La société civile plaide en faveur d’une stratégie inclusive, cohérente, à long terme et durable pour l’Europe post-2020

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La stratégie Europe 2020 touche à sa fin au moment où l’Europe est confrontée à des défis de grande envergure. «La société civile devrait apporter sa contribution à l’élaboration de la nouvelle stratégie participative à long terme pour l’après-2020, ainsi qu’à sa gouvernance et sa mise en œuvre»: tel est le principal message issu de la conférence. La première priorité de toute future stratégie doit être de répondre plus efficacement à l’accroissement des inégalités, d’instaurer un climat de confiance dans l’ensemble de l’Europe et de garantir une transition équitable pour tous.

La conférence, qui s’est tenue à Budapest les 27 et 28 novembre 2017, était organisée par le Comité économique et social européen (CESE), avec le soutien de l’Association économique hongroise et du ministère hongrois des ressources humaines.

Cette manifestation a rassemblé des membres du CESE et des conseils économiques et sociaux nationaux, ainsi que des représentants des institutions européennes, du gouvernement hongrois et de la société civile hongroise.

En ouverture de la conférence, le président du comité de pilotage Europe 2020 du CESE, M. Etele Baráth, a souligné l’importance de la continuité et la pertinence non démentie des objectifs d’Europe 2020 pour le choix du meilleur scénario à l’horizon 2030. L’objectif doit être d’améliorer la gouvernance et de renforcer encore les objectifs d’une Europe intelligente, inclusive et durable.

M. Luca Jahier, président du groupe «Activités diverses» du CESE, a déclaré: «L’Europe d’après 2020 devra être conçue et mise en œuvre au moyen d’une nouvelle gouvernance, fondée sur la transparence, le partenariat et des initiatives ascendantes. La durabilité devrait être au cœur de la nouvelle stratégie.»

M. Philippe Lamberts, député au Parlement européen, et M. Péter Balázs, professeur à l’université d’Europe centrale et ancien commissaire européen chargé de la politique régionale, ont mis en évidence la nécessité d’investir dans des projets à long terme en évitant de succomber à l’impact d’intérêts économiques et politiques à plus court terme, ainsi que de définir la position de l’UE dans le monde et l’Union que nous voulons pour l’avenir. M. Gyula Pleschinger, président de l’Association économique hongroise, a estimé que les cinq scénarios de M. Juncker constituent un bon point de départ pour lancer le débat. M. Gábor Zupkó, membre de la représentation de la Commission européenne en Hongrie, a ajouté que la mise en place d’une union des marchés des capitaux est plus difficile aujourd’hui, compte tenu des problèmes soulevés par le Brexit.

Mme Brenda King, présidente de l’observatoire du développement durable du CESE, a invité la Commission européenne à «prêter davantage attention à l’intégration des ODD et de l’accord de Paris dans le cadre d’action européen, afin d’établir notre vision d’une Europe équitable et compétitive à l’horizon 2050». Et d’ajouter: «L’UE doit parvenir à exploiter au mieux la révolution numérique pour bâtir une économie nouvelle, compétitive et durable, sobre en carbone, circulaire et respectueuse de l’environnement, tout en garantissant une transition équitable pour tous.»

Mme Anne Demelenne, membre du CESE, et M. Pavel Trantina, président de la section spécialisée «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» du CESE, ont souligné les conséquences de l’évolution technologique sur le nombre et la qualité des emplois (faisant référence au «socle» des droits sociaux récemment proclamé), la nécessité d’une extension de la zone euro et la nécessité de prendre conscience de la contribution que les migrants peuvent apporter, en particulier compte tenu de la situation démographique de l’Europe.

M. Enrico Giovannini (Alliance italienne pour le développement durable) a souligné l’importance de trouver, à l’avenir, l’équilibre qui convient s’agissant de la répartition des tâches entre les institutions de l’UE et les États membres, afin de créer la souplesse nécessaire pour réagir et s’adapter aux chocs futurs. M. Csaba Kőrösi, directeur chargé de la viabilité environnementale au sein du cabinet du président de la République de Hongrie, a quant à lui mis l’accent sur l’importance de déployer une approche intégrée et d’éviter le cloisonnement de la réflexion.

 

Le secrétaire d’État adjoint chargé des questions européennes, M. Balázs Molnár, a rappelé à l’assistance que des normes sociales plus élevées ne doivent pas avoir une incidence négative sur la compétitivité de l’UE. M. Attila Szücs, président du Conseil économique et social national de Hongrie, a fait valoir que les racines chrétiennes de l’Europe doivent être prises en compte lors de l’élaboration de la stratégie future.

Plusieurs orateurs ont abordé la question du financement. Le prochain cadre financier pluriannuel devrait être axé sur la nouvelle stratégie, les ressources budgétaires propres de l’UE devraient être augmentées, une organisation responsable de la durabilité devrait être mise en place et des financements devraient être prévus pour la société civile.

M. Etele Baráth a clôturé la manifestation en avançant que la prochaine stratégie doit être horizontale, orientée vers le long terme (2030-2050) et fondée sur la notion de gouvernance européenne participative renforcée et axée sur le développement.  Les conclusions de la conférence seront intégrées dans les futurs travaux du CESE.

Vous trouverez des informations supplémentaires à l’adresse: http://bit.ly/2AkGUPR.

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter: Unité «Presse» du CESE  –  Courrier électronique: pressateesc [dot] europa [dot] eu
Tél. +32 25468141  –  @EESC_PRESS  –  VIDÉO: Comment le CESE influence-t-il le cours des choses?