Doper la croissance des PME : le groupe des employeurs à l’assemblée des PME 2025

Les petites et moyennes entreprises (PME) européennes sont à un tournant, et les discussions qui viennent d’avoir lieu lors de l’assemblée des PME ont montré à quel point le changement était aujourd’hui impérieux.

Organisée les 10, 11 et 12 novembre 2025 par la Commission (DG GROW), et accueillie à Copenhague par la présidence danoise du Conseil de l’Union, l’événement s’est imposé à l’échelle européenne comme l’un des plus importants pour les PME. Entrepreneurs, représentants du monde des affaires et responsables politiques se sont réunis pour débattre de thèmes urgents, tels que la stratégie pour le marché unique, les jeunes pressants, tels que l’innovation, l’esprit d’entreprise, l’amélioration de la réglementation ou encore la simplification.

La délégation du groupe des employeurs du CESE a joué un rôle actif tout au long de l’assemblée, en participant à des sessions politiques axées sur la manière de traiter les innombrables problèmes auxquels les PME sont confrontées. Lors de la table ronde consacrée aux conclusions politiques, Mme Sandra Parthie, présidente du groupe des employeurs du CESE, a lancé un appel clair : il faut absolument que l’Europe rétablisse une perspective de croissance claire pour ses PME. Les actions visant à réduire la charge administrative doivent se traduire par des conditions plus simples, plus rapides et plus équitables pour les petites entreprises.

Le message adressé par Mme Emilie Prouzet, qui préside la section «Marché unique, production et consommation» (INT) du CESE, s’est même fait plus critique. Les États membres doivent se rapproprier le marché unique et respecter pleinement les règles convenues au niveau européen, sachant que des pratiques telles que les anticipations législatives nationales et la transposition non conforme des règles européennes nuisent au bon fonctionnement du marché unique.

Pour ce qui est de l’internationalisation, Mme Milena Angelova, membre du groupe des employeurs, a exhorté l’Union à aider véritablement les entreprises en élargissant son soutien au-delà des champions des PME et en garantissant une prévisibilité du financement dès lors que l’actuel cadre financier pluriannuel (CFP) sera arrivé à son terme.

Pour ce qui concerne l’avenir de l’élaboration des politiques, Mme Alena Mastantuono, vice-présidente du CESE chargée du budget, a expliqué que l’utilisation d’outils numériques, y compris l’intelligence artificielle, pouvait changer la donne quant à la méthode d’élaboration de la législation européenne. Ces outils pourraient soutenir l’application cohérente des règles, en veillant au respect de ces dernières et en comparant les approches des États membres en matière de mise en œuvre du droit de l’Union, ainsi qu’en recensant à la fois les bonnes pratiques et les incohérences.

L’assemblée des PME a aussi accueilli le prix européen de la promotion de l’esprit d’entreprise (EEPA), une opération qui célèbre des initiatives notables favorisant l’esprit d’entreprise et soutenant le développement des PME à l’échelle de l’Union, notamment par une amélioration de l’environnement des entreprises, un appui aux jeunes pousses, une promotion de la durabilité, une stimulation de la numérisation ou encore un renforcement des compétences entrepreneuriales.

Le prix a permis de rappeler de façon éclatante la puissance de réalisation des PME européennes dès lors que les conditions adéquates sont en place. L’Union doit garantir ces conditions et tenir ses promesses. Les outils, les talents et l’ambition sont donc là — ce dont les PME ont besoin pour passer à la vitesse supérieure, c’est l’action !

Work organisation