Conseils nationaux de la compétitivité

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Avis du CESE: Conseils nationaux de la compétitivité

Points clés:

  • La compétitivité n'est pas une fin en soi. Elle ne constitue un objectif pertinent que si elle accroît de manière concrète la prospérité des citoyens.
  • Le Comité recommande donc d'utiliser à l'avenir une définition actualisée de la compétitivité (compétitivité 2.0), qui couvre également la capacité pour un pays (région, lieu) d'atteindre, au bénéfice de ses citoyens, les objectifs “au-delà du PIB”, y compris la cohésion sociale et la durabilité.
  • Le CESE recommande d'élargir le débat, qui ne devrait plus porter sur les conseils de la compétitivité, mais sur les conseils de la compétitivité, de la cohésion sociale et de la durabilité.
  • Le CESE souscrit à la démarche de la Commission, qui permet aux États membres d'établir leurs conseils nationaux soit en créant de nouvelles institutions, soit en adaptant le mandat d'organismes existants, pour autant qu'ils soient indépendants et qu'ils n'aient pour objectif d'interférer avec le processus de fixation des salaires.
  • Comme il convient d'éviter tout chevauchement avec des organes et des travaux existants, le CESE demande à la Commission d'effectuer un état des lieux complet à ce sujet.
  • Le CESE invite la Commission à présenter des propositions concrètes sur la manière de maintenir les exigences nécessaires suivantes si ces conseils sont mis en place:
    • la responsabilité, la légitimité et la transparence;
    • la représentation d'une expertise mesurée et impartiale;
    • le caractère non contraignant des propositions présentées;
    • la prise en compte de la double nature des salaires, qui sont à la fois un facteur de coût et le principal élément déterminant de la demande intérieure.
  • Avant que la Commission ne publie son dernier train de mesures, le CESE avait déjà présenté des propositions concrètes sur l'approfondissement de l'UEM, propositions qu'il convient de mettre en œuvre. Le Comité partage également le point de vue de la Commission selon lequel une coordination accrue des politiques économiques nationales est indispensable si l'on veut supprimer les déséquilibres existants et réduire la probabilité d'apparition de nouveaux déséquilibres à l’avenir.
  • Ce ne sont pas des stratégies nationales concurrentielles qui sont nécessaires, mais un cadre stratégique européen commun. Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer le dialogue macroéconomique et de mettre un tel dialogue en place pour la zone euro.
  • À l'échelon national également, le rôle des partenaires sociaux doit être consolidé et les structures d'un dialogue macroéconomique doivent être établies, voire renforcées.