-
Les défis liés à l’eau: examiner le point de vue des consommateurs — faire progresser le pacte bleu pour l’Europe
Event type
Conference

Cette année, la Journée européenne du consommateur a eu pour titre «Les défis liés à l’eau: examiner le point de vue des consommateurs — faire progresser le pacte bleu pour l’Europe» et s'est déroulée le 9 décembre au CESE. Elle a couvert, d'une part, la protection des consommateurs en ce qui concerne l'accès à l'eau à un prix abordable, y compris les consommateurs vulnérables, en abordant également les aspects de la qualité et de la quantité de l'eau. D'autre part, il a été question d'une consommation économe en eau, en mettant l'accent sur l'évolution des habitudes de consommation afin de rendre la consommation d'eau plus durable, en utilisant des outils et des technologies innovants.

Le 23 septembre 2024, la Commission européenne a annoncé les lauréats de la troisième édition des prix européens du bio. Le Comité économique et social européen (CESE) a choisi et récompensé les lauréats dans trois catégories clés: meilleure PME transformant des produits alimentaires biologiques, meilleur(e) détaillant(e) de produits alimentaires biologiques, et meilleur restaurant biologique.

Le 23 septembre 2024, la Commission européenne a annoncé les lauréats de la troisième édition des prix européens du bio. Le Comité économique et social européen (CESE) a choisi et récompensé les lauréats dans trois catégories clés: meilleure PME transformant des produits alimentaires biologiques, meilleur(e) détaillant(e) de produits alimentaires biologiques, et meilleur restaurant biologique.

Les lauréats sont les suivants:

  • meilleure PME transformant des produits alimentaires biologiques: Gino Girolomoni Cooperativa Agricola (Italie), une coopérative de la région des Marches produisant des pâtes bios en recourant aux énergies renouvelables, qui soutient plus de 300 agriculteurs locaux;
  • meilleur(e) détaillant(e) de produits alimentaires biologiques: SAiFRESC (Espagne), une initiative menée par des agriculteurs produisant 70 variétés de fruits et légumes bios sur 30 hectares de terres agricoles biologiques, promouvant l’économie circulaire et proposant des ateliers éducatifs;
  • meilleur restaurant/service de restauration biologique: Kalf & Hansen (Suède), une chaîne de restaurants spécialisée dans une cuisine nordique de saison 100 % bio, réputée pour son approvisionnement durable et les liens étroits qu’elle entretient avec des producteurs locaux.

Peter Schmidt, président de la section «Agriculture, développement rural et environnement» (NAT) du CESE, a fait l’éloge des lauréats et souligné que les prix récompensent l’innovation et l’excellence dans le secteur biologique de l’UE. Il a insisté sur le fait qu’il est essentiel d’accroître l’accessibilité et le caractère abordable des produits biologiques pour assurer la croissance du secteur et pour aider l’Union européenne à atteindre son objectif de 25 % d’agriculture biologique d’ici à 2030. «Il est cependant illusoire de vouloir résoudre les problèmes sociaux par l’intermédiaire des politiques agricoles. Les politiques sociales doivent mettre les citoyens européens en capacité de s’offrir des produits biologiques», a-t-il ajouté.

Les prix européens du bio s’inscrivent dans le cadre plus large de la Journée européenne du bio, une initiative lancée en 2021 pour mettre en lumière les avantages de l’agriculture biologique. Soutenue par la politique agricole commune de l’UE, l’agriculture biologique a connu une croissance notable, passant de 5,9 % des terres agricoles de l’UE en 2012 à 10,5 % en 2022, les ventes au détail ayant quant à elles atteint 45 milliards d’EUR en 2022. Malgré les défis à relever sur le plan économique, l’Union reste le deuxième marché mondial de la production biologique, derrière les États-Unis. (ks) 

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Le rapport de Mario Draghi met derechef en lumière l’urgence de surmonter les problèmes économiques de l’Europe. Aussi bien ce rapport que celui d’Enrico Letta battent avec force le tocsin, car l’Europe se trouve à la croisée des chemins et nous ne pouvons plus nous permettre de nous complaire dans l’autosatisfaction.

