07 Nour & Tarek

Nour et Tarek. 31 ans et 36 ans. Syriens | Nour et Tarek ont trois enfants. Ils avaient choisi d’enseigner dans le village où ils sont nés en Syrie, près de Damas. « C’est un très bon endroit pour vivre. [...] C’est facile d’enseigner aux gens que vous connaissez. » « Le village, c’est une famille », affirme Nour avec nostalgie. En 2011, la guerre éclate et s’installe durablement dans le pays. Nour et Tarek veulent rester malgré la violence qui s’infiltre chaque jour un peu plus dans leur quotidien. Mais lorsque leurs enfants rentrent de l’école en chantant les hymnes de Daech, ils comprennent qu’ils doivent quitter la Syrie. « Parce que de mauvaises choses dans la tête, c’est pire que de voir des gens tués. » Il aura fallu cinq années pour que Nour et Tarek se décident à l’exil. Après dix jours de voyage, le couple et leurs trois enfants arrivent en Grèce en mars 2016. La famille vit depuis quelques mois dans une chambre d’hôtel réquisitionnée par des militants. Nour y écrit des poèmes en pensant aux siens restés au pays: « Pour une mère que j’ai laissée derrière, – ses yeux ne peuvent jamais quitter mon esprit, – le jour où je suis partie continue de frapper à ma porte, – il renverse mon âme, frappe encore et encore – et je ne peux jamais savoir si je vais les revoir un jour. » | City Plaza, Athènes, Grèce 2017