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It also organises several annual initiatives and events with a focus on civil society and citizens’ participation such as the Civil Society Prize, the Civil Society Days, the Your Europe, Your Say youth plenary and the ECI Day.
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The EESC brings together representatives from all areas of organised civil society, who give their independent advice on EU policies and legislation. The EESC's326 Members are organised into three groups: Employers, Workers and Various Interests.
The EESC has six sections, specialising in concrete topics of relevance to the citizens of the European Union, ranging from social to economic affairs, energy, environment, external relations or the internal market.
Une année de progrès et d’espérance — réflexions du président Oliver Röpke
Alors que l’année 2024 est sur le point de s’achever, je voudrais revenir sur les réalisations importantes qui l’ont marquée pour le Comité économique et social européen (CESE). Ensemble, nous avons su porter haut les points de vue de la société civile, conforter les principes démocratiques et affirmer notre rôle de pionnier en matière de durabilité en Europe et dans le monde.
L’un de nos motifs majeurs de fierté fut le lancement de l’initiative des membres des pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne (MPCA), qui permet d’associer des représentants de ces derniers aux procédures de consultation du CESE. Cette initiative réaffirme notre engagement en faveur d’un processus d’élargissement transparent et fondé sur les mérites, et prépare ainsi les futurs États membres à prendre pleinement part à la construction de l’Union.
Une année de progrès et d’espérance — réflexions du président Oliver Röpke
Alors que l’année 2024 est sur le point de s’achever, je voudrais revenir sur les réalisations importantes qui l’ont marquée pour le Comité économique et social européen (CESE). Ensemble, nous avons su porter haut les points de vue de la société civile, conforter les principes démocratiques et affirmer notre rôle de pionnier en matière de durabilité en Europe et dans le monde.
L’un de nos motifs majeurs de fierté fut le lancement de l’initiative des membres des pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne (MPCA), qui permet d’associer des représentants de ces derniers aux procédures de consultation du CESE. Cette initiative réaffirme notre engagement en faveur d’un processus d’élargissement transparent et fondé sur les mérites, et prépare ainsi les futurs États membres à prendre pleinement part à la construction de l’Union.
Nous avons étendu nos partenariats mondiaux grâce à la signature d’un protocole d’accord avec le Conseil pour le développement économique et social durable du Brésil. Celui-ci a permis de renforcer la coopération en matière de développement durable et de démocratie, comme ce fut mis en exergue lors de mes rencontres avec le président Lula da Silva. Aux côtés de ce dernier et du gouvernement brésilien, le CESE a joué un rôle central lors du sommet social du G20 à Rio de Janeiro, et plaidé pour réformer la gouvernance et conforter la protection sociale. De même, notre partenariat avec l’Union africaine, officialisé par la déclaration conjointe lors du sommet de l’avenir des Nations unies, met en avant une gouvernance mondiale inclusive et une action climatique équitable. Ces initiatives mondiales mettent en évidence l’influence croissante du CESE pour relever les défis communs.
En Europe, la Semaine de la société civile a démontré toute l’importance de l’engagement sur le terrain pour forger l’avenir de l’Union européenne. Lors du forum de haut niveau sur l’élargissement, nous avons réaffirmé que ce dernier ne consiste pas seulement à repousser plus loin les frontières de l’Union, mais aussi à approfondir ses valeurs communes. Les rencontres avec des responsables politiques tels qu’Edi Rama, le Premier ministre albanais, ont visé avant tout à s’assurer que la société civile jouera effectivement un rôle central dans les négociations d’adhésion. Pour compléter ces démarches, des discussions sur la transformation numérique se sont tenues lors de la réunion du bureau du CESE à Varsovie, dans le but de mettre en cohérence les avancées technologiques et les valeurs européennes d’équité et de justice. C’est ainsi qu’ont pu être jetées les bases des travaux de la prochaine présidence polonaise de l’Union européenne.
Pour ce qui est de l’année 2025, nous continuerons d’agir avant tout pour renforcer la démocratie participative, faire progresser la justice sociale et relever les défis mondiaux tels que le changement climatique et la numérisation. Le CESE œuvrera encore sans relâche en faveur d’une Europe qui écoute, qui montre la voie à suivre et qui ne laisse personne de côté.
Puisse l’année qui vient apporter à toutes et à tous la paix, le progrès et la prospérité.
