Event type
Debate

La section ECO organise un débat de haut niveau sur le financement de la défense dans l’UE. Ce sujet est de la plus haute importance dans le débat politique actuel, notamment compte tenu du nouveau contexte géopolitique, du nouveau cycle institutionnel et législatif de l’UE qui vient de débuter et des préparatifs du cadre financier pluriannuel post-2027.

Adopté on 04/12/2024 - Bureau decision date: 03/12/2024
Référence
NAT/943-EESC-2024
Session plénière
592
-
  • NAT/943 _Record of proceedings
Download — Avis du CESE: Modification — Matériels forestiers de reproduction: catégorie «matériels testés», leur étiquetage et les noms des autorités responsables de l’admission et du contrôle de la production

Par le groupe des travailleurs

Évoquer le coût de la vie pour paraphraser le slogan de la campagne de Bill Clinton en 1992 — «C’est l’économie, imbécile!», qui eut à l’époque une résonance profonde auprès des électeurs américains — semble plus qu’approprié aujourd’hui. Il suffit d’examiner les résultats de la dernière enquête post-électorale Eurobaromètrede l’UE, qui fait apparaître que l’inflation et l’économie ont été les principaux thèmes à avoir incité les citoyens à se rendre aux urnes.  

Par le groupe des travailleurs

Évoquer le coût de la vie pour paraphraser le slogan de la campagne de Bill Clinton en 1992 — «C’est l’économie, imbécile!», qui eut à l’époque une résonance profonde auprès des électeurs américains — semble plus qu’approprié aujourd’hui. Il suffit d’examiner les résultats de la dernière enquête post-électorale Eurobaromètrede l’UE, qui fait apparaître que l’inflation et l’économie ont été les principaux thèmes à avoir incité les citoyens à se rendre aux urnes. 

Bien entendu, il n’y a pas de solution universelle et les difficultés économiques ne peuvent à elles seules expliquer tous les problèmes qui détermineront les élections à venir. Toutefois, on peut légitimement affirmer que la hausse des prix, le coût de la vie et la situation économique ont été les principaux déterminants des choix des électeurs dans l’UE au printemps dernier et de l’autre côté de l’Atlantique il y a quelques semaines. Ce ne fut pas une surprise: ces thèmes constituaient déjà la principale préoccupation (suivis par la pauvreté et l’exclusion sociale) au début 2023. Alors que les indicateurs macroéconomiques semblent donner raison aux choix des décideurs politiques, l’incidence directe de l’inflation sur des biens essentiels tels que les denrées alimentaires et l’énergie reste lourde, son incidence touchant de manière disproportionnée ceux qui consacrent une proportion importante de leurs revenus à ces besoins. Cette situation est venue s’ajouter à la pandémie et aux choix catastrophiques de politiques publiques qu’elle a provoqués, alors que de nombreux pays souffraient encore des séquelles de la crise de 2008.

Depuis des décennies, les salaires ont été dissociés de la croissance de la productivité, ce qui a fait disparaître les perspectives d’avenir meilleur pour nombre de personnes ressortissant aux classes moyennes et ouvrières en Europe. L’extrémisme politique et les turbulences électorales sont là pour rester.

Il est essentiel de s’attaquer à la crise du coût de la vie pour l’avenir de l’Europe, car elle met en évidence des problèmes structurels dans nos sociétés et nos économies, tout en remettant en cause les principes qui sous-tendent le tissu social de nos démocraties.

Le 26 novembre, le groupe des travailleurs a rencontré plusieurs parties prenantes pour discuter de cette question. Nous vous invitons à revivre cette discussion et à vous joindre à notre appel aux décideurs politiques pour qu’ils mettent un terme à leurs slogans vides de sens et comblent leur propre déficit de compétences pour se concentrer sur ce qui importe. 

Le CESE a présenté une vision dont l’objectif est de transformer l’agriculture, la pêche et les systèmes alimentaires de l’UE de manière à garantir la résilience et la durabilité en temps de crise. 

Le CESE a présenté une vision dont l’objectif est de transformer l’agriculture, la pêche et les systèmes alimentaires de l’UE de manière à garantir la résilience et la durabilité en temps de crise. 

