Dans l’avis élaboré par Angelo Pagliara et adopté lors de la session plénière de décembre, le Comité souligne que cette impulsion permettrait de combler progressivement l’écart avec les États-Unis et la Chine, de sorte que l’Union joue un rôle de premier plan au niveau mondial dans le domaine spatial.

Les investissements de l’Europe dans le domaine spatial sont nettement inférieurs à ceux de ses principaux concurrents. L’Union ne consacre actuellement que 0,07 % de son PIB à l’espace, contre 0,25 % en moyenne pour les États-Unis, et des niveaux encore plus élevés en Chine, en Inde et au Japon.

M. Pagliara estime que «ce déséquilibre structurel sape la capacité de l’Europe à favoriser l’innovation autonome, à maintenir des infrastructures critiques stratégiques et à lutter contre la dépendance à l’égard de technologies, de données et de services de pays tiers». Il ajoute que «nous devons accroître les investissements publics dans le domaine de l’espace».

Dans son avis, le CESE analyse la proposition d’acte législatif sur l’espace de la Commission européenne, et souscrit à son intention de renforcer le marché unique de l’espace.

Pour rendre les activités spatiales durables, sûres et résilientes, l’Union doit stimuler de façon structurelle ses investissements publics dans ce domaine. Elle doit donc agir d’urgence et adopter des politiques industrielles ambitieuses, sans quoi les objectifs de la proposition de la Commission ne seront pas atteints.

Parallèlement, le CESE souligne qu’il est important de disposer d’un cadre réglementaire clair pour attirer les investissements privés et demande que celui-ci s’accompagne d’une stratégie industrielle et technologique qui maximise le rendement économique et social pour les citoyens européens, définisse des outils pour réduire la dépendance à l’égard des approvisionnements critiques en provenance de pays tiers et soutienne le développement des capacités de lancement européennes. (mp)