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«STOP EXTREMISM» La plénière du CESE offre une plate-forme européenne aux promoteurs d’une ICE couronnée de succès

Le Comité économique et social européen (CESE) a accueilli les promoteurs de l’initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée «Stop Extremism» lors de sa session plénière du 21 mars qui s’est tenue à Bruxelles, et leur a fourni une plate-forme au niveau européen pour présenter l’objectif de leur initiative et leurs inquiétudes au sujet de l’extrémisme.

Luca Jahier, président du CESE, a accueilli Sebastian Reimer et Michael Laubsch, deux des organisateurs et promoteurs du projet, et les a félicités pour le succès de leur ICE: celle-ci a récolté près de 1,6 million de signatures en un an, bien qu’elle soit encore en attente de validation par les États membres.

L’initiative Stop Extremism, qui sera probablement la cinquième ICE réussie, est la dixième ICE présentée à une session plénière du CESE, et la première à y être présentée avant d’être officiellement transmise à la Commission européenne, ce qui donne une indication de la confiance que la société civile européenne accorde au Comité.

Dans ses remarques préliminaires, M. Jahier a précisé que l’incorporation des ICE dans le traité de Lisbonne avait été l’étape la plus importante à ce jour pour le développement de la participation démocratique active.

Il a profité de l’occasion pour réitérer l’engagement continu du CESE (qui s’est manifesté de façon très concrète lors de la Journée annuelle de l’ICE) en faveur d’une amélioration des ICE, en vue de rendre cet instrument démocratique plus convivial et de s’assurer qu’il a un véritable impact. Les efforts consentis portent enfin leurs fruits.

Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, inaugurera la Journée de l’ICE 2019 le 2 avril, mais présentera aussi les améliorations apportées à l’ICE en tant qu’outil: le processus de collecte de signatures pour les initiatives citoyennes a été simplifié, permettant ainsi aux Européens de faire entendre leur voix plus facilement. Nous sommes fiers et heureux de cette avancée, a déclaré M. Jahier avant d’inviter les organisateurs du projet à présenter leur ICE.

M. Laubsch a souligné qu’avec leur ICE baptisée «Stop Extremism», les organisateurs entendaient sortir la population de sa «lassitude de l’UE» et rassembler les entités politiques, les institutions et les citoyens de l’Union pour trouver ensemble des solutions contre l’extrémisme. La haine commence à semer la confusion au sein de notre société. Nos droits fondamentaux ont besoin d’un soutien renouvelé, en particulier de la part du public», a affirmé M. Laubsch. «L’Union européenne doit se pencher sur les questions essentielles, comme l’extrémisme et le terrorisme, car la seule solution à ces problématiques réside dans les actions aux niveaux européen et multinational.

Si nous voulons comprendre ce que recouvre réellement le phénomène de l’extrémisme, nous devons le définir clairement, a ajouté M. Reimer. Les droits fondamentaux doivent être le fil conducteur; les extrémistes sont ceux qui violent les droits fondamentaux. Pour lutter contre l’extrémisme, l’ICE appelle à des mesures d’incitation positives et négatives: un exemple de motivation négative serait par exemple une liste de surveillance permettant de nommer et de blâmer publiquement les extrémistes, tandis que la motivation positive consisterait à mettre en avant les travaux consacrés à la mise en œuvre des droits fondamentaux.

La présentation des organisateurs a été suivie de déclarations par les membres du CESE, qui ont insisté sur l’importance non seulement de combattre l’extrémisme, mais aussi de préserver et de rendre durables les valeurs et le système social de l’Europe.

Gonçalo Lobo Xavier, membre du groupe des employeurs, a adopté un point de vue analogue: Je souhaite diffuser le message positif de cette ICE, à savoir la nécessité de protéger le modèle européen. Nous vivons dans la partie du monde qui dispose du meilleur système social, et notre devoir est de le protéger, y compris pour les générations futures. Par ailleurs, la liberté est un droit inaliénable que nous devons promouvoir à tout prix. Il ne s’agit pas seulement d’imposer une législation; nous devons respecter les choix et la liberté de chacun dans le cadre de nos droits et valeurs fondamentaux.

Pour conclure, Cillian Lohan, membre du groupe «Diversité Europe», a déclaré: Il importe d’examiner les causes de l’extrémisme et de la montée du populisme dans l’Union européenne. Après l’effondrement du système financier, une reconstruction de ce système à l’identique, assortie de politiques d’austérité, était-elle vraiment la bonne solution? Les autorités affirment que nous nous sommes parfaitement redressés depuis lors. Toutefois, la réalité que vivent les citoyens est tout autre, ce qui provoque un décalage entre les personnes au pouvoir, à savoir les gouvernements, et les citoyens sur le terrain.

Contexte: enregistrement officiel de l’ICE

Objet:

Nous demandons à la Commission européenne de rédiger une proposition d’acte législatif visant à prévenir et à réduire les conséquences négatives de l’extrémisme, en particulier sur le marché unique.

Principaux objectifs:

Les dispositions proposées en vertu du droit de l’Union européenne devraient obliger les États membres:

  1. à utiliser la motivation positive pour identifier et éliminer les extrémismes sur le marché unique;
  2. à utiliser la transparence pour s’assurer que tout soutien financier à des extrémismes est clairement visible par tous les citoyens et les entreprises; et
  3. à utiliser le droit du travail et les dommages compensatoires pour lutter efficacement contre les extrémismes sur le marché unique.