Conclusion d'un accord tripartite sur la formation professionnelle des jeunes

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Dorthe ANDERSEN
Secrétariat pour l’UE de la Centrale du mouvement syndical danois

La COVID-19 a eu des répercussions sur l’accès des jeunes à la formation professionnelle. Un accord tripartite peut permettre de lever certains obstacles.

L’incertitude suscitée au sein de nombreuses entreprises par la crise de la COVID-19 a eu des conséquences directes sur les jeunes qui suivent des formations professionnelles au Danemark. L’incertitude financière risque d’entraîner la réduction du nombre de places ouvertes en formation.

La crise de la COVID-19 pourrait perturber le système dual de formation professionnelle en vigueur au Danemark, où les cours universitaires sont combinés à des stages en entreprise, et mettre les stagiaires dans une situation difficile. Les contrats d’apprentissage existants pourraient être résiliés et la conclusion de nouveaux contrats pourrait être compromise. Cette situation pose un problème à court terme pour les apprentis et à long terme pour les entreprises, ainsi que pour la société dans son ensemble.

Au Danemark, il est communément admis que davantage de jeunes devraient opter pour une formation professionnelle, car leurs compétences seront nécessaires à l’avenir. Par conséquent, les partenaires sociaux ont conclu un accord tripartite avec le gouvernement danois. Cet accord comprend plusieurs initiatives visant à limiter le risque lié à la création de nouveaux postes de formation pour toutes les entreprises.

L’une de ces initiatives prévoit une subvention temporaire pour les entreprises privées qui créent des postes de formation avant la fin de l’année 2020. Cette subvention couvrira 90 % du salaire versé à l’apprenti dont le poste a été créé après le 1er mai 2020. Pour les contrats de formation conclus avant cette date, elle s’élèvera à 75 %. Le secteur public a également besoin de nouvelles compétences, notamment dans le secteur social et des soins. L’accord tripartite prévoit aussi une prime pour les municipalités et les régions qui créent des postes de formation après le 1er mai.

La plupart de ces initiatives sont financées au moyen d’un fonds constitué par les contributions des employeurs à la formation professionnelle.