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Le rapport de Mario Draghi met derechef en lumière l’urgence de surmonter les problèmes économiques de l’Europe. Aussi bien ce rapport que celui d’Enrico Letta battent avec force le tocsin, car l’Europe se trouve à la croisée des chemins et nous ne pouvons plus nous permettre de nous complaire dans l’autosatisfaction.

Les enjeux sont plus importants que jamais: au cours des deux dernières décennies, la croissance économique de l’Union européenne est restée systématiquement plus lente que celle des États-Unis, tandis que la Chine rattrapait rapidement son retard. Ainsi, de 2002 à 2023, l’écart entre le montant respectif du PIB de l’Union européenne et des États-Unis s’est creusé, passant d’un peu plus de 15 % à 30 %, un niveau fort inquiétant. Ce contraste est encore plus flagrant si l’on considère la parité du pouvoir d’achat, pour laquelle l’écart s’est accentué, passant de 12 % au niveau substantiel de 34 %.

L’un des défis les plus importants réside dans l’environnement réglementaire de l’Europe. Les chiffres sont frappants: de 2019 à 2024, l’Union européenne a adopté quelque 13 000 textes législatifs, tandis que les États-Unis en adoptaient 3 500 environ.

Cette surcharge réglementaire génère des coûts importants de mise en conformité pour les entreprises, et détourne ce faisant des ressources qui auraient autrement nourri l’innovation et l’amélioration des performances. En outre, elle alimente une tendance inquiétante à délocaliser les entreprises hors de l’Union; ainsi, 30 % des «licornes» européennes en sont parties entre 2008 et 2021.

Comme le souligne Mario Draghi, les investissements ne permettront pas, à eux seuls, de faire avancer l’Europe. Il s’agit de faire en sorte que les réformes débouchent sur des progrès significatifs. Nous devons nous employer en premier lieu à achever le marché unique, à supprimer les obstacles, à donner la priorité à une approche cohérente afin de réduire la charge et à rationaliser la réglementation. Ce sont là autant de mesures déterminantes qu’il est possible de prendre immédiatement sans déclencher de grandes batailles politiques, et qui procureraient des avantages tangibles aux entreprises, en particulier aux PME, qui constituent l’épine dorsale de nos économies.

En outre, nous ne pouvons ignorer l’interconnexion de nos secteurs et de nos économies. Les améliorations dans un domaine peuvent produire des effets d’entraînement positifs dans d’autres. Par exemple, intégrer l’intelligence artificielle et les technologies fondées sur les données peut favoriser une gestion plus intelligente de l’énergie dans l’ensemble des industries, et ce faisant, réduire considérablement les coûts et les émissions, qu’il s’agisse de fabrication avancée ou d’agriculture de précision. Ce sont là les types de synergies qu’il nous faut viser.

La voie à suivre est simple. L’Europe dispose de la capacité, des talents et du potentiel d’innovation pour retrouver son avantage concurrentiel. Mais il lui faut réunir tout un trésor de volonté politique, de coopération et de ténacité pour garder le cap sur ses objectifs stratégiques à long terme. À présent, c’est à nous, c’est-à-dire les institutions de l’Union européenne et ses États membres, qu’il incombe de transformer ces possibilités en actions porteuses d’un véritable changement.

Déséquilibres en matière de protection sociale

Document Type
AS

Forger une initiative phare européenne en faveur de la santé

Document Type
AS

En cette année 2024, le Comité économique et social européen (CESE) participera à nouveau à la «conférence des parties» (COP) de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui, pour sa vingt-neuvième édition (COP 29), se déroulera à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.

En cette année 2024, le Comité économique et social européen (CESE) participera à nouveau à la «conférence des parties» (COP) de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui, pour sa vingt-neuvième édition (COP 29), se déroulera à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.

Le Comité sera représenté par Peter Schmidt, président du groupe ad hoc sur la COP, ainsi que par Diandra Ní Bhuachalla, la déléguée de la jeunesse du CESE à la COP. Lors de la conférence, le CESE rappellera les messages formulés dans l’avis qu’il a récemment adopté sur le thème du «financement de l’action climatique», et il réitérera ses appels en faveur d’une transition placée sous le signe de l’inclusivité et de l’équité, qui garantisse que l’action pour le climat n’aboutira pas à accentuer les inégalités sociales. Le Comité plaidera aussi la cause de systèmes agroalimentaires durables, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des technologies vertes et d’une cohérence entre les objectifs poursuivis respectivement en matière de biodiversité et de climat. En participant ainsi à la COP 29, il entend garantir que la voix de la société civile européenne sera entendue et que les conclusions qui seront tirées à l’issue de cette rencontre correspondront à des démarches qui, s’agissant de surmonter la crise climatique, soient équilibrées et socialement justes. (ks) 

Les journalistes handicapés exercent leur métier tout aussi bien que les autres et peuvent également apporter des perspectives différentes et nouvelles; pourquoi, alors, sont-ils si peu nombreux dans les médias? Lars Bosselmann, de l’Union européenne des aveugles, aborde la sous-représentation des personnes handicapées dans le secteur des médias et la nécessité de mettre un terme à leur représentation stéréotypée dans l’actualité.

Les journalistes handicapés exercent leur métier tout aussi bien que les autres et peuvent également apporter des perspectives différentes et nouvelles; pourquoi, alors, sont-ils si peu nombreux dans les médias? Lars Bosselmann, de l’Union européenne des aveugles, aborde la sous-représentation des personnes handicapées dans le secteur des médias et la nécessité de mettre un terme à leur représentation stéréotypée dans l’actualité.

Toutes les démocraties reposent sur des principes essentiels, la liberté de la presse étant l’un des plus importants. Cette liberté contribue à garantir la transparence, pour le public, des actions des dirigeants politiques. Elle nous permet également d’accéder aux informations sans ingérence extérieure.

Toutefois, certains aspects des médias doivent encore être améliorés, en particulier en ce qui concerne la diversité. S’agissant de la représentation dans les médias ou de la couverture de sujets liés à différents groupes sociaux, nous sommes encore loin d’être égaux.

Les chiffres actuels montrent que les personnes handicapées ne sont pas correctement représentées au sein du personnel des journaux, des stations de radio et des chaînes de télévision. Cette situation est très préoccupante étant donné que près de 16 % de la population mondiale présente une forme de handicap. En outre, comme le souligne un rapport de l’UNESCO, les personnes handicapées doivent aussi souvent faire face à des préjugés en raison de représentations stéréotypées de notre communauté dans les médias du monde entier.

Pour changer la perception qu’a le public des personnes handicapées, il convient de souligner l’importance de les intégrer aux salles de rédaction et aux processus de création de contenu.

La société doit comprendre que le secteur des médias ne sera pas pleinement inclusif tant que les personnes handicapées ne feront pas partie intégrante de son fonctionnement. En outre, les sujets liés au handicap doivent être abordés selon une approche différente: les médias doivent reconnaître que les personnes handicapées devraient pouvoir jouir de leurs droits de la même manière que les autres. Par ailleurs, étant donné que les formats des contenus évoluent constamment, nous avons besoin d’experts pour que ces formats soient conçus de manière accessible et inclusive. 

Bien que la communauté des personnes handicapées soit sous-représentée dans les médias, il existe malgré tout des exemples très inspirants montrant que les personnes handicapées peuvent exceller dans la création de contenus.

Récemment, dans le cadre de sa série de podcasts, l’Union européenne des aveugles a diffusé un épisode consacré aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Nous y avons interviewé Lætitia Bernard, une journaliste française non voyante travaillant pour Radio France. Outre les paralympiques de cette année, Mme Bernard avait déjà couvert les éditions 2012 et 2016, respectivement à Londres et à Rio. Elle a par ailleurs couvert les jeux paralympiques d’hiver de Sotchi en 2014 et de Pyeongchang en 2018.

«Des manifestations telles que les Jeux paralympiques ont une incidence positive sur la suppression des obstacles et la lutte contre les stéréotypes», a souligné Mme Bernard au cours de l’entretien. «Même si un journaliste présente un handicap, il ou elle peut fournir un travail efficace et même être capable de décrire les choses différemment», a-t-elle ajouté. Le parcours professionnel de Mme Bernard, ainsi que ses réflexions sur le sujet, indiquent que cette dimension doit également être prise en compte pour bâtir une société plus inclusive: l’égalité doit être au cœur du secteur des médias.

Lars Bosselmann est le directeur exécutif de l’Union européenne des aveugles (UEA).

Par le groupe des travailleurs du CESE

Le nouveau collège des commissaires à présent dévoilé, nous ne pouvons que constater la suppression du portefeuille de l’emploi et des droits sociaux. À sa place, nous avons désormais une commissaire chargée «des personnes, des compétences et de l’état de préparation». L’utilisation du mot «personnes» soulève de nombreuses questions. 

Par le groupe des travailleurs du CESE

Le nouveau collège des commissaires à présent dévoilé, nous ne pouvons que constater la suppression du portefeuille de l’emploi et des droits sociaux. À sa place, nous avons désormais une commissaire chargée «des personnes, des compétences et de l’état de préparation». L’utilisation du mot «personnes» soulève de nombreuses questions. Après tout, les autres portefeuilles ne devraient-ils pas presque tous concerner aussi les personnes? Nous pourrions également commenter la nature du terme «état de préparation» qui tient beaucoup du jargon et figure également dans un autre portefeuille.

La question principale, cependant, est de savoir ce qui manque et ce qui a été abandonné. La politique sociale et l’emploi ont été relégués à l’arrière-plan, tout cela au nom de la compétitivité. La nature énigmatique et parfois pittoresque de certains autres intitulés de poste est éloquente: de «mise en œuvre et simplification» à «prospérité» en passant par «résilience en matière d’eau», pour n’en citer que quelques-uns.

Il existe un portefeuille pour l’emploi et la politique sociale depuis les années 70, mais il a été rebaptisé «emploi et droits sociaux» en 2019. Ce poste comprenait des politiques importantes, comme le socle européen des droits sociaux et ses initiatives de grande envergure. Des emplois de qualité, l’égalité, le dialogue social et les conditions de vie et de travail restent des domaines fondamentaux pour la survie même de nos démocraties.

Pourtant, au lieu d’emploi, il est question désormais de compétences. L’idée que nombre de nos problèmes actuels découlent de déficits de compétences semble être largement admise dans certains milieux. Les entreprises peinent à trouver la main-d’œuvre qualifiée dont elles ont besoin. Et ce n’est pas surprenant. Plusieurs années d’expérience professionnelle sont exigées pour des premiers emplois, et il n’est pas rare que des diplômes de doctorat, la maîtrise d’un certain nombre de langues et une longue liste de certifications soient demandés pour des compétences qui pourraient être acquises sur le lieu de travail en quelques mois seulement. En outre, très souvent, les salaires proposés seront à peine suffisants pour couvrir le coût de la vie. Cette situation concerne des postes qualifiés, qui ne sont pourtant pas les moins bien lotis.

Il est extrêmement inquiétant, comme le dit souvent la Commission, d’observer cette répartition désordonnée de termes de jargon combinée à un discours dans lequel la compétitivité occupe clairement la première place. Tout porte à croire que garantir le bien-être, des emplois de qualité et des salaires décents est déjà une mission accomplie et que le seul problème qui subsiste aujourd’hui concerne la résorption du déficit de compétences. Toutefois, il semblerait que ce déficit existe surtout au sein même du nouveau collège des commissaires, qui se montre incapable de comprendre la situation actuelle, de la mettre en perspective et d’offrir des solutions réalistes. Espérons qu’au-delà des portefeuilles initiaux et sous la surface, nous pourrons trouver des propositions solides pour renforcer les droits sociaux et les droits du travail, la démocratie et la lutte contre le changement climatique.

Par Sandra Parthie

Le règlement sur l’IA est le tout premier dispositif juridique complet au monde destiné à réguler l’intelligence artificielle. 

Par Sandra Parthie

Le règlement sur l’IA est le tout premier dispositif juridique complet au monde destiné à réguler l’intelligence artificielle.

L’usage de l’IA se répand et touche de nombreux aspects de notre quotidien. L’IA influe par exemple sur les informations qui sont présentées aux usagers de l’internet par la voie de publicités ciblées. Mais surtout, dans le secteur de la santé, elle aide maintenant à poser un diagnostic et à traiter des maladies comme le cancer. Pour ce faire, les applications d’IA s’appuient sur des modèles à usage général, qui doivent être entraînés. Elles doivent être alimentées avec une grande quantité d’images, par exemple des images de cellules cancéreuses, afin de pouvoir ensuite les reconnaître de façon autonome.

Pour que l’entraînement soit efficace, il faut des données, en quantités colossales. La façon dont l’entraînement est conduit influe sur les résultats obtenus par le modèle ou l’application d’IA qui le reçoit. Si le modèle est alimenté en images ou données erronées, il confondra cellules saines et cellules cancéreuses.

L’amélioration des soins médicaux et des soins de santé est un exemple probant de la nécessité, dans l’UE, de disposer des capacités et des infrastructures nécessaires pour mettre au point des modèles d’IA à usage général sous-jacents. Cela contribuera tout simplement à sauver des vies.

En outre, l’IA à usage général change la donne dans les processus de production ainsi que pour les entreprises. Pour que l’économie européenne reste compétitive, nous devons mettre en place un espace propice à l’innovation au sein de l’Union et encourager les entrepreneurs et les jeunes pousses à développer leurs idées.

Bien entendu, il existe des risques liés à l’IA et à l’IA à usage général, qu’il s’agisse de déficiences des modèles et de «bugs» dans les applications, ou encore de l’utilisation purement et simplement criminelle de la technologie. L’UE doit donc également disposer de l’expertise nécessaire pour repousser les attaques malveillantes et les cybermenaces. Il est essentiel qu’elle puisse s’appuyer sur des infrastructures implantées dans l’Union, afin de s’assurer que, pour le dire simplement, «les lumières restent allumées».

Toutes les considérations qui précèdent témoignent de l’importance de disposer d’une réglementation adéquate, axée sur la qualité des données comme des méthodes d’entraînement et, en fin de compte, du produit final. Elle doit être fondée sur les valeurs européennes, telles que la transparence, la durabilité, la protection des données ou le respect de l’état de droit. Hélas, bon nombre des grandes avancées dans le domaine de l’IA à usage général sont le fait d’acteurs qui échappent à la juridiction de l’UE. Celle-ci doit donc développer les capacités nécessaires pour faire en sorte que les acteurs de l’UE et des pays tiers actifs sur notre marché respectent ses dispositions réglementaires et les valeurs européennes.

L’UE doit affaiblir la position de marché dominante des grandes entreprises numériques, souvent non européennes, notamment en mobilisant les outils de la politique de concurrence. Les autorités de concurrence de l’UE doivent tirer parti de leurs capacités et veiller à ce que les centres de données à très grande échelle (hyperscalers) n’abusent pas de leur position sur le marché dans des contextes B2B ou B2G.

Les pouvoirs publics peuvent soutenir les fournisseurs européens d’applications d’IA et d’IA à usage général en achetant leurs produits, apportant ainsi à d’autres usagers et clients la démonstration de leur fiabilité. L’UE dispose du talent, du savoir-faire technologique et de l’esprit d’entreprise dont elle a besoin pour faire advenir une IA «made in Europe». Mais le manque d’investissements et d’infrastructures informatiques adéquates bride la compétitivité des acteurs européens de l’IA, tout comme la fragmentation persistante du marché intérieur, qui les empêche de se développer à plus grande échelle.