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Le sommet des Balkans occidentaux doit éveiller un nouvel esprit de solidarité en ces temps de crise de la COVID-19

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Le sommet UE-Balkans occidentaux, qui se tiendra demain, ne peut que mettre en avant, une fois pour toutes, le fait que l’élargissement effectif de l’Union européenne et la promotion de ses valeurs dans les pays de cette région garantira la sécurité, favorisera le développement économique et social, et consolidera la démocratie et l’état de droit en Europe.

Un partenariat gagnant-gagnant avec les Balkans occidentaux, débouchant à long terme sur l’adhésion à l’Union, ne peut que renforcer notre continent, car nous partageons la même histoire, la même culture et la même destinée. Une fois les querelles politiques apaisées, l’Union européenne a donné son feu vert à l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord, et ce en pleine crise du coronavirus – une preuve qu’en période difficile, le bon sens l’emporte.

Décidée le mois dernier, l’aide financière renforcée, d’un montant de 3,3 milliards d’euros, que l’Union octroie aux Balkans occidentaux pour faire face à la crise du coronavirus et à la reprise de l’après-pandémie, n’est que le commencement d’un chemin qui peut mener à une nouvelle ère de coopération étroite, ouvrant la voie à une intégration accrue avec l’Union européenne, voire à une plus grande cohésion entre les pays de la région.

Sachant que les Balkans occidentaux représentent un marché de quelque 18 millions de consommateurs, dont le principal partenaire commercial est l’Union européenne, le plan de développement économique et d’investissement que doit présenter la Commission dans le courant de l’année devra être suffisamment ambitieux pour permettre aux Balkans occidentaux de s’aligner sur les politiques et initiatives de l’Union, telles que le pacte vert pour l’Europe.

Le CESE escompte que le plan de développement économique et d’investissement pour les Balkans occidentaux comportera un programme environnemental solide à leur intention, étant donné qu’il est aussi bien dans l’intérêt de l’Union européenne que dans celui des Balkans occidentaux de transformer en opportunités les défis auxquels nous faisons face actuellement. Le plan de redressement visant à remédier à la crise sanitaire, économique et sociale provoquée par la COVID-19 doit revêtir une dimension écologique et sociale – il ne peut en aller autrement.

À cet égard, la société civile a un rôle déterminant à jouer dans la transition vers une société plus verte et plus durable, car elle peut aider à élaborer et à mettre en œuvre des mesures visant à promouvoir une économie intelligente, circulaire et sobre en carbone, qui ne laisse personne de côté.

Ce n’est qu’en adoptant un plan ambitieux que l’Union sera en mesure de stimuler la croissance économique dans cette région et de soutenir les réformes nécessaires pour permettre à celle-ci de progresser sur la voie de l’adhésion à l’UE. Outre la poursuite des réformes économiques, nous devons mettre davantage l’accent sur l’état de droit, le fonctionnement des institutions démocratiques et l’administration publique.

Il est indéniable que, pour tous les partenaires des Balkans occidentaux, l’Union européenne est le principal partenaire commercial, avec lequel sont réalisés plus de 72 % des échanges commerciaux totaux de la région, tandis que la part des échanges effectués avec les Balkans occidentaux représente seulement 1,4 % du commerce global de l’UE. Depuis 2006, les échanges commerciaux entre l’Union et les Balkans occidentaux ont plus que doublé, leur volume total ayant dépassé 54 milliards d’euros en 2018. Cette expansion commerciale a, dans l’ensemble, davantage profité aux partenaires des Balkans occidentaux. Ces dix dernières années, les Balkans occidentaux ont augmenté leurs exportations vers l’Union de 130 %, alors que celle-ci a enregistré une hausse plus modeste (49 %) de ses exportations vers cette région.

Soyons clairs, ce sommet doit être l’occasion de réaffirmer que l’Union ne peut en aucun cas se permettre de laisser les Balkans occidentaux retomber à nouveau parmi ses dernières priorités, sans risquer une perte définitive de confiance et de crédibilité, qui ne ferait que nuire à notre propre sécurité et à notre propre prospérité, ainsi qu’à celles de cette région.

La crise de la COVID-19 a poussé les dirigeants et les pays à assumer leurs responsabilités. Sans solidarité ni ferme volonté de travailler ensemble, nous échouerons probablement à maintenir la paix et la prospérité en Europe.

#UnitedWeStandStronger #WhateverItTakes

 

Press contact

Daniela Vincenti
EESC President Spokesperson
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Western Balkans summit must usher new solidarity mood amid COVID-19 crisis