REX/484 -Consensus européen pour le développement

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Note d’information: REX/484 -Consensus européen pour le développement

Points clés:

  • Le CESE accueille favorablement la proposition de la Commission relative à «Un nouveau consensus européen pour le développement», qui met ce document couvrant l’ensemble de la politique de développement de l’UE en parfaite conformité avec le programme à l’horizon 2030. Le CESE reconnaît le rôle joué par le consensus européen pour le développement de l’année 2006 dans la politique de coopération au développement de l’Union européenne et de ses États membres. Il escompte que le nouveau consensus continuera à jouer un rôle similaire.
  • Le CESE salue l’engagement explicite du consensus au service de l’objectif global d’éradication de la pauvreté, sur la base d’une approche de la coopération au développement fondée sur les droits et sur l’égalité des sexes tout en veillant, dans le cadre du programme à l’horizon 2030, à ce que personne ne soit laissé de côté, indépendamment de son lieu d’habitation, de son origine ethnique, de son sexe, de son âge, de son handicap, de sa religion ou de ses convictions, de son orientation sexuelle, de son statut de migrant ou de toute autre considération.
  • Le CESE est d’avis que le consensus devrait tenter de définir les rôles respectifs de la Commission et des États membres, en tenant compte de leurs avantages comparatifs spécifiques dans le domaine du développement. Cela est devenu d’autant plus pertinent qu’il faut s’attendre à ce que l’enveloppe totale consacrée par l’UE et ses États membres au développement va être soumise à une pression accrue dans le contexte d’un climat politique intérieur en évolution. Cela suppose que l’Union européenne et ses États membres n’utilisent pas l’aide au développement comme levier pour imposer une coopération à leurs partenaires dans des objectifs économiques et de politique étrangère, de sécurité de l’État et de contrôle des migrations.
  • Le CESE souligne le rôle des partenaires sociaux et des organisations de la société civile (OSC) dans la politique de développement et encourage la Commission à mettre en place des mécanismes financiers mieux adaptés pour aider un éventail plus large d’organisations de la société civile, afin de veiller à ce que des organisations locales plus petites et plus nombreuses aient accès aux programmes de l’UE.
  • Il conviendrait que les partenaires sociaux et les organisations de la société civile soient autorisés à contrôler les fonds alloués au développement. Ils devraient être véritablement impliqués dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des programmes de développement afin que ceux-ci répondent aux besoins réels du plus grand nombre de personnes.
  • En outre, le CESE estime que le dialogue social doit être reconnu comme un instrument de mise en œuvre du programme pour le développement, et il encourage l’Union européenne à collaborer avec des organisations indépendantes d’employeurs et de travailleurs (partenaires sociaux) afin de promouvoir des pratiques saines en matière de relations de travail et une administration du travail fonctionnelle.
  • Le CESE estime que l’insertion et son caractère durable se fondent sur des emplois décents et stables (en particulier pour les femmes et les jeunes), qui génèrent des revenus suffisants et des chaînes de valeur durables pour toute une série de services publics renforcés.