Dans un avis adopté en octobre, le CESE plaide en faveur d’un système alimentaire compétitif, à l’épreuve des crises et aligné sur les objectifs environnementaux et sociaux de l’UE. Il met l’accent sur la sécurité alimentaire, un revenu équitable pour les producteurs, la résilience environnementale et le soutien qu’il convient d’apporter à la prochaine génération de producteurs de denrées alimentaires.

«Il est essentiel de garantir des revenus stables et durables aux producteurs, tout comme de promouvoir une politique alimentaire fondée sur la connaissance, qui encourage l’innovation», a déclaré Arnold Puech d’Alissac, président de l’Organisation mondiale des agriculteurs et l’un des trois rapporteurs de l’avis.

À cet effet, le CESE propose de renforcer le pouvoir de négociation du secteur agricole dans le cadre des négociations sur les prix, et d’augmenter le financement européen de l’agriculture et de la pêche. Il demande également que les futurs accords commerciaux prennent pleinement en compte le pacte vert et les normes définies par la stratégie «De la ferme à la table», de manière à garantir une concurrence loyale et un niveau de qualité élevé des denrées alimentaires.

«Il est essentiel de garantir des revenus équitables aux producteurs primaires», a souligné Piroska Kállay, une autre rapporteure de l’avis.

À cette fin, le CESE plaide en faveur d’une application plus stricte des pratiques commerciales loyales et d’une interdiction de la vente à perte afin de rééquilibrer la chaîne d’approvisionnement alimentaire. L’adoption de politiques en faveur du renouvellement des générations, axées sur les jeunes et les femmes, couvrant notamment l’éducation, la formation et le soutien aux coopératives, revêt également une importance capitale.

Pour promouvoir la durabilité, le CESE recommande de récompenser les efforts de séquestration du carbone, tels que la gestion durable des sols, et de prévenir les fuites de carbone. «Ces mesures contribueraient à aligner la production alimentaire sur les objectifs climatiques de l’Union et les engagements environnementaux mondiaux», a expliqué Joe Healy, un autre rapporteur.

La mise en place d’un système public d’assurance destiné à protéger les producteurs contre les catastrophes liées au climat tout en assurant la continuité de l’approvisionnement alimentaire constitue une autre proposition.

Le CESE plaide en faveur de politiques visant à restaurer la santé des sols et de l’eau, améliorer l’utilisation rationnelle de l’eau et faire baisser sa consommation, tout en réduisant les formalités administratives et en renforçant la transparence grâce à un suivi numérisé des prix et des coûts.

Enfin, le CESE préconise la création d’un Conseil européen de la politique alimentaire (CEPA) afin de favoriser le dialogue sur les questions liées à l’alimentation et d’aligner la politique alimentaire sur les objectifs sociaux et environnementaux plus larges. Ces propositions constituent une feuille de route visant à rendre les systèmes alimentaires de l’UE plus résilients, plus durables et plus équitables face aux défis mondiaux.(ks)

Le CESE invite l’Union à montrer l’exemple avec un modèle de bioéconomie aligné sur le pacte vert pour l’Europe et les objectifs climatiques. 

Le CESE invite l’Union à montrer l’exemple avec un modèle de bioéconomie aligné sur le pacte vert pour l’Europe et les objectifs climatiques.

Dans son avis sur le thème «Assurer la cohérence de l’économie circulaire et de la bioéconomie», le CESE explique dans quelle mesure une bioéconomie solide peut apporter à l’Europe des bénéfices économiques et écologiques accrus, renforcer la résilience et soutenir une transition juste. Les investissements stratégiques dans la coopération entre les domaines d’activité et l’engagement des communautés peuvent faire de la bioéconomie de l’Union un modèle mondial de croissance durable.

Pour être durable, la bioéconomie doit s’aligner sur les cadres dont l’Union s’est dotée, comme le pacte vert, l’économie circulaire et les objectifs en matière de biodiversité, afin de garantir que ses activités contribuent à atteindre les objectifs en matière de climat et de biodiversité, dans le respect des limites de notre planète.

«Il est primordial que nous adoptions une stratégie complète et ambitieuse en matière de bioéconomie. Si elle est alignée sur l’économie circulaire et les objectifs de développement durable, la bioéconomie peut donner un avantage concurrentiel à l’Union, en créant des emplois durables et bien rémunérés et en garantissant que la croissance respecte les limites écologiques», a fait valoir le rapporteur de l’avis, Cillian Lohan.

