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Staffan Nilsson at a press conference at the European Parliament on the citizen's agora eventEESC President about the cooperation with the European Parliament at the "Citizen's Agora" event

Staffan Nilsson at the European Parliament

 

 

EESC: a bridge between Europe and organised civil society

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Staffan Nilsson's Comment (former EESC President 2010-2013)

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Liberté de circulation et respect des droits civiques au sein de l'Union ?

29 Mar 2012 Par: Staffan Nilsson 0 Posts

 

J'ai été beaucoup interrogé, ces derniers temps, sur la manière dont le CESE répond à la crise économique et sociale en général, et en particulier sur notre façon de traiter le déficit démocratique de l'Union européenne – car celui-ci est de plus en plus souvent évoqué. Oui, l'UE se trouve à un carrefour et pourrait avoir besoin de se repositionner. "Nous sommes l'Europe" pourrait par exemple être le slogan d'une campagne nationale.

Lorsque j'évoque devant des jeunes les avantages qu'offre l'Union européenne, je leur parle de la chance formidable qu'ils ont de pouvoir franchir les frontières sans visa, et de vivre et travailler là où ils le souhaitent au sein de l'Union. Mais je suis profondément attristé par les inconvénients liés à la mobilité des travailleurs européens, et la manière dont elle se traduit dans certains États membres. Il suffit de prendre l'exemple du Parti pour la Liberté néerlandais, qui a lancé un site internet invitant les citoyens à se plaindre des problèmes rencontrés avec des ressortissants d'Europe centrale et orientale travaillant aux Pays-Bas. Le CESE, à l'instar d'autres institutions européennes, dénonce cette action xénophobe. Nous demandons aux citoyens néerlandais et au gouvernement de ce pays de réagir avec fermeté à ce type d'initiative discriminatoire.

 

Sommes-nous donc l'Europe?

Laissez-moi vous conter une autre histoire vraie:

Une jeune personne d'un État membre X de l'UE, allant étudier dans un autre État membre Y de l'UE et finançant (sur ses propres deniers) son diplôme de Master dans le pays Y, demanda aux autorités de ce pays un permis de travail, afin de pouvoir exercer une activité à temps partiel tout en étudiant.

Qu'encourageons-nous nos enfants à faire, lorsqu'ils grandissent? Nous leur conseillons de trouver un travail afin de gagner un peu d'argent dès leurs premières années d'étude.

Cette jeune fille remplit une demande, mais ne pouvant expliquer l'origine de ses revenus ni prouver qu'elle disposait d'une somme suffisante sur son compte en banque, elle dut faire le serment qu'elle n'allait pas devenir une charge pour le système de sécurité sociale de cet État. Cette déclaration était une condition préalable à sa demande de permis de travail – demande qui s'est finalement soldée par un refus trois mois plus tard.

Je pose donc la question : que peuvent penser ces jeunes gens de l'Europe et de la mobilité européenne dans des cas pareils? Comment pouvons-nous encourager la solidarité entre États membres lorsque les citoyens continuent à se sentir exclus à l'intérieur même de l'Europe ? 

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