Boîte à outils pour la société civile destinée aux élections (au Parlement) européennes: comment lutter efficacement contre la désinformation et le blanchiment civique


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Draft Agenda

14:30 – 14:40  Welcome and Introduction by Desislava Ivanova, Programmer Director for CEE, ECAS

14:40 – 15:55 Tackling disinformation and citizenwashing: what can CSOs do? 

  • Séamus Boland -  President of the EESC Civil Society Organisations' Group
  • Renate Schroeder – Director of European Journalists' Federation 
  • Ruby Silk - Communications Officer - Environmental Law and Justice, EEB 
  • John Comer - EESC member TEN Section, Rapporteur for the EESC opinion ‘Safeguarding Democracy Against Disinformation’
  • Moderators: Desislava Ivanova, ECAS and Margarida Martins, EEB 

15:55  - 16:00 Final Remarks by Desislava Ivanova, ECAS and Margarida Martins, EEB 


Note conceptuelle

À l’approche des élections au Parlement européen en juin 2024, la désinformation, les discours fallacieux et les autres formes d’attaques contre la démocratie, telles que le blanchiment civique («citizenwashing»), devraient gagner en fréquence et en complexité. Il est donc essentiel que les citoyens, les organisations de la société civile (OSC) et les décideurs politiques de l’Union travaillent main dans la main sur des solutions paneuropéennes pour relever ces défis.

En 2024, l’ECAS développera trois «boîtes à outils de premiers secours sur la démocratie» qui viseront spécifiquement trois groupes cibles: les citoyens, les OSC et les décideurs politiques de l’Union. L’atelier de la Semaine de la société civile se concentrera sur celle destinée aux OSC, dans le but de donner aux participants des conseils pratiques sur la manière de lutter contre la désinformation et les fausses informations et d’encourager la formation de coalitions de la société civile en vue d’une action conjointe avant les élections au Parlement européen, en mettant un accent particulier sur les pratiques de blanchiment civique.

Une attention spéciale sera accordée au blanchiment civique, pour mieux comprendre ce concept, analyser et partager des expériences et des points de vue de la société civile à ce sujet, présenter des études de cas effectuées par le BEE dans ce domaine, et formuler des recommandations visant à s’assurer que les processus de participation du public ne tombent pas dans le piège d’une fausse représentation, en se basant sur l’échange de bonnes pratiques et d’enseignements tirés.

L’élan consistant à associer les citoyens à une prise de décision démocratique est sans précédent, et la citoyenneté active n’a jamais été aussi pertinente. Dans le cadre d’un effort pour revitaliser la démocratie, la participation des citoyens a augmenté dans l’ensemble de l’Union européenne. Parallèlement, les citoyens et les OSC sont de plus en plus nombreux à réaliser qu’il est nécessaire d’influencer directement les politiques, en particulier dans les domaines de l’environnement et du climat. La participation du public acquiert une autre dimension en période d’élections européennes.

Malheureusement, les possibilités d’engagement direct offertes aux citoyens sont parfois insuffisantes pour leur permettre d’exercer une participation significative, le risque étant de se limiter à un exercice purement formel. Lorsque les pouvoirs publics ou les responsables politiques affirment agir avec le soutien des citoyens, mais que les processus participatifs utilisés pour justifier cette affirmation ont été mal planifiés ou mal exécutés, ou que leurs résultats ne sont pas pris en considération, nous sommes en présence de blanchiment civique.

Le blanchiment civique constitue un problème critique dont les conséquences potentielles sont considérables, allant de la désillusion envers les processus participatifs à une méfiance croissante à l’égard de la démocratie et de la légitimité même des processus décisionnels. Repérer les cas de blanchiment civique peut nous aider à faire en sorte que les processus de participation du public respectent les normes les plus élevées, et aient réellement du sens.

Cet atelier est lié aux travaux du BEE sur les droits environnementaux, à ceux de l’ALDA sur la participation démocratique, à ceux de l’ECAS sur la lutte contre la désinformation et les fausses informations, ainsi qu’à l’avis du CESE intitulé «Pistes pour renforcer le dialogue civil et la démocratie participative dans l’Union européenne».

Objectif: La discussion se concentrera sur la promotion des «boîtes à outils de premiers secours sur la démocratie» de l’ECAS pour les OSC et veillera à associer des contributions d’experts à la participation du public, en écoutant la voix et les recommandations de la société civile. L’atelier aidera à identifier les principales caractéristiques du blanchiment civique et à explorer ses différentes formes et manifestations, grâce au lancement de la collection d’études de cas par le BEE à ce sujet. Il examinera à la fois les aspects à grande échelle et des exemples plus détaillés, avec l’aide de militants qui doivent souvent répondre aux allégations de blanchiment civique. Nous espérons que cet atelier facilitera également le débat sur la recherche de stratégies et de solutions efficaces pour lutter contre le blanchiment civique et la désinformation dans le contexte des prochaines élections au Parlement européen, en juin 2024.

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