La bioéconomie peut s’appuyer sur les principes de l’économie circulaire, c’est-à-dire réduire la production de déchets et améliorer l’efficacité, par une utilisation des ressources en cascade et le recyclage des matières biologiques. Elle offre des avantages sociaux, surtout dans les zones rurales, en créant des emplois et en donnant des occasions de renforcer les compétences. Dans ce secteur, le soutien aux communautés rurales et la participation des jeunes revêtent une importance cruciale.

L’éducation à la bioéconomie peut contribuer à former une main-d’œuvre qualifiée et à sensibiliser à la durabilité. Elle permet également d’améliorer la santé publique, en réduisant les coûts des soins de santé. Les progrès technologiques et l’utilisation durable des terres, notamment l’agriculture et la sylviculture régénératrices, qui stimulent le stockage du carbone et la biodiversité, constituent des facteurs essentiels dans cette démarche.

L’agriculture urbaine et les pôles d’alimentation circulaire peuvent réduire le gaspillage alimentaire et renforcer les systèmes d’alimentation locaux. L’Union se devrait de respecter des normes élevées dans les domaines des entreprises et de l’innovation, en encourageant une adoption rapide des biotechnologies. Dans le financement, il y aurait lieu d’accorder la priorité aux porteurs de projets innovants et de soutenir les petites et moyennes entreprises.

Si l’on veut parvenir à intégrer la bioéconomie dans les politiques de l’Union, il convient de la définir clairement. La révision de la stratégie pour la bioéconomie, à l’horizon 2025, devrait s’aligner sur le pacte vert et l’accord de Paris, et offrir une feuille de route pour une économie fondée sur le vivant qui soit durable et résiliente. (ks) 

Par Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile du CESE

Bien que l’UE soit l’une des régions les plus riches du monde, des millions d’enfants européens dépendent encore de leur école pour leur alimentation quotidienne. En fait, le nombre d’États membres fournissant des denrées alimentaires aux enfants pendant les vacances scolaires est en augmentation. Cette information à elle seule suffit pour comprendre que la pauvreté dans son acceptation la plus élémentaire existe et s’accroît, et qu’elle doit être combattue avec fermeté et sans hésitation par la prochaine Commission européenne. 

Par Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile du CESE

Bien que l’UE soit l’une des régions les plus riches du monde, des millions d’enfants européens dépendent encore de leur école pour leur alimentation quotidienne. En fait, le nombre d’États membres fournissant des denrées alimentaires aux enfants pendant les vacances scolaires est en augmentation. Cette information à elle seule suffit pour comprendre que la pauvreté dans son acceptation la plus élémentaire existe et s’accroît, et qu’elle doit être combattue avec fermeté et sans hésitation par la prochaine Commission européenne.

Les statistiques européennes sur la pauvreté sont déprimantes. Environ 21 % de la population de l’UE est exposée au risque de pauvreté et d’exclusion sociale (données Eurostat de 2023) et près de 25 % des enfants menacent de tomber dans le piège de la pauvreté (données Eurostat de 2023). S’il se peut que la situation ait été pire sans les initiatives actuelles mises en place par l’UE pour stimuler le changement dans ce domaine, force est d’admettre que celles-ci ne sont pas suffisantes. C’est pourquoi le Comité économique et social européen (CESE) et son groupe des organisations de la société civile saluent l’annonce de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, selon laquelle la Commission travaillera à l’élaboration d’une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté visant à s’attaquer aux causes profondes de ce problème au cours du mandat 2024-2029. Le CESE, et en particulier mon groupe, plaident depuis longtemps en faveur d’une telle stratégie.

Malheureusement, la pauvreté n’est pas seulement une pénurie des ressources de base dont les familles ont besoin au quotidien. Elle est le résultat d’une série de circonstances durables qui vont de pair avec un appauvrissement à long terme. Cet appauvrissement est lié aux systèmes politiques, qui, au mieux, ignorent certains groupes démographiques et, au pire, les discriminent.

Les solutions devront passer par une évaluation des causes profondes et historiques de la pauvreté. Il s’agira d’examiner toutes les étapes de la vie des personnes concernées, de la naissance à la mort. Il en va de même pour l’offre de logement, qui devient l’un des problèmes les plus graves auxquels sont confrontées les sociétés européennes. Pour cette raison, à la demande de mon groupe, le CESE a commandé une étude sur le logement durable et abordable dans l’UE. Elle a été présentée lors de notre conférence du 21 novembre sur le thème «Protéger les plus vulnérables d’Europe grâce au logement durable et abordable». Cette conférence nous a permis de démontrer que le logement abordable est l’un des principaux instruments de lutte contre la pauvreté.