595e session plénière, avec les invités suivants: Michael McGRATH, commissaire européen à la démocratie, à la justice, à l’état de droit et à la protection des consommateurs, Brikena XHOMAQI, coprésidente du Groupe de liaison, et Kristýna BULVASOVÁ, représentante de la jeunesse; Christophe HANSEN, commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, et Valdis DOMBROVSKIS, commissaire européen à l’économie et à la productivité et commissaire à la mise en œuvre et à la simplification. Vous pourrez suivre les débats en web streaming. Web streaming
594e session plénière, avec les invités suivants: Magdalena SOBKOWIAK-CZARNECKA, sous-secrétaire d’État polonaise au département des affaires européennes, Hadja LAHBIB, commissaire européenne à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion des crises. Vous pourrez suivre les débats en Web streaming
593e session plénière, avec les débats et invités suivants: la princesse Rym Ali, présidente de la Fondation Anna Lindh, Dubravka Šuica, commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Nasser Kamel, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, et Eliane El Haber, représentante de la jeunesse pour l’avis REX/583, conseillère auprès du réseau «SDG 4 Youth & Student» de l’UNESCO et responsable de projet à l’Institut international pour l’enseignement supérieur en Amérique latine et aux Caraïbes de l’UNESCO, Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée des droits sociaux et des compétences, des emplois de qualité et de l’état de préparation, Katarzyna Nowakowska, vice-ministre de la famille, du travail et de la politique sociale de Pologne et Janine Berg, économiste principale au sein de l’Organisation internationale du travail, Suisse, Florika Fink-Hooijer, directrice générale de la DG Environnement de la Commission européenne (à confirmer), Hans Bruynickx, professeur de gouvernance environnementale à l’université d’Anvers et ancien directeur exécutif de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), Friedrich Wulf, militant pour une politique internationale en matière de biodiversité, les Amis de la Terre, Annabella Rosemberg, conseillère principale pour une transition juste au sein du réseau Climate Action Network (CAN), Pegah Moulana, secrétaire générale du réseau européen pour la jeunesse et l’environnement (YEE), Dirk Bergrath, rapporteur de l’avis NAT/933 et Maurizio Reale, président de l’Observatoire du développement durable du CESE. Web streaming
L’agenda et toutes les informations concernant cette session plénière seront disponibles 8 jours avant la date de l’événement. Vous pourrez suivre les débats en web streaming. Web streaming
Rapport sur la visite en Moldavie – 17 avril 2024 et observations des autorités sur le rapport Le rapport relaie les points de vue de la société civile moldave sur la liberté d’association, la liberté de réunion et l’État de droit. Ce rapport a été communiqué aux autorités moldaves, qui ont ensuite transmis leur réponse.
«Nous, femmes vivant en milieu rural, refusons d’être considérées sous l’angle de la pitié ou de la compassion: nous voulons être reconnues et appréciées comme parties prenantes dans la réalisation de l’objectif du développement durable. Nous avons besoin de disposer de perspectives à exploiter et de compter sur des services essentiels de qualité, afin de pouvoir nous maintenir dans nos terroirs et continuer à nourrir le monde»: c’est en ces termes que s’est exprimée, durant le débat récemment organisé au CESE sur le thème «Les femmes et la triple crise planétaire: défis et perspectives», l’Équatorienne Luz Haro Guanga, praticienne d’une agriculture paysanne et secrétaire exécutive du Réseau des femmes rurales d’Amérique latine et des Caraïbes (RedLAC). Dans son entretien avec CESE info, Mme Haro Guanga évoque les effets que le changement climatique produit en Amérique latine et explique les raisons pour lesquelles, malgré les reculs enregistrés lors de la COP16, le pessimisme est un luxe que nous n’avons ni la possibilité ni le loisir de nous accorder dans notre combat pour une planète qui soit plus durable et en meilleure santé.
«Nous, femmes vivant en milieu rural, refusons d’être considérées sous l’angle de la pitié ou de la compassion: nous voulons être reconnues et appréciées comme parties prenantes dans la réalisation de l’objectif du développement durable. Nous avons besoin de disposer de perspectives à exploiter et de compter sur des services essentiels de qualité, afin de pouvoir nous maintenir dans nos terroirs et continuer à nourrir le monde»: c’est en ces termes que s’est exprimée, durant le débat récemment organisé au CESE sur le thème «Les femmes et la triple crise planétaire: défis et perspectives», l’Équatorienne Luz Haro Guanga, praticienne d’une agriculture paysanne et secrétaire exécutive du Réseau des femmes rurales d’Amérique latine et des Caraïbes (RedLAC). Dans son entretien avec CESE info, Mme Haro Guanga évoque les effets que le changement climatique produit en Amérique latine et explique les raisons pour lesquelles, malgré les reculs enregistrés lors de la COP16, le pessimisme est un luxe que nous n’avons ni la possibilité ni le loisir de nous accorder dans notre combat pour une planète qui soit plus durable et en meilleure santé.
Votre organisation, le réseau RedLAC, a pris part à la COP16.Êtes-vous déçue des résultats de cette conférence, puisqu’elle n’a pas abouti à un consensus sur le financement de la protection de la nature et de la biodiversité? Cette COP16 a-t-elle débouché sur un quelconque résultat?
Luz Haro Guanga: Femme équatorienne vivant en milieu rural, je milite depuis les années 80 pour les droits de mes sœurs des campagnes d’Équateur. Une des leçons que j’ai tirées de cet engagement de près de quarante années est que si l’on veut faire évoluer la société, il faut déployer d’énormes efforts, ne guère s’attendre à remporter des succès immédiats et, surtout, savoir faire preuve de constance, de cohérence et de persévérance. Il aurait été formidable de dégager un consensus sur la protection de la nature et de la biodiversité, mais j’ai la conviction que les voix de ces milliers d’hommes et de femmes, citadins ou ruraux, qui ont été été relayées jusqu’à la COP16, n’en ont pas moins réussi, tels des grains de sable qui s’accumulent, à emporter l’adhésion, dans leur cœur comme dans leur esprit, d’intervenants qui avaient jusqu’alors été rétifs à l’idée de soutenir cette action urgente en faveur du climat.
Si, en définitive, nous n’avons pas atteint notre but, c’est précisément maintenant que nous devons continuer à faire le siège des responsables dans chaque ville, chaque communauté et chaque pays, pour qu’ils opèrent leur prise de conscience et qu’ils fassent montre de volontarisme, sur un plan personnel, technique et politique, de manière à prendre les meilleures décisions pour éviter que par notre inaction d’aujourd’hui, la faim, demain, ne tue des êtres humains.
En Amérique latine, comment le changement climatique affecte-t-il les femmes autochtones et celles vivant en milieu rural?
Je voudrais, si vous me le permettez, attirer l’attention sur certains points saillants d’un document que la Commission interaméricaine des femmes (CIM) de l’Organisation des États américains (OEA) a élaboré à partir d’entretiens avec 70 femmes dirigeantes, de 16 pays, dans un processus de dialogue lancé en septembre 2024. Le texte, qui a été présenté devant la COP16, expose les points de vue des femmes vivant en milieu rural.
La conclusion à laquelle il aboutit est que le changement climatique se présente comme une réalité dans tous les pays du monde, y compris ceux des deux Amériques, et qu’il y provoque de graves conséquences. Parmi ces phénomènes d’origine climatique, il en est toutefois quatre qui ont été mis en avant de manière particulièrement marquée.
Les sécheresses persistantes: certains pays ont indiqué souffrir, des mois durant, d’un niveau de précipitations extrêmement faible, et d’autres, plus au sud, ont fait état de sécheresses qui se sont étalées sur plusieurs années.
Des températures en augmentation, bien au-dessus des valeurs normales: cette hausse, intervenant qui plus est alors que les sols sont desséchés, concourt à la multiplication des incendies de végétation, lesquels, s’ils peuvent tout aussi bien être spontanés qu’avoir été, le cas échéant, allumés à dessein, sont, en tout état de cause, attisés par la sécheresse ambiante, pour le plus grand dommage des biotopes et de la biodiversité. Durant les jours mêmes où la conférence se déroulait au Brésil, les médias ont rapporté que dans le pays, l’État de Piauí ne comptait pas moins de trois cents foyers d’incendie actifs.
Les tempêtes: il a été relevé que les pluies sont intenses, qu’elles s’abattent en épisodes très brefs et qu’elles s’accompagnent de fortes bourrasques. Des participants originaires d’Amérique centrale, de la République dominicaine et des franges côtières de la Colombie ont expliqué que les cyclones et les tempêtes tropicales frappent leurs régions avec une intensité et une fréquence qui vont croissant.
Des modifications dans les courbes de précipitations: «Il pleut aux moments les plus inattendus» est une phrase qui a fait florès dans toutes les réunions, tandis que des occurrences inopinées de gel, de grêle et d’averses de neige ont été relevées dans les basses latitudes du continent sud-américain et ses régions andines. D’une manière générale, on a constaté que la pluviométrie annuelle a baissé, cependant que les pluies, quand elles surviennent, prennent des allures torrentielles, provoquant des inondations et des catastrophes naturelles qui prélèvent leur lot de victimes humaines, emportent infrastructures, routes et récoltes et dégradent les conditions de vie de la population, en particulier dans les campagnes. Un participant a bien résumé la situation par ces mots: «Parfois, il pleut de manière terrifiante.»
Par ailleurs, l’on assiste à la mise en œuvre de pratiques non durables, qui appauvrissent les ressources naturelles. Parmi les problèmes qui, tout à la fois, s’avèrent les plus préoccupants et sont le plus fréquemment mentionnés, figurent les coupes de bois ou la destruction de forêts et de mangroves, les incendies forestiers d’origine volontaire, la gestion inadéquate des ressources hydriques, la pollution, la promotion d’activités qui présentent un caractère intensif, tendent à faire tache d’huile, consomment de l’eau en abondance et sont source de pollution, ou encore un recours excessif aux produits de l’agrochimie, aux herbicides et aux pesticides.
Un aspect qui a été épinglé est celui de l’inertie des certains pouvoirs publics locaux ou nationaux, qui n’élaborent pas les cadres réglementaires grâce auxquels il serait possible de faire reculer des activités destructrices et de promouvoir des stratégies de production durables. Certains pays se sont certes dotés de telles réglementations, mais leurs autorités s’abstiennent de les appliquer, sous l’effet de la corruption ou à cause d’intérêts politiques individuels.
En conséquence, les dirigeants mondiaux ont réclamé qu’une pression accrue soit exercée sur les États afin qu’ils se conforment aux traités qu’ils ont souscrits en matière de biodiversité et de changement climatique.
Eu égard au cours pris par la lutte pour le climat et la protection de l’environnement, êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste? À votre avis, que faudrait-il faire?
Si nous ne nous projetons pas dans des rêves ambitieux, nous ne réaliserons pas de grandes avancées. Dès lors que nous sommes touchés par le changement climatique et que ses répercussions s’aggravent à vive allure, nous ne pouvons renoncer au combat que nous menons pour que les enjeux fondamentaux, nécessitant une action prioritaire, retiennent l’attention des décideurs, non seulement sous l’angle du financement mais aussi dans la perspective qu’ils mènent une action coordonnée, coopèrent et fassent reculer les égoïsmes et un activisme asservi à des intérêts politiques partisans.
Je fais preuve d’optimisme, car j’estime que si nous continuons à exercer une pression, à faire entendre notre voix et à soutenir des développements de long terme au sein de la société, en concluant des alliances stratégiques, dans les deux Amériques comme à travers le monde, nous serons à même d’influer sur les actions des autorités publiques et de garantir que les personnes détentrices de fonctions de pouvoir ou exerçant des responsabilités de prise de décisions assumeront leurs missions en étant mues par la conviction qu’il s’impose d’urgence de lutter contre le changement climatique et de juguler les actions qui en accélèrent les effets néfastes et destructeurs pour notre planète, qu’il s’agisse des incendies, des exploitations agricoles fondées sur les monocultures, de l’utilisation débridée d’insecticides et de produits chimiques, de la destruction des bassins hydrographiques, de la pêche pratiquée de manière indiscriminée, du tarissement des ressources hydriques, ou des carences dans le traitement des eaux usées, pour ne prendre que ces exemples.
Verser dans le pessimisme ne fera qu’affaiblir notre message et, au bout du compte, nous amènera à abandonner notre action et notre combat. Malgré tous ces soubresauts dommageables, il n’y a ni temps à perdre, ni place pour le défaitisme dans la lutte que nous menons pour une planète qui soit plus durable et en meilleure santé. Il s’agit d’une question de vie ou de mort, pour nos générations comme pour celles qui nous succéderont.
C’est hier qu’il aurait fallu agir! Il n’en reste pas moins qu’il est encore temps, aujourd’hui, de commencer à changer d’attitude et de prendre des engagements au bénéfice de toute l’humanité.
Équatorienne pratiquant l’agriculture paysanne, Luz Haro Guanga est secrétaire exécutive du Réseau des femmes rurales d’Amérique latine et des Caraïbes (RedLAC) et présidente, dans son pays, de l’antenne technique de ce même réseau, la fondation FUNMUJERURAL-E. RedLAC est une organisation de la société civile qui fédère plus de 200 groupements de femmes vivant en milieu rural dans toute l’Amérique latine et aux Caraïbes. Fondée en 1990 en Argentine, elle s’attache à promouvoir la participation effective de ces femmes à la vie citoyenne et politique. Grâce aux efforts de longue haleine qu’elle a déployés, les dix années qui s’étendent de 2024 à 2034 ont été proclamées «Décennie interaméricaine pour les droits des femmes, des adolescentes et des filles dans les milieux ruraux des Amériques» par l’Organisation des États américains (OEA).