Étiquetage numérique des fertilisants UE

EESC opinion: Étiquetage numérique des fertilisants UE

Points clés

Le CESE:

  • considère que la mise en place d’un étiquetage numérique volontaire pour les fertilisants est une évolution très positive et qu’il convient de tout mettre en œuvre pour encourager les opérateurs économiques à numériser les étiquettes;
  • souligne le risque de fracture numérique: même si la proposition dispose qu’une autre solution doit être disponible sur demande, la numérisation est susceptible d’exclure encore davantage certains groupes vulnérables. Il serait recommandé de définir un calendrier et d’apporter plus de clarté quant au fonctionnement effectif d’une telle solution de substitution;
  • estime que les opérateurs économiques qui adoptent l’étiquetage numérique devraient prendre des mesures spécifiques, au-delà de ce que propose la Commission, pour recommander aux utilisateurs finaux de consulter l’étiquette numérique et les y encourager;
  • note que certains utilisateurs finaux expriment des préoccupations quant au traçage excessif auquel les sites d’étiquetage numérique pourraient donner lieu, et insiste sur la nécessité de garantir comme il se doit qu’aucun traçage inutile n’aura lieu;
  • accueille favorablement la proposition à l’examen car elle vise à améliorer l’efficacité de l’utilisation des fertilisants, à réduire les coûts et à promouvoir la numérisation du secteur agricole, ce qui constitue une initiative bienvenue;
  • formule les recommandations suivantes:
    • une incitation à procéder à un échantillonnage des sols avant d’appliquer des fertilisants devrait figurer bien en évidence sur l’étiquette physique comme sur l’étiquette numérique. Agir de la sorte serait bénéfique pour l’environnement et permettrait de réaliser des économies;
    • la proposition devrait préciser la conception et le format, y compris la taille de police minimale, des étiquettes physiques afin de garantir une communication plus claire;
    •  les emballages contenant 1 000 kg ou plus de fertilisants devraient être munis uniquement d’une étiquette numérique lorsque les opérateurs économiques décident d’avoir recours à ce type d’étiquetage. Les emballages de fertilisants de moins de 1 000 kg devraient toujours être munis d’une étiquette physique, même lorsque les opérateurs économiques décident d’utiliser une étiquette numérique.