Le Comité économique et social européen (CESE) a invité la Commission à adopter une approche plus ambitieuse et plus inclusive de la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Présenté pour la première fois en 2017, le socle européen des droits sociaux énonce vingt principes visant à promouvoir des marchés du travail équitables et de solides systèmes de protection sociale dans l’ensemble de l’UE.

Si l’actuel plan d’action (2021-2025) a permis de progresser sur le front de l’emploi et de l’insertion sociale, le CESE est d’avis que la phase suivante doit aller plus loin. Oliver Röpke, président du CESE, souligne que le socle européen des droits sociaux devrait être un outil pratique au service d’une Union centrée sur les citoyens. Il demande instamment à la Commission de présenter un nouveau plan d’action susceptible de produire des résultats concrets et de renforcer la dimension sociale de l’Union.

Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission, soutient cette vision en déclarant qu’une consultation publique est en cours au sujet du prochain plan d’action du socle européen des droits sociaux. Elle décrit le socle européen des droits sociaux comme étant à la fois «une boussole et un bouclier», jouant un rôle essentiel pour orienter les citoyens à travers les enjeux relatifs à l’emploi et aux changements sociétaux.

Katarzyna Nowakowska, vice-ministre chargée de représenter la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne, reconnait les progrès accomplis récemment pour diminuer la pauvreté — 2,8 millions de personnes ayant été sorties de la pauvreté l’année dernière — tout en déclarant qu’il reste beaucoup à faire. Elle fait également observer que modifier les dynamiques géopolitiques nécessite de mettre à nouveau l’accent sur la politique sociale.

Dans son avis intitulé «Nouveau plan d’action pour mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux», le CESE plaide en faveur de mesures contraignantes, d’une gouvernance renforcée et de propositions d’actions qui permettraient de garantir la pleine réalisation des droits sociaux dans l’ensemble de l’Union. Il considère le socle européen des droits sociaux comme un instrument essentiel pour construire une Europe plus équitable et plus inclusive, qui ne laisse véritablement personne de côté. (lm)