L'adéquation des compétences: conseils sectoriels emploi-compétences

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L'adéquation des compétences: conseils sectoriels emploi-compétences

Contenu essentiel de l'avis

Les conseils sectoriels européens (CSE), au fonctionnement desquels seraient associées diverses parties intéressées, devraient apporter un soutien essentiel dans le processus d'anticipation et de gestion des mutations au sein des secteurs concernés, notamment au niveau des besoins en matière d'emploi et de compétences, afin d'ajuster les compétences à l'offre et à la demande. Les CSE pourraient contribuer à réaliser les objectifs de l'initiative "Des compétences nouvelles pour des emplois nouveaux".

Le Comité soutient la conception d'un conseil sectoriel inspirée du modèle proposé dans le cadre du dialogue social européen. Les conseils sectoriels pourraient considérablement bénéficier du contact (selon le principe de la coopération) avec les structures du dialogue social européen (DSE) et leurs activités politiques.

L'activité des comités européens du dialogue sectoriel (CEDS) peut servir de modèle de fonctionnement aux conseils sectoriels. Toutefois, les CSE peuvent disposer d'un champ d'action plus large en ce qui concerne le nombre de parties intéressées à l'origine de leur création, ainsi que d'un rôle plus autonome que les comités européens du dialogue sectoriel et davantage axé sur les compétences et le marché du travail que sur le dialogue social. L'opportunité de fonder un conseil sectoriel européen devrait également exister pour les secteurs dépourvus de structures du dialogue social européen. Ainsi, le conseil sectoriel européen nouvellement établi pourrait inciter à la formation d'un nouveau comité européen du dialogue sectoriel.

Les futurs conseils sectoriels européens devraient coopérer étroitement et régulièrement avec leurs homologues nationaux. Suivant la méthode ouverte de coordination, les conseils établis à l'échelon de l'UE devraient appuyer la mise en place de conseils nationaux là où il n'en existe pas jusqu'à présent, en prodiguant des conseils et des exemples de meilleures pratiques.

Dans l'objectif de renforcer l'influence des CSE sur les changements sectoriels, ces derniers devraient prendre en considération la question de la formation continue à tous les niveaux. Il importe d'œuvrer en faveur de l'intégration des politiques de formation continue en appliquant la méthode ouverte de coordination.

Il conviendrait de favoriser l'engagement des associations professionnelles et des prestataires d'EFP dans les conseils sectoriels. Les CSE devraient en outre entretenir une coopération permanente avec les universités et les établissements d'enseignement supérieur européens, qui créeraient un lien entre l'industrie et les recherches scientifiques relatives à la formation.

Il conviendrait que l'appui du Cedefop et d'Eurofound aux travaux des conseils sectoriels sur le plan structurel et informatif figure au nombre des tâches incombant à ces institutions.

Les conseils sectoriels, tant à l'échelon national qu'européen, devraient coopérer, voire créer des liens avec les observatoires de l'emploi et des compétences, ainsi que leurs réseaux nationaux et européens.

La Commission devrait envisager dans un premier temps de créer un nombre limité de conseils, plutôt que d'en instaurer immédiatement pour une vingtaine de secteurs. Il y aurait lieu de prêter une attention particulière aux secteurs dotés de composantes fortes et fondées sur la connaissance, de préférence en rapport avec des aspects tels que "l'économie verte".