European Economic
and Social Committee
Des relations plus étroites entre le CESE et les forces démocratiques biélorussiennes pour un engagement stratégique fort
Par la signature d’un protocole d’accord avec les forces démocratiques biélorussiennes, représentées par Mme Sviatlana Tsikhanowskaïa, le Comité économique et social européen (CESE) réaffirme son soutien sans faille à une Biélorussie démocratique. Ce nouveau protocole formalise une nouvelle phase de collaboration structurée ayant pour visée d’appuyer la société civile biélorussienne et ses aspirations européennes.
Lors de sa session plénière de juin, le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un débat sur l’Avenir démocratique de la Biélorussie, en présence de Mme Sviatlana Tsikhanowskaïa, cheffe de file du mouvement démocratique biélorussien, de M. Maksim Pazniakou, président faisant fonction du Congrès biélorussien des syndicats démocratiques, et de M. Andreï Gnyot, journaliste et cinéaste biélorussien. Le protocole d’accord, qui a été signé dans le cadre du débat en plénière, formalise la coopération entre le CESE et la société civile biélorussienne.
Mme Tsikhanowskaïa a exprimé sa gratitude au CESE pour l’aide que celui-ci apporte à la société civile biélorussienne, et elle a notamment déclaré: «Nous sommes extrêmement honorés de signer le présent protocole d’accord avec le Comité économique et social européen. Ce partenariat marque une étape essentielle pour la Biélorussie sur la voie d’un avenir européen.»
Dans une même perspective, M. Oliver Röpke, président du CESE, a insisté sur l’engagement et le soutien du Comité envers la société civile biélorussienne, en soulignant: «Le débat en plénière d’aujourd’hui et la signature du protocole d’accord témoignent sans ambages de l’engagement profond et inscrit dans la durée du CESE en faveur de l’avenir démocratique du pays et de son peuple. Et il ne s’agit pas là seulement de gestes symboliques, mais bien de donner un espace, une possibilité de s’exprimer et une visibilité à celles et ceux qui, chez eux, sont réduits au silence.»
Le texte cible la mise en œuvre d’initiatives et événements conjoints visant à mieux faire comprendre la situation intérieure qui prévaut en Biélorussie pour ce qui concerne les violations des droits de l’homme — plus de 1200 personnes étant actuellement emprisonnées. Parmi ses principaux objectifs, il y a aussi le soutien et la promotion des représentants des médias indépendants et des journalistes.
«Les arrestations préventives pour contact avec des dissidents sont courantes sous ce régime, qui détruit les liens entre ceux qui se sont échappés et ceux qui sont restés», a déclaré M. Andreï Gnyot, ajoutant que «partout sur le territoire national, des gens sont arrêtés pour avoir simplement communiqué avec ceux qui ont pris la voie de l’exil. Mais jamais ils ne renonceront à leurs amis ou à leurs convictions. Ils trouveront toujours des moyens secrets pour rester en contact».