La nouvelle stratégie pour la politique étrangère et de sécurité de l’UE

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EESC section opinion: La nouvelle stratégie pour la politique étrangère et de sécurité de l’UE

Informations pratiques

Composition du groupe de travail

Administrateur en charge: M. Javier Fernandez Admetlla / Assistante: Fernanda Rondão Brito

 

Le Conseil européen de juin 2015 a chargé Mme Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, d’élaborer une nouvelle stratégie globale de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité d’ici à l’été 2016.  La stratégie de sécurité actuelle remonte à 2003.  Depuis lors, la réalité des affaires étrangères de l’UE a considérablement changé, ce qui souligne la nécessité d’une nouvelle stratégie actualisée.

 

En élaborant le présent avis, le CESE entend peser sur la nouvelle stratégie de l’UE en matière de politique étrangère et de sécurité, qui devrait être présentée au Conseil.  Le rapporteur affirme que la politique intérieure et extérieure est inextricablement liée et les deux nécessitent une meilleure coordination des politiques, des objectifs et des ressources.  L’exclusion sociale est un facteur essentiel aujourd’hui dans les crises, et l’UE doit être un défenseur de l’égalité et promoteur de la liberté, de la sécurité et de la prospérité.  

 

La nouvelle stratégie va aller au-delà de la sécurité; autrement dit, elle couvrira un large éventail de sujets très pertinents.   L’avis aborde également ces domaines et suggère que les priorités de l’UE devraient être de renforcer le processus d’adhésion des pays candidats, en stabilisant les pays du voisinage oriental et méridional, d’une part, et répondre aux flux de migrants et de réfugiés, en favorisant une politique de sécurité et de défense commune plus solidement et plus clairement défini, le renforcement d’un système multilatéral réformé et stimuler les échanges et les investissements d'autre part.  

 

En outre, l’avis demande une augmentation de l’affectation des ressources à la politique étrangère et de défense, affirmant le rôle de l’UE en tant que puissance normative et constructive, appelle à une politique commune en matière de réfugiés, politique d’asile et d’immigration, le versement de l’aide au développement plus flexible, et de remédier aux importantes répercussions géopolitiques des accords commerciaux en cours de négociation.  

 

Enfin, le rapporteur appelle à une participation accrue de la société civile dans la politique étrangère de l’UE, en proposant la mise en place d’une coopération formelle entre le CESE et le SEAE, chaque année, une politique de sécurité étrangère audition avec le haut représentant, et la réalisation d’un rapport d’évaluation sur la participation de la société civile dans la politique extérieure de l’UE.