La Société civile veut que l'Europe se montre capable le 22 mai de mettre fin aux paradis fiscaux au moins chez elle. Entre incompréhension et incrédulité, elle estime qu'il est urgent d'agir : alors que les citoyens voient leurs "impôts" augmenter pour combler des déficits publics sans fin, ils lisent dans la presse chaque jour que des particuliers et des entreprises y échappent grâce à des paradis fiscaux qui sont à l'intérieur de l'Union européenne. Et l'Europe vient encore d'échouer à y mettre fin cette semaine.
Le Comité accueille avec réserve les deux communications de la Commission "Création d'un instrument de convergence et de compétitivité" et "Coordination préalable des projets de grandes réformes des politiques économiques". Le Comité est déçu que les communications donnent peu de précisions complémentaires sur les notions déjà décrites dans le "Projet détaillé", ce qui en rend difficile l'évaluation. Les deux propositions pourraient aider les États membres en difficulté, mais la restauration de la croissance et des capacités pour les zones qui en ont le plus besoin pourraient être contrecarrés ou retardés parce que la préoccupation essentielle est que les mesures prises soient également bénéfiques pour la zone euro dans son ensemble. Le Comité soulève des questions sur la valeur ajoutée de l'instrument de convergence et de compétitivité, et sur la charge bureaucratique supplémentaire que la coordination préalable proposée pourrait apporter. Le CESE souhaite poursuivre le débat en fonction de l'évolution de la situation.