Les sociétés civiles de l’UE et de la Géorgie prônent le renforcement de la liberté des médias et l’égalité des chances pour les femmes et les hommes sur le marché du travail

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2e réunion de la plateforme de la société civile UE-Géorgie à Bruxelles

 

La Géorgie est le pays du partenariat oriental qui affiche le meilleur bilan en matière de liberté des médias, mais des efforts soutenus doivent néanmoins être déployés pour améliorer le niveau de qualité journalistique, d’objectivité et d’éthique, ainsi que pour garantir l’indépendance des médias et leurs sources de financement. Tel fut l’un des principaux messages de la deuxième réunion de la plateforme de la société civile UE-Géorgie, tenue le 16 février au siège du Comité économique et social européen à Bruxelles. La plateforme a également recommandé au gouvernement géorgien d’intégrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans ses plans d’action et d’intensifier ses efforts pour assurer la mise en œuvre pleine et entière de la législation et des normes internationales dans le domaine du travail.

Établie il y a huit mois à Tbilissi, la plateforme s’est penchée, lors de sa réunion, sur l’avancement de la mise en œuvre de l’accord d’association UE-Géorgie, sur la liberté des médias et sur l’égalité des chances sur le marché du travail. Elle a adopté une déclaration conjointe (en anglais) formulant des recommandations concrètes à l’intention des autorités compétentes de la Géorgie et de l’Union européenne. Elle a notamment engagé les institutions publiques géorgiennes à renforcer leur coopération interne et à préparer un plan d’action en matière de communication stratégique. Par ailleurs, elle a invité les États membres de l’UE à aider la Géorgie à développer les capacités de communication de son administration publique.

La plateforme de la société civile a également demandé au gouvernement et aux collectivités locales de Géorgie de promouvoir plus énergiquement l’égalité entre les femmes et les hommes et de coopérer avec les organisations de la société civile, en particulier avec les partenaires sociaux, afin de créer les conditions nécessaires pour que les femmes disposent des mêmes possibilités que les hommes et pour garantir l’égalité des rémunérations pour un même travail.

À l’ouverture de la réunion, Archil Karaulashvili, premier vice-ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la Géorgie, a énuméré tous les domaines dans lesquels des progrès ont été enregistrés au cours de l’année écoulée, tout en faisant remarquer que le gouvernement géorgien «ne doit pas se reposer sur ses lauriers, car la corruption persiste».

«La Géorgie a été et demeure un excellent partenaire de coopération et nous espérons que les citoyens pourront très bientôt tirer des avantages concrets de l’accord d’association», a déclaré Dirk Schübel, chef de la division «Partenariat oriental, relations bilatérales» du Service européen pour l’action extérieure, en faisant référence à des réalisations positives telles que la levée, prévue dans le mois à venir, des exigences de visa pour les citoyens géorgiens dotés d’un passeport biométrique et voyageant dans l’espace Schengen.

Un débat a été consacré à deux rapports portant sur l’égalité des chances et le traitement des femmes et des hommes sur le marché du travail, élaborés par Raisa Liparteliani, membre de la plateforme, et Andrzej Adamczyk, coprésident. Frédérique Rychener, gestionnaire des politiques de voisinage au sein de la direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion, a présenté l’analyse et la stratégie de la Commission européenne à cet égard.

La liberté des médias et le développement des médias audiovisuels ont fait l’objet d’une discussion, et la plateforme a adopté deux rapports sur ces questions, élaborés par Indrė Vareikytė, membre du CESE, et Natia Kuprashvili, membre de la plateforme.

 


Contexte

La plateforme figure parmi les instances mises en place dans le cadre de l’accord d’association entre l’Union européenne et la Géorgie. Elle permet aux organisations de la société civile des deux parties de suivre le processus de mise en œuvre et d’élaborer des recommandations, tant en Géorgie que dans l’UE. Ses 18 membres, qui représentent les réseaux de la société civile européenne et les organisations de la société civile géorgienne, se penchent sur des questions d’intérêt commun.

La réunion inaugurale de la plateforme s’est tenue le 16 juin 2016 à Tbilissi.

 

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CESE: Communiqué de presse UE-Georgie Plateforme société civile CP 06