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Éclairage sur l'économie souterraine - le CESE réclame une approche commune

22 Jan 2014
Réf.: 04/2014

Le CESE vient de consacrer un nouvel avis à la lutte contre l'économie souterraine et au travail non déclaré. Ces deux thèmes sont extrêmement délicats, surtout parce que l'ampleur et l'incidence de ces phénomènes sur l'économie varient fortement d'un État membre et d'une région à l'autre: ils peuvent représenter moins de 10 % à plus de 30 % de la production totale. Leur importance diffère aussi sensiblement selon les secteurs économiques.

"Malheureusement, un trop grand nombre de personnes considèrent toujours l'économie souterraine comme normale dans notre société et n'éprouvent pas le moindre scrupule à recourir au "marché noir", soit pour engager ou fournir de la main-d'œuvre à bon compte, soit pour acheter ou vendre des marchandises en évitant les taxes. En outre, plusieurs pays n'ont toujours pas adopté de position claire sur l'économie souterraine et le travail non déclaré", indique Stefano Palmieri, rapporteur de l'avis d'initiative sur "Une stratégie de lutte contre l'économie souterraine et le travail non déclaré".

Près d'un tiers de l'activité économique hors de portée des pouvoirs publics

Selon certaines estimations, l'économie souterraine et le travail non déclaré en Europe représentent aujourd'hui plus de 2 100 milliards d'euros[1], une somme dont les pouvoirs publics auraient bien besoin pour réaliser les investissements nécessaires et créer de l'emploi. "Quelques personnes en profitent au détriment de nombreuses autres", souligne M. Palmieri.

L'économie souterraine a également des conséquences néfastes pour l'économie (par exemple, en ce qui concerne la qualité des produits et des services, la perte de recettes fiscales, etc.) et la société (conditions de travail et exploitation des travailleurs vulnérables tels que les immigrants, les jeunes, les femmes, etc.).

Le CESE recommande l'adoption de la méthodologie italienne pour mesurer la portée, l'incidence et l'évolution de l'économie souterraine et du travail non déclaré

Le CESE a la conviction qu'une lutte efficace contre l'économie souterraine doit commencer par une évaluation quantitative et qualitative de son incidence. "Les différentes méthodes doivent être consolidées de manière à pouvoir procéder à une analyse paneuropéenne. Ce n'est qu'alors que nous pourrons comparer les chiffres et élaborer des politiques ciblées", indique M. Palmieri, persuadé qu'une méthodologie commune est un premier pas dans la bonne direction. À cet égard, le CESE recommande une méthode développée par l'Institut italien de statistique, qui a également été testée dans ce pays particulièrement exposé à ces phénomènes et caractérisé lui aussi par une grande hétérogénéité régionale.

"Un problème complexe requiert une combinaison de différentes mesures et politiques", ajoute M. Palmieri, évoquant les diverses propositions avancées par le CESE dans l'avis. "Nous ne devons pas oublier non plus d'être attentif à ce qui se passe au-delà des frontières de l'UE, car il nous appartient de veiller à ce que des normes minimales de travail décent soient appliquées aux sous-traitants des entreprises de l'UE".



[1]              "The Shadow Economy in Europe, 2013", Friedrich Schneider, Ph.D, JKU Linz, ATKearney, VISA

 

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