Solidarité avec les travailleurs et syndicats espagnols pour leur droit de grève

Au nom du groupe des travailleurs du Comité économique et social européen, je voudrais exprimer toute notre solidarité et notre soutien à l'égard des syndicalistes espagnols impliqués dans une procédure judiciaire qui pourrait leur coûter plusieurs années de prison, pour avoir exercé leur droit de grève de manière pacifique et légitime.

Nous savons que, depuis de nombreux mois, vous êtes engagés dans cette bataille marquée par des mobilisations, des déclarations d'organisations et d'institutions internationales, ainsi que des recours juridictionnels, et qui atteint son point culminant avec le passage en justice de plusieurs syndicalistes d'AIRBUS. Les syndicalistes espagnols impliqués dans des procédures pénales ou administratives pour avoir exercé leur droit de grève sont près de trois cents. Il s'agit d'une attaque sans précédent dans l'Union européenne contre la liberté syndicale.

Ce fait est incompréhensible et scandaleux dans une Europe démocratique dont l'Espagne fait partie.

Nous nous rallions à la dénonciation de votre part de cette violation inadmissible des textes fondamentaux du droit de l'UE, de la pleine reconnaissance du droit de grève et de la liberté syndicale consacrés par la Constitution espagnole et des arrêts du tribunal constitutionnel espagnol, qui reconnaissent les piquets de grève comme faisant partie intégrante du droit de grève.

Nous appuyons vos demandes répétées de supprimer l'article 315.3 du code pénal (qui date de l'époque franquiste), qui n'avait jamais été utilisé pendant plus de 35 ans, jusqu'à l'arrivée au pouvoir du Parti populaire en 2011.

Le droit de grève n'est pas compatible avec l'intimidation, la répression et les peines de prison pour cause d'action syndicale.

Comme vous le proclamez, camarades de l'UGT et des CCOO, «ils ne nous feront pas taire», nous les syndicalistes espagnols et européens.

 

Gabriele Bischoff

Présidente

Groupe des travailleurs

 

Work organisation