Nous nous félicitons que la nouvelle Commission européenne comprenne un commissaire à l’énergie et au logement, ce qui contribuera à l’éradication de la pauvreté. Il est cependant préoccupant que la plupart des responsables politiques continuent de considérer l’éradication de la pauvreté comme un problème à résoudre au moyen de budgets conséquents gérés de manière bureaucratique. Les ressources ne parviendront aux personnes concernées que si cet état d’esprit change. La pauvreté est une question transversale et les nouveaux commissaires européens à l’énergie et au logement, à l’égalité, à la cohésion et aux réformes, et à la transition juste doivent assumer sans délai la responsabilité de stimuler ce changement.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueille la fascinante exposition «Des rencontres puissantes: imaginer la fin de la précarité énergétique», qui présente le travail de la photographe Miriam Strong. Organisée à l’initiative du groupe des organisations de la société civile du CESE en partenariat avec Les amis de la Terre Europe, l’exposition met en lumière le militantisme, l’action collective et la prise d’autonomie de communautés confrontées à la précarité énergétique aux quatre coins de l’Europe. Elle sera visible dans le bâtiment JDE du CESE (rue Belliard 99-101 à Bruxelles) du 4 au 16 décembre.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueille la fascinante exposition «Des rencontres puissantes: imaginer la fin de la précarité énergétique», qui présente le travail de la photographe Miriam Strong. Organisée à l’initiative du groupe des organisations de la société civile du CESE en partenariat avec Les amis de la Terre Europe, l’exposition met en lumière le militantisme, l’action collective et la prise d’autonomie de communautés confrontées à la précarité énergétique aux quatre coins de l’Europe. Elle sera visible dans le bâtiment JDE du CESE (rue Belliard 99-101 à Bruxelles) du 4 au 16 décembre.

Lors de l’inauguration, Aurel Laurenţiu Plosceanu, vice-président du CESE chargé de la communication, et Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile du CESE, ont souligné l’engagement du Comité en faveur de l’éradication de la pauvreté, de la promotion d’une énergie abordable et d’un changement systémique, ainsi que de la réalisation des objectifs de développement durable. 

Dans son discours, M. Boland a abordé l’augmentation du coût de la vie et des niveaux de pauvreté en Europe, en mettant l’accent sur la nécessité d’une réponse politique forte de la part de la nouvelle Commission européenne et du nouveau Parlement européen. «Annoncés par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dans ses orientations politiques pour la nouvelle Commission européenne, la toute première stratégie européenne de lutte contre la pauvreté et le pacte pour une industrie propre doivent apporter des solutions durables aux réalités du terrain», a-t-il déclaré.

Laia Segura, militante pour la justice énergétique, et Yvonne Lemmen, responsable de la communication chez Les amis de la Terre, ont affirmé que ces photos analysent la façon dont les personnes font face à la précarité énergétique et luttent pour leur droit à des logements décents et résistants au changement climatique, alimentés par une énergie abordable et propre. Pour de plus amples informations, veuillez cliquer ici.

Le CESE a appelé à mettre en place une initiative phare européenne en faveur de la santé, proposé la création d’une union européenne de la santé et exhorté la Commission européenne à publier un plan d’action sur les maladies rares assorti d’objectifs clairement réalisables.

Le CESE a appelé à mettre en place une initiative phare européenne en faveur de la santé, proposé la création d’une union européenne de la santé et exhorté la Commission européenne à publier un plan d’action sur les maladies rares assorti d’objectifs clairement réalisables.

Au cours d’un débat sur le thème «Une initiative phare européenne en faveur de la santé» qui s’est tenu lors de sa session plénière d’octobre, le CESE a appelé l’UE à lancer une initiative ambitieuse visant à mettre en place une architecture transversale de la santé au sein de l’UE. L’élaboration d’un plan d’action européen sur les maladies rares était également à l’ordre du jour.

En ouverture du débat, Oliver Röpke, président du CESE, a déclaré: «Il est essentiel que toute personne vivant dans l’UE ait accès à des soins de santé de qualité, abordables et accessibles. Nous devons investir dans des systèmes de santé innovants et durables, et prendre des mesures fermes pour lutter contre les inégalités en matière de santé tant au sein de l’UE qu’à l’échelle mondiale. Les maladies rares rendent encore plus visibles les inégalités et les vulnérabilités persistantes. C’est pourquoi nous avons besoin d’une action européenne globale sur les maladies rares.»

Alain Coheur, rapporteur de l’avis sur une initiative phare européenne en faveur de la santé, a expliqué: «Aujourd’hui, nous nous efforçons d’adopter une feuille de route à l’intention des futurs commissaires européens qui promeut des soins de santé accessibles à tous et protège les personnes contre les crises à venir.» Ágnes Cser, rapporteure de l’avis sur les maladies rares, a ajouté: «Nous devons élaborer un plan d’action. Toutefois, il importe de ne pas nous concentrer uniquement sur le plan d’action sur les maladies rares, mais aussi d’accorder l’attention voulue à la santé en général, étant donné qu’elle est la clé de la compétitivité. Notre union de la santé ne peut pas rester lettre morte.»

L’avis sur l’initiative phare européenne en faveur de la santé établit des piliers stratégiques pour une solidarité et une coopération renforcées entre les États membres en matière de santé. Parmi celles-ci figure la mise en place d’une garantie européenne de soins et de santé qui définirait des objectifs de santé pluriannuels au niveau de l’UE. Cela pourrait conduire à l’adoption d’un texte juridiquement contraignant (tel qu’une directive).

Un autre pilier est la mise en œuvre de l’approche «Une seule santé», articulant les politiques de santé humaine, animale, végétale et environnementale. L’avis sur la lutte contre les maladies rares invite la Commission à publier une communication contenant un plan d’action européen global assorti d’objectifs SMART réalisables d’ici à 2030. (lm) 

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Donald Trump a remporté les élections aux États-Unis et deviendra président pour la seconde fois. Le résultat du vote est sans ambiguïté, et se doit d’être respecté, mais que faire maintenant? 

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Donald Trump a remporté les élections aux États-Unis et deviendra président pour la seconde fois. Le résultat du vote est sans ambiguïté, et se doit d’être respecté, mais que faire maintenant?

L’Union européenne et les États-Unis restent des partenaires géopolitiques et commerciaux majeurs, nos relations étant fondées sur le principe de réciprocité. L’isolationnisme ou le protectionnisme n’ont pas leur place dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, car de telles approches nuisent à notre coopération, entre nous comme au niveau mondial, ainsi qu’à notre prospérité économique.

L’Union est le principal partenaire commercial des États-Unis, et vice versa. Le commerce entre ces deux partenaires a atteint un niveau historique de plus de 1 600 milliards d’EUR en 2023, tandis que les stocks d’investissements bilatéraux s’élèvent à 5 000 milliards d’EUR. Les États-Unis constituent une source majeure d’investissements directs étrangers (IDE) dans l’Union: il est estimé qu’en Europe, ces investissements américains se montent à quelque 3 600 milliards d’USD, tandis que ceux de l’Union aux États-Unis s’élèvent à environ 3 000 milliards d’USD. Les sommes ainsi investies par chacun des partenaires renforcent l’interdépendance de leurs économies et créent des millions d’emplois, de part et d’autre de l’Atlantique.

En conséquence, il importe qu’ils continuent à cultiver leur relation. C’est une voie sans issue que d’imposer des droits de douane sur les marchandises européennes, suivant la suggestion, déjà avancée par Donald Trump, de taxer à hauteur de 10 % à 20 % les importations en provenance de tous les pays, y compris de l’Union. C’est pourquoi nous appelons à un dialogue plus ouvert et à un ordre du jour qui, en matière de coopération, soit tourné vers l’avenir.

Le Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis (CCT) a facilité le dialogue sur des questions cruciales telles que l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs. S’il est nécessaire de renforcer le dialogue et de l’intensifier, l’Union se doit par ailleurs d’accélérer ses réformes stratégiques, de se ressaisir et de chercher le meilleur moyen de dégager des pistes pour coopérer avec les États-Unis.

Nous devons également anticiper le scénario où, sur des questions aussi importantes que le changement climatique et l’Ukraine, nous devrons agir seuls. Pareille éventualité étant très plausible, nous nous devons de commencer à nous y préparer comme à une nouvelle réalité qui s’imposera dans les faits.