25-26 mars 2014: 497e session plénière

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Présentation de l'initiative citoyenne européenne «Act 4 growth» par  Mme Madi Sharma, membre du CESE, le 25 mars.

Interventions des conseillers du Groupe des travailleurs

Pierre Jean Coulon

Pierre Jean CoulonPierre Jean Coulon a tenu à dire à ses collègues qu'il avait souscrit à cette initiative avec enthousiasme, car un syndicaliste ne peut que soutenir toute action en faveur de la croissance durable, du travail décent et de la création d'emplois.

Cela étant, il a rappelé que la Commission européenne n'a pas donné suite à l'initiative sur le droit à l'accès à l'eaualors que cette dernière a été couronnée de succès – parce qu'elle a jugé que ce secteur relevait de la compétence nationale. Pour Pierre Jean Coulon, une telle réponse est inacceptable, car l'initiative citoyenne européenne constitue l'expression par excellence de la voix des citoyens. C'est d'ailleurs pour cette raison que le CESE s'en était grandement félicité.

Cependant, si les dirigeants européens se limitent à un dialogue avec leurs citoyens sur Internet, le déficit démocratique ne fera que s'accentuer.  Pierre Jean Coulon a donc lancé un appel en faveur d'un changement des mentalités, au sein de l'Union européenne en particulier, plutôt que dans les États membres.

Edgardo Iozia

Edgardo IoziaEdgardo Iozia a remercié Mme Sharma d'avoir offert aux conseillers l'occasion de débattre d'un sujet aussi important que l'égalité entre les hommes et les femmes. Cette question a fait l'objet de nombreuses discussions au niveau européen, mais beaucoup reste encore à faire pour assurer une véritable égalité dans la pratique. En tout cas, la conclusion que l'on peut tirer de l'effort de Mme Sharma est que quelque chose peut être fait concrètement sur un sujet particulier par le biais d'une initiative citoyenne européenne, celle-ci ayant vocation à garantir une application réelle des droits du citoyen européen.

Cependant, peu de propositions avancées par le biais d'initiatives citoyennes européennes ont une chance d'aboutir. La raison en est que certains hommes politiques n'aiment pas trop que le peuple s'exprime. Le CESE devrait œuvrer pour un changement des mentalités des dirigeants européens afin que ce droit introduit par le Traité de Lisbonne ne reste pas lettre morte. En effet, le Comité, en tant qu'organe représentatif de la société civile, a une responsabilité particulière et se doit d'intervenir auprès des organes décisionnels de l'UE afin que ces derniers donnent un suivi aux initiatives citoyennes réussies.

L'initiative ici en cause contient beaucoup d'éléments utiles pour faire avancer l'idée de l'égalité réelle entre hommes et femmes comme, par exemple, la promotion de l'entreprenariat féminin. Le CESE a toujours soutenu ce genre de propositions et devrait continuer à le faire, notamment à travers le projet sur les activités locales des conseillers qu'il a récemment mis en place.