du point de vue des jeunes, qu’elle mènera en 2025, et bénéficie d’ores et déjà de la reconnaissance de la Commission et du Parlement.

Le commissaire Micallef a cité de nouvelles mesures, dont une proposition d’augmentation de 50 % du budget d’Erasmus+, démontrant ainsi la détermination de la Commission à passer du stade de la consultation à celui des politiques concrètes.

Selon Oliver Röpke, président du CESE, le groupe sur les jeunes du CESE a joué un rôle décisif pour insuffler ce changement: «Nous devons faire en sorte que les jeunes, tout comme les personnes âgées, puissent être des acteurs à part entière de la société et de l’économie. L’avenir de l’Europe ne s’attend pas les bras croisés — il nous appartient de le construire ensemble.»

Créé en 2023, le groupe sur les jeunes, composé de 12 membres du CESE, supervise le test jeunesse et coordonne la participation des jeunes tout au long du processus législatif européen. Sa présidente, Katrīna Leitāne, a parlé d’un projet exigeant, mais dont «le retentissement se fait déjà entendre aux quatre coins de l’Europe».

Les responsables d’organisations de jeunesse ont également appelé à des réformes en profondeur. Rareș Voicu, président du Forum européen de la jeunesse, a exhorté l’Union européenne à intégrer officiellement l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes dans sa boîte à outils pour une meilleure réglementation, tandis qu’Ozer Sahoglu, représentant du conseil consultatif de la jeunesse auprès du président du CESE, a mis en garde contre l’aggravation de la pauvreté, le coût inabordable du logement et le sous-financement de l’éducation, ajoutant que «les jeunes ne doivent pas seulement être entendus, ils doivent devenir une priorité».

Le CESE a une longue expérience des initiatives en faveur de la jeunesse, comme en témoignent sa désignation d’un délégué de la jeunesse à la COP et son événement annuel «Votre Europe, votre avis!». Le dispositif de sélection d’un délégué de la jeunesse à la COP, lancé en 2021, demeure unique en son genre à l’échelle de l’Union européenne et a récolté près de 500 candidatures cette année. (ks) 

Le Comité économique et social européen soutient l’idée d’établir la «cinquième liberté», à savoir la libre circulation de la recherche, de l’innovation et de la connaissance dans toute l’Union. Le prochain acte législatif sur l’Espace européen de la recherche (EER) offre à l’UE une occasion historique de concrétiser cette «liberté».

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Les institutions européennes devraient élaborer conjointement des lignes directrices harmonisées en matière de dialogue civil. La conclusion d’un accord interinstitutionnel pourrait y contribuer, en permettant par exemple d’attribuer des rôles et des objectifs distincts à chaque institution selon ses compétences. Les institutions de l’Union doivent en outre résoudre les problèmes de capacité qui empêchent les organisations et les institutions de la société civile de s’engager pleinement dans le dialogue.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Les institutions européennes devraient élaborer conjointement des lignes directrices harmonisées en matière de dialogue civil. La conclusion d’un accord interinstitutionnel pourrait y contribuer, en permettant par exemple d’attribuer des rôles et des objectifs distincts à chaque institution selon ses compétences. Les institutions de l’Union doivent en outre résoudre les problèmes de capacité qui empêchent les organisations et les institutions de la société civile de s’engager pleinement dans le dialogue.

Voilà quelques-unes des principales recommandations d’une nouvelle étude du CESE publiée le 16 juillet sous le titre «Cartographie des pratiques de dialogue civil au sein des institutions de l’UE». Cette étude, commandée par le groupe des organisations de la société civile, a été réalisée par le Centre d’études de la politique européenne (CEPS). Deux de ses coauteurs, Berta Mizsei et Timothy Yeung, en ont présenté les principales conclusions et recommandations lors de la manifestation organisée à l’occasion de sa publication.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile, a expliqué que son groupe avait commandé cette étude car il était indispensable de disposer d’une vue d’ensemble des pratiques actuelles pour faire progresser le dialogue civil d’une manière efficace, durable et inclusive au niveau de l’UE.

Si l’étude fait état d’une intensification du dialogue civil au cours des dix dernières années, elle souligne aussi la persistance de certains défis: «L’étude sur les pratiques actuelles en matière de dialogue civil au sein des institutions de l’UE montre que ces institutions et les services qui les composent ont encore des conceptions variables de ce qui constitue un dialogue structuré avec la société civile. Elles le mettent en place selon des modalités différentes et il arrive parfois que le dialogue civil, les initiatives de démocratie directe et les représentants élus soient perçus comme se faisant concurrence.»  

L’étude ne se contente pas de faire le point sur les pratiques de dialogue civil, elle formule également des recommandations concrètes concernant les prochaines étapes. Les coauteurs, Mme Mizsei et M. Yeung, se sont exprimés en ces termes: «Nous souscrivons aux appels qui ont été lancés pour que l’Union, y compris le CESE, s’accorde sur une définition du dialogue civil et établisse des lignes directrices pour sa mise en œuvre, cette démarche devant aboutir à un accord interinstitutionnel sur le dialogue civil. Ces lignes directrices pourraient être intégrées dans la boîte à outils pour une meilleure réglementation afin de refléter la nature unique de ce dialogue.» L’accord en question pourrait également assigner des rôles et des objectifs à chaque institution en fonction de ses compétences et harmoniser les initiatives existantes.

La publication de l’étude du CESE intervient à un moment crucial, alors que la Commission européenne s’est engagée à renforcer le dialogue avec la société civile et à mieux la protéger dans les travaux qu’elle mènera au cours de son mandat 2024-2029. En outre, la société civile est confrontée à de nombreux enjeux dans un contexte de mutations géopolitiques et socio-économiques.

Découvrez le communiqué de presse complet sur cette étude.

L’étude et sa synthèse sont disponibles sur le site web du CESE.