Les dialogues transatlantiques, interparlementaires et avec la société civile sont essentiels pour renforcer les relations entre l’Union européenne et les États-Unis

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Après avoir essuyé d’importants revers ces dernières années, l’Union européenne et les États-Unis ont désormais une occasion unique de rétablir un partenariat et une amitié plus solides, fondés sur des valeurs démocratiques, une histoire et des intérêts communs.

Le 15 décembre dernier, le comité de suivi des relations transatlantiques du Comité économique et social européen (CESE) s’est réuni sous la direction de son nouveau président, Christian Moos, et a accueilli, de façon virtuelle, deux éminents orateurs: Radosław Sikorski, député au Parlement européen et président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et William Hurd, membre du Congrès américain pour le 23e district congressionnel du Texas.

Dimitris Dimitriadis, président de la section «Relations extérieures» du CESE, a fait part de l’importance que le CESE accorde aux relations transatlantiques, en évoquant notamment la déclaration de la présidente du CESE dans laquelle elle félicite le président élu, Joe Biden, et la vice-présidente élue, Kamala Harris.

Dans son discours, M. Sikorski a clairement souligné le rôle crucial des contacts interpersonnels, y compris le dialogue transatlantique des législateurs (DTL) et une coopération plus solide avec la société civile, dans le droit-fil du nouvel agenda transatlantique. Il a mis en évidence l’importance d’apporter des réponses communes face aux défis mondiaux actuels et a indiqué que la force de la coopération mondiale est importante, étant donné qu’aucun pays, à lui seul, ne peut résoudre de telles problématiques, ajoutant que les différences politiques entre l’Union européenne et les États-Unis n’ont pas disparu, mais la bonne volonté, l’équité et la confiance constituent un bon point de départ.

M. Hurd, membre du Congrès américain, a vivement approuvé le dialogue transatlantique et a indiqué qu’il convenait de proposer un nouveau cadre pour régir la relation entre l’UE et les États-Unis, car une Amérique aux commandes ne signifie pas une Amérique qui peut se passer des autres. Nous devons montrer notre capacité à nouer des alliances. M. Hurd a souligné qu’il était impératif que l’Union européenne et les États-Unis coopèrent pour relever les défis stratégiques découlant de l’affirmation grandissante de la Chine à l’échelle internationale. Il a ajouté que le moment était venu d’intensifier la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis, en particulier dans les domaines de l’innovation et de l’intelligence artificielle, puisque c’est en travaillant ensemble que nous pourrons sortir gagnant. Dans ses observations finales, M. Hurd a fait savoir qu’il adhérait aux propositions concrètes présentées par les institutions européennes concernant le renforcement des relations transatlantiques et a déclaré que le partenariat transatlantique permet à chacun d’entre nous de bénéficier d’un niveau de vie et d’une qualité de vie qu’aucune autre civilisation n’a pu offrir. Faisons en sorte que cela perdure et travaillons ensemble.

ÉTAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES CONCERNANT LES FUTURES RELATIONS TRANSATLANTIQUES

Au cours de la deuxième partie de la réunion, Peter Chase, chercheur principal au German Marshall Fund of the United States, a fait remarquer qu’une stratégie ambitieuse et le cadre approprié pour l’avenir étaient essentiels pour les relations économiques transatlantiques, saluant la création potentielle d’un Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis et faisant valoir qu’une économie puissante “alimentera” la société civile, les groupes de réflexion, les entreprises et les investissements.

Matthias Jorgensen, chef d’unité à la direction générale du commerce de la Commission européenne, a fait le point sur la situation entre l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Il a mentionné les différends commerciaux actuels, mais aussi mis en lumière l’occasion unique de trouver des réponses communes, telles qu’elles figurent dans le nouvel agenda transatlantique de la Commission européenne: «Œuvrer ensemble pour un monde en meilleure santé: la COVID-19 et au-delà»; «Travailler ensemble pour protéger notre planète et notre prospérité»; «Travailler ensemble sur les technologies, le commerce et les normes»; et «Œuvrer ensemble en faveur d’un monde plus sûr, plus prospère et plus démocratique».

Garrett Workman, directeur principal des affaires européennes à la Chambre de commerce des États-Unis, a en outre déclaré que le commerce constitue la base pour corriger les nombreuses erreurs commises par la politique américaine au cours des dernières années», soulignant qu’«une gouvernance commerciale commune est nécessaire pour approcher la Chine. Il a mis en avant l’importance de résoudre les problèmes liés à la fiscalité des technologies, des données et de l’économie numérique.

Tanja Buzek, en qualité d’ancienne présidente du comité de suivi des relations transatlantiques, a présenté les activités passées de celui-ci et a fait part de son optimisme en ce qui concerne les évolutions actuelles qui favorisent le renforcement du futur dialogue avec la société civile transatlantique.

BÂTIR DES PONTS PAR-DESSUS L’ATLANTIQUE

«Bâtir des ponts par-dessus l’Atlantique» est un projet ambitieux présenté par Christian Moos, président du comité de suivi des relations transatlantiques, Karolina Dreszer-Smalec, vice-présidente du Forum civique européen et présidente de la Fédération nationale des organisations non gouvernementales polonaises (OFOP), et Jean-Marc Roirant, président de Société civile Europe. Le projet met en lumière le rôle de la société civile et l’importance de son impact sur le partenariat transatlantique renouvelé. Il est essentiel de créer des ponts avec les citoyens et leurs activités et de faire entendre la voix libérale des deux côtés de l’Atlantique. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de trouver un terrain d’entente, de dégager des solutions et d’éviter de s’enliser dans des conflits. M. Moos a insisté sur le fait qu’il existe un contexte plus large dont nous devons prendre conscience et la société civile peut apporter une contribution à cet égard. Les jeunes peuvent faire la différence grâce à l’éducation, au sport et à la culture. La création d’une union visant à promouvoir des stratégies et à rassembler les organisations de jeunesse dans les domaines de l’éducation et de la culture pourrait également renforcer l’économie, idée qui devrait être prise en compte par les gouvernements et les institutions.

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Cross-Atlantic, Interparliamentary and Civil Society dialogues are essential for strengthening EU-US relations