Hanna Lioubakova, journaliste biélorusse en exil, écrit sur la résistance silencieuse du peuple biélorusse, qui vit dans une société prise en otage entre terreur et propagande pro-Kremlin. La récente libération de Sergueï Tikhanovski, époux de la cheffe de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa, a apporté une lueur d’espoir à la population biélorusse, qui se sent souvent oubliée. Toutefois, avec 1 200 prisonniers politiques toujours derrière les barreaux, le pays reste une prison. Tant que tous ne seront pas libérés et que la répression systémique ne sera pas enrayée, l’UE et la communauté internationale ne doivent pas relâcher la pression. Ce n’est pas une question de charité, mais d’investissement crucial dans la sécurité européenne.

Hanna Lioubakova est une journaliste et analyste politique biélorusse. Membre non résidente senior de l’Atlantic Council, elle suit les évolutions en Biélorussie pour des titres internationaux de premier plan, parmi lesquels The Washington Post ou The Economist. Hanna Lioubakova a commencé sa carrière sur Belsat TV, la seule chaîne de télévision biélorusse indépendante, interdite par le régime de Minsk. Elle a également travaillé pour Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) à Prague, en Tchéquie. Elle est actuellement conseillère pour le rapport d’information du CESE sur les médias sociaux et l’IA.

Hanna Lioubakova a reçu plusieurs récompenses pour son travail, dont le prix de la liberté des médias du Transatlantic Leadership Network et le prix One Young World du journaliste de l’année. Elle faisait également partie des finalistes du prix de la presse européenne. En représailles de ses articles, le régime de Loukachenko l’a condamnée par défaut à dix ans de prison. Elle figure sur la liste des personnes recherchées en Russie et dans tous les pays de la Communauté des États indépendants (CEI).