La région alpine a besoin d'idées innovantes et d'une dimension sociale. Le CESE réclame une approche à niveaux multiples associant les citoyens concernés

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Le Comité économique et social européen (CESE) a adopté son avis sur la Stratégie de l'UE pour la région alpine le 8 octobre 2015, lors de sa session plénière.

La stratégie de l'UE pour la région alpine (SUERA) concerne un territoire englobant cinq États membres de l’UE (l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Slovénie) et deux pays tiers (le Liechtenstein et la Suisse). Bien que cette région connaisse un développement économique, une durabilité environnementale et une cohésion sociale plus élevés que la moyenne de l'UE, elle doit également faire face à de grands défis communs, à savoir le vieillissement de la population, le changement climatique, la question énergétique et les désavantages liés à sa position géographique.

«Dans la région alpine, il est essentiel de trouver le juste équilibre entre protection de l'environnement et développement économique», indique Stefano Palmieri. «Une coopération entre les États membres ne suffit pas; la population vivant dans la région alpine doit également avoir voix au chapitre.» La préservation du capital naturel et culturel doit aller de pair avec son utilisation rationnelle, notamment grâce à un approvisionnement énergétique abordable et de haute qualité, et il y a lieu de prendre en compte les préoccupations et les propositions de la population afin d'encourager l'adhésion de cette dernière à la SUERA.

Dans son avis, le CESE déplore avant tout l'absence de dimension sociale, à laquelle il conviendrait pourtant d'accorder la même importance qu'aux aspects environnemental et économique. Le Comité réclame également des stratégies d’innovation plus efficaces favorisant la compétitivité et la création d'emplois. Des idées innovantes sont en outre nécessaires pour attirer de nouveaux investissements et optimiser les diverses formes de tourisme dans la région, tout en renforçant l'agriculture et la sylviculture.

«La SUERA peut être un outil efficace pour le développement économique de la région alpine. Toutefois, elle doit être dotée d'une composante sociale axée sur les besoins de la population – ce qui permettra ensuite de promouvoir de nouvelles idées et de développer de nouveaux concepts qui rencontreront une large adhésion du public», déclare Stefano Palmieri.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Silvia Aumair – service de presse du CESE

Courriel: pressateesc [dot] europa [dot] eu

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