promotion de la migration régulière vers l’UE

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Avis de section du CESE: promotion de la migration régulière vers l’UE

Informations pratiques:

Composition du Groupe d'étude

Administrateur: Georges-Henry Carrard, Assistant: Samar Khanafer

 

Points clés:

  • Le principal objectif du présent rapport d’information est de discuter des expériences et des possibilités d’un accès régulier à l’UE en ce qui concerne la migration de la main-d’œuvre.
  • L’approche de l’UE en matière de migration légale de main-d’œuvre, est, à ce jour, très fragmentée et limitée. Le CESE considère que la politique européenne en matière d’immigration devrait participer d’une vision stratégique à moyen et long terme, et mettre l'accent sur la mise à disposition, d'une manière générale et globale, de canaux d'entrée légaux, ouverts et flexibles dans l’UE.
  • Le CESE est fermement convaincu qu’il convient de rattacher la politique de l’UE en matière de migration des travailleurs à la politique de l’UE relative au marché du travail. Cette approche nécessiterait en conséquence la participation des partenaires sociaux à la gestion des procédures d’accès et d’admission.
  • Le CESE propose dès lors que l’Union européenne assure la promotion, dans le cadre de son dialogue avec les pays tiers, d’une nouvelle génération de partenariats pour la mobilité, comprenant des dispositifs flexibles en faveur de la mobilité et des procédures légales de migration économique vers l’UE.
  • Lors de la négociation de ces accords, il conviendrait de tenir compte des divers accords bilatéraux que les États membres ont conclus avec certains pays tiers, et des exemples positifs ainsi que des exemples de bonnes pratiques devraient être tirés de ces accords. C’est pourquoi le CESE demande instamment à la Commission, et en particulier aux directions en charge des politiques d’emploi et d’immigration, de rassembler les expériences actuelles entre les États membres de l’Union et les pays tiers en ce qui concerne l’accès régulier pour les travailleurs migrants.
  • Il convient d’appuyer cette intégration des ressortissants de pays tiers sur le marché du travail au moyen de formations et de programmes de développement des compétences, avant leur départ et après leur arrivée, et en prévoyant des services d'aide spécialisés dans la recherche d'emploi. L’absence de reconnaissance des diplômes et des qualifications réduit d’autant le vivier potentiel de travailleurs migrants qualifiés dans lequel les employeurs de l’UE pourraient puiser pour pourvoir leurs emplois vacants; il va sans dire qu’elle constitue un obstacle essentiel à la réalisation des objectifs d’une politique de l’UE en matière de migration des travailleurs et de marché de l’emploi. Dès lors, la reconnaissance effective des diplômes et des qualifications par l’apprentissage formel et non formel doit être développée.

Avis du